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CHAPITRE VIII

Entrée et premîertexploUs dans rinde.— Retour à Bactret; mardie vers ilnde.— Passage à Nicée; socuniaioa de Taxile et de planeurs Anactes. — Expédition oontre les Aspieos.— Défaite des barbares sor les bauteors.

* if ils de Lagns.

> 30 pieds.

Alexandre tourne vers Bactres, et envoie Gcatérus à la tête de six cents hétaïres, et les ctrps d'infanterie de Polysperchon, d'Attalus et d'AIcétas joints à celui qu'il commandait pour combattre Gatanès et Austanes, les derniers chefs de la révolte des Parétaques. L'action fut sanglante, mais décisive en faveur de Gratérus. Gatanès fut tué dans la mêlée, et Austanes fait prisonnier fut envoyé vers Alexandre. Les barbares perdirent cent vingt chevaux et quinze cents hommes de pied.

Gratérus r^int Alexandre dans laBactriane. G'est à celte époque qu'il faut rapporter la conjuration des adolescents et la mort de Gallisthènes.

Vers le milieu du printemps, Alexandre prend la route de l'Inde avec toutes ses troupes, dont il détache seulement dix mille hommes de pied, et trois mille cinq cents chevaux sous la conduite d'Amyntas, qui doit contenir la Bactriane. Après avoir passé le Gaucase en dix jours de marche, il parvint à la ville d'Alexaiidrie, qu'il avait fait bâtir dans la Paropamise lors de sa première expédition en Bactriane. Il en destitua le commandant pour n'avoir pas rempli les devoirs de sa charge; et ayant appelé, pour repeupler la ville, les Finitimes ainsi que les Macédoniens mis hors de combat, il en confia le gouvernement à Nicanor, l'un des hétaïres. Tyriaspe fut nommé satrape de toute la Poropamise et des contrées qui s'étendent jusqu'aux bords duGpphès.

Il passe par Nicée et sacrifie à Pallas. Un héraut le précède et va prévenir Taxile et les autres anactes \ au-delà du fiteuve, qu'ils aient à se rendre auprès d'Alexandre partout où il serait. Taxile et les anactes obéissent; ilsa|> portent les plus rares présents , et promettent de lui envoyer des éléphants au nombre de vingt-cinq.

Alexandre partage son armée et abandonne

' Lef'obeft , les prindpaox da pays.

m EXPÉDITIONS

à ÉphestioH ei PerdiccaB le oommandement d'une partie composée des troupes de Gorgias, de Clilufl» de Mëlëagre, de la fnoiifé des Mtaires à chenal , et de la totalité des troupes stipendiaires, avec ordre de marcher dans la Peucclatide vers l'Indus , d*y soumettre toutes les villes de force on par composition , et une fois arrivés aux bords du fleuve» d'y foire tous le) pr^aratifis pour en feciliter le passage. Ils sont accompagnés de Taxile et des autres Anactes : les ordres d'Alexandre sont exécutés.

Astès f hyparque * de la Peueelatide , se révolte, s*enferme dans une vil'e qu'Épbestion assiège et prend d'assaut le trentième jour. Astès y périt. On éiablfl à sa place Sangée qoi, abandonnant le parti d* Astès pour celui de Taxile , mérita ainsi la confiance d'Alexandre.

Alexandre suivi des Hypaspistes » de l'autre moite des hétaïres à cbeval, des bétaircs à pied , des'^arcbers , des agriens et de la cavalerie des hommes de trait , pousse vers les Aspiens , les Thyréens et les Arasaques : il côtoie le Choès, se dirige par des haoteurs difficiles et escarpées, traverse le fleuve Avec peine. Apprenant que les barbares se sont réfugiés dans leurs montagnes et leurs placesfortes , il laisse en arrière son infanterie avec ordre de le suivre au peiit pas, s'avance rapidement avec tonte sa cavalerie et huit cents hommes de la phalange qu'il fait monter en cronpe tent armés.

Il trouve tons les habitants de la première ville avancée, ranges en bataille aux pieds de leurs murs , dans lesquels il les rejette au premier choc.

Alexandre fut blessé à l'épaule , d'un trait qui ne pénétra point avant, parce que le conp fut rompu par la cuirasse. Ptoiémée et Léonnatus forent également blessés.

Alexandre ayant tourné la ville en reconnaît ' le faible, campe de ce côté, et le lendemain, dès l'aurore, ayant donné l'assaut, on force le premier rempart moins solide; le second lut dii^uté nMrins longtemps. Maïs lorsqu'ils virent approcher les échelles et pleuvoir sur eox une grêle de traits, les barbares font nne

• Commandant.

D'ALEXANDRE. «„.,..,

sortie et fuient dans leurs montagnes. On les poursuit ; une partie est tuée dans la fuite; on n'épargne pas même les prisonniers, et le soldat ftjrieux croit en les immolant venger Alexandre de sa blessure.

l^e plus grand nombre se réfugie dans les montagnes voisines. On rase la ville; on marche vers Andraque i celte place se rend par composition. Alexandre y laisse Cratéros avec les autres commandants de l'infanterie pour réduire le reste de la contrée et^ l'administrer selon les circonstances.

Pour lui , à la tète des Hypaspistes , des archers , des agriens , dn corps de Gœnas et d'Attalus, de l'Agéma, de quatre autres corps de la cavalerie des hétaires , et de la moitié des archers h cheval , il marche vers le fleuve Soastc * contre Thyparque des Aspiens. Il s*avance ù pas redoublés, et campe le second jour aux pieds de leur ville. Les barbares la brûlent à l'approche d'Alexandre, et se réfugient dans leurs montagnes; on les poursuit, et dans le premier mouvement on en fiiit un horrible carnage.

Ptolémeé, apercevant alors sur une hauteur le chef des barbares, pousse vers lui avec un gros d'Hypaspîstes, malgré te désavantage du lieu et l'infériorité du nombre. Gomme il avait de la peine à gravir la hauteur , il laisse son cheval et met pied à terre. L'Indien accourt avec les siens à sa rencontre, et frappe Ptoiémée d'un conp de pique rompu par la cuirasse. Ptoiémée perse l'Indien à la cuisse, le renverse, le dépouille de ses armes. Les barbares ik cette vue prennent aussitôt la fuite. Ceux qui occupaient les sommets, s'indignant de voir le corps de leur chef au pouvoir de Tennemi, accourent; on livre autour du cadavre un combat sanglant. La troupe d'Alexandre met pied à terre et vient soutenir les Grecs; on repousse les barbares avec peine ; ils abandonnent enfin le corps et le champ de bataille. On franchit les hauteurs ; on arrive à la ville d'Arigée; eHe

' Les combats continnels et difficiles que les Grecs Tarent obligés de liyrer daos les montagnes , dorent contribuer» en les eierçant, à leurs succès en bafaiUe rangée. Après SToir vaincu les pins Talenreux des barbares et des Scytbes dans des gorges , comment n'anraient-Hs pas dissipé en plaine ces nuéead'asiatiques sur lesquels ils avaient d'ailleurs l'ayantage d'une tactique supérieure.

venait d'être brûlée et abandonnée par les babicants.

Sur ces entrefaites arrive Cratéras , qai a rempli la commission d'Alexandre. Frappédes avantages qu'offrait la situation, le prince ordonne à Cratéras de relever les murailles de la ville , et de la repeupler des hommes des nations voisines qu'on pourrait attirer , ainsi que des soldats hors de service.

Il continue de poursuivre ^es barbares , et campe aux pieds de la montage qu'ils occupentr

Ptolémée , envoyé aux fourrages et à la découvre, rapporia qu'on apercevait un plus grand nombre de feux allumés dans l'armée des barbares que dans celle des Grecs. Cette observation ne suffit pas à Alexandre. Cependanty conjecturant que les barbares devaient être en grand nombre, H laisse nne partie de son arnaée aux pieds de la montagne , et , prenant avec lui leg troupes qu'il juge propres à cette expëditioa, if se dirige du côlé des feux, et partage alors ses troupes en trois corps; le premier, sous la conduite de Léonnatus, soutenu des troupes d'Aitalus et de Balacf e ; le second y sous les ordres de Ptolémée, qui mène avec lui le tiers des Hypaspistes royaux , les ph^ilângesde Philippe et de Pbilotas, deux mille archers, leaagriens et la moitié de la ca« v^rie. Lunnème conduit le troisième vers le plus épais des forces des barbares.

Ces derniers, à la me des Macédoniens, méprisent le petit nombre qu'ils aperçoivent : descendent en (bi&e des hauteurs qu'ils occ% peut; une action vive s'engage dans la plaine; ils sont facilement défaits.

Ptolémée avait une position moins avantageuse. En effet, les barbares, en ordre^de bataille, occupaient les flancs des montagnes. Les' Grecs se dirigent du cdlé le plus accessible , négligeant de cerner entièrement les hauteurs pour laisser aux ennemis les moyens de se retirer. L'attaque ftit des plus chaudes : les Indiens ava||nt pour eux la supériorité du poste, et ce courage qui les élevait au-dessus de tous les autres barbares voisins. Cependant les Macédoniens parviennent à les chaSser des hauteurs.

Léonnatus , de son côté , remporta les mêmes avantages.

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