LIVRE IV, CHAPITRE VI
Alexandre , avec le reste de Tarmée , entre dans la Sogdiane dont il soumet facilemem les villes occupées par les barbares révoltés.
Cependant Spiiamàne, avec une poignée de transfuges sogdiens qui s'étaient retirés en Scythie, et six cents chevaux massagètes» attaque une place frontière des Bactrieos, la sur- ])rend, égorge h garnison et en fait le commandant prisonnier. Enflé de ce succès, il s'approche peu de jours après de Bactres , et se contente , sans l'assiéger , de ravager les environs.
Les Grecs avaient laissé malades dans ces murs plusieurs cavaliers des hétaïres, Piihon S à la tôle de quelques officiers domestiques et le eitbarœde Aristonicus. lis étaient convalescents, ils pouvaient déjà porter les armes et monter à cheval. A la nouvelle de Tincursion des Scythes, rassemblantqnaire-vingts chevaux stipeodiaires laissés en garnison ù Bactres , et quelques-uns des adolescents, ils courent sur les Massagètes. Cette sortie imprévue les rend maîtres de tout le butin des Scythes dont ils égorgent une grande partie. Comme ils se retiraient en désordre, sans chef, Spitamèine et d'autres Scythes sortent d'une embuscade , fondent sur eux, tuent sept hétaïres et soixante siipendiaires. Aristonicus périt dans cette action où il montra la plus grande valeur. Pi* thon blessé tombe vivant au pouvoir de l'ennemi.
Instruit de cette défuitc, Cratérus marche contre les Massagètes qui fuient aussitôt dans le désert : mille chevaux se réunissant à eux , Cratérus les atteint et les défaif malgré la résistance la plus opiniâtre. Cent cinquante cavaliers Scythes demeurent sur le champ de bataille, le reste se sauve dans les déserts, où les Macédouiens ne peuvent les poursuivre.
Cependant Alexandre nomme Amyntas s satrape de la Bactriane , emploi que la vieillesse d'Artabazc ne pouvait plus remplir. Il laisse près de lui, en quartier d'hiver, Cœnus à la tête de sa troâpc , de ceUe de Méléagre, de quatre cents chevaux hétaïres, de f. des recrues, toute la cavalerie des archers, des Sogdiens et des Bactriensqu'Amyntas avait commandés :
' Fila de Sostde. " * Fils de Piicolaûs.
ils ont ordre de protéger le pays» et de surprendre Spitaœène s'il Centâit quelque incursion.
Spitamène voyant les places remplies de garnisons macédoniennes qui lui étaient tous moyens d'échapper par la fuite, se porte sur les troupes de Cœnus, dont l'attaque lui pa« raissait moins difficile. Arrivé ù Gabes, placeforte sur la frontière des Sogdiens et des Massagètes , il entraîne facilement dfins son parti trois mille chevaux scythes. Ce peuple pauvre, sans villes » sans reti*aites fixes, n'ayant rien à perdre, est toujours prôt h guerroyer.
Cœnus marche avec &on armée au-devant do Spitamène, lui livre un combat sanglant; ravantage reste aux Haçédonieos; ils ne per* dent que vingi-dnq chevaux et douze fiintas* sins , tandis que l'enaerni laisse huit cents cavaliers sur le champ de bataille. Après cette défiûte, les Sogdiens et les Bactriens, qui avaient pris pai*ti pour Spitamène ^ vioreBi trouver Coenus et se rendre à disprétion. Les Scythes massagètes fuient avec leur chef dans le désert, après avoir pillé le bagage de leurs alliés ; mais, apprenant qu'Alexandre marchait contre eux , ils lui envoient la tête de Spitat mène, espérant ainsi le détourner de son projet.
Cœnus et Cratérus rejoignent Alexandre à Nautaque, où viennent aussi le retrouver , après avoir exécuté ses ordres, Phiatapheme et Stasanor, 6aCr^>es, l'un des Parthes, l'autre des Arriens.
Pendant qtfe l'armée se repose en quartier d'hiver à Nautaque, Alexandre envoie Plura* tapherne chez les Mardes et les Topiriens, chercher le satrape Phradatès, qui ne s'était point rendu aux ordres réitérés du prince. Stasanor va commander les troupes laissées chez les Drangucs; Atropate succède, es Mé-^ die , à Exodate , dont Alexandre soupçonnait la fidélité; Siamcnès remplace, à Babylono, Mazée dont on apprend la mort ; Sopolis, Ëpocillus et Menœdas, courent en Macédoine liaîire
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