‹ Choix des historiens grecsChapitre 170 sur 286 · CHAPITRE X. phalange , se dirige vers le rocher, et campe · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. phalange , se dirige vers le rocher, et campe

le premier jour, dans ime position avantageuse; le lendemain il le serre de plus près.

Cependant quelques habitants du pays viennent se rendre, avec offre de lui montrer un chemin par lequel l'attaque sera plus fecite. H ^ envoie avec eux Ptolémée, à la tête des agriens, de la troupe légère et des hypaspistes choisis, lui ordonne de s'emparer du poste, de s'y foclifier , et d'élever un signal au moment où il en sera maître.

Ptolémée y parvient, à l'insu des l)arbares, par des routes escarpées et difficiles, se fortifie de fossés et de palissades, et fait élever un fonaldu côté qu'Alexandre peut apercevoir. I Instruit par ce signal , Alexandre commence l'attaque dès le lendemaFn matin ; mais la difficulté du lieu , et la résistance des barbares, ne liii laissent prendre aucun avantage. L'ennemi, voyant rinutilité des efforts d^Alexandre, rc-* tourne contre Ptolémée. L'action la plus sanglante s'engage entre les Intiiens, Voulant débusquer les Grecs , et Ptolémée qui s'obstine à conserver son poste : les barbares, ayant quelque désavantage, se retirent sur le soir.

Cependant AleXiSndre charge un transfuge indien connaissant les passages et fidèb , de porter nuitamment à Ptolémée des lettres, par lesquelles il lui mande de fondre sur les Barbares au moment ou lui-même en viendrait aux mains , afin que l'eMiemi , attaqué à la fois de tous c^és , ne sût où donner.

Au point du jour , il dirige ses troupes par le chemin qu'avait pris Ptolémée, espérant que leur jonction focilîter||t la prise de la place. Il livra jusqu'à nndi un combat opiniâtre: cependant comme les Macédoniens se relevaient l'im l'autre et se reposaient successivement, ils restèrent maîtres du passage , et se joignirent Jk Ptolémée avant la nuit.

Toute l'armée réunie, on livre un nouvel assaut dès Je lendemain , mais sans succès.

Au point du jour suivant, Alexandre ordonne à ses soldats de couper chacun une centaine de pieux, dont il fait 'construire une plate-forme, qui s'étend du sommet de la colline où il était campé, jusqu'au roc. C'est de là que ses archers et ses machines doivent lancer sur Tennemi une grêle de traits. Toute l'armée se livre à ce travail; lui-même présent appl^Q..

434 EXPÉDIT{OKS

dit à Tactivîtë des uns, et gourmande la lenteur

des autres.

Le premier jour, on pousse a un stade l*étendue de la terrasse*; le lendemain ,^ des frondeurs et des archers y furent placés pour s'ofyposer aux excursions des Indiens; et le troisième jour , Touvrag^ fut efHiërement ter« miné.

Qqçlques Maoëdonie^s s'emparèrent» le i]uatrièaaie jour, d'une hai^teur égale à celle du roc ; Alexandre étend les travaux de ce côté.

Les Barbares, étonnés de Faudace imsroyable des Macédoniens , et de la promptitude de leurs travaux , ne font f4ps d^ résisiance. Un héraui vient, de leur part, promettre à Alexandre de lui livrer le rocher , s il veut composer ; mais leur dessein était de passer tout le jour en pourparlers et (|9 se retirer la nuit dans leurs foyers.

Instruit de leiir projet, Alexandre fait retirer ses troupes qui étaient autour de la place, accorde aux barbares un délai suffisant pour leur retraite, et attend qu elle s'effectue. Prenant ensuite sept oepts hommes , tant de ses hypaspistes que de ses gardas, il monte le premier sur le rocher abandonné. Les Macé* doniens y arrivent en s'aidant nmtuellemcnt. Bientôt lcsi{|nal est donné, ils tombent sur les barbares qui sa retirent » et en tuent un grand nombre dans (e^r fuite : la plupart , saisis d'effroi, se roulent tl^ns les précipices.

Mattre d'un roclier in^uxsQssibie à Hercule ,

D'ALEXANDRE. S27 av. j.»c.

Alexandre y sacrifie et y laisse une garnison sous les ordres de Sisicotte, qui d'abord aban* donna Tlnde pour Bessos, et Bessus pour Alexandre, qu*îl servit fidèlement avec toutes ses troupes, lorsque celqi-ci ei|t conquis la $aoiriâne«

Apprenant que le frère d'Assacanus avait fui dans les montagnes des Assacéniens, avec un grand noiiibre de barbares et des éléphants , Alexandre tourne de ce côté. Arrivé à Dyrta , il la trouve abandonnée ainsi que tout le pays voisin* *

Le lendemain, mille hypaspistes et la troupe légère desagriens , $o\& lesordresde Néarque, et trois mille hypaspistes, sous ceux d'AntiocIhis, s'avancent pour reconnaître les lieux, les barbares, et hë nombre des éléphants.

Alexandre marche vers l'Indus : l'armée ei; avant lui ouvre les passages qui , sans cette précaution, seraient impraticables. II fait quelques prisonniers barbares, qui l'assurent que les Indiens de cette contrée se sont sauvés vers Barisad^, et ont laissé leurs éléphants pattrele long du fleuve. )1 se fait conduire sur ces rives : il détagh^ plusieurs Indiens exercés à la chasse de ces animaux ; excepté deux qui tombèrent dans des précipices , tous furent pris, montés par des hommes, et conduits à la suit^ de l'armée.

Alexandre voit des arbres près du fleuve, les fait abattre : on en fabrique des barques , sur lesquelles il descend riqdus, jusqu'aux lieux où Ëphesljon et Perdiccas avaient depuis lo9gtemps jeté un popt.

'^^m^mm

IIVRE CINQUIÈME.

Page 1