‹ Choix des historiens grecsChapitre 188 sur 286 · LIVRE VI, CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE VI, CHAPITRE V

donne à Oxyartes f t à Python, et qu'il étend jusqu'aux côtes maritimes.

Craiérus est envoyé de nouveau vers les Arachotiens et les Drangues« Alexandre pour* suit facilement sanavigation jusqu'aux états de MusicanuSy qui sont les plus riches de Tlnde* La fierté du conquérant était irritée de ce que ce prince n'était point venu se soumettre à lui» de ce qu'il avait dédaigné de lui en^yer dm députés et des présents , et affecté de ne lui rien demander. Son expédition fut si rapide , qu'il toucha aux frontières de Musicanus, avant que celui-ci fût instruit de ses projets. É|iou<> vanté desamaroke imprévue» lîusicanus vient au-devant de lui , apportant les plus rares présents; il lui offre tous ses éléphants, sa personne et ses états. Il se reconnaît coupable envers Alexandre, ce qui était le moyen d'en obtenir tout.

Ce prince lui pardonne. Il admire la ville et le pays, lui remet ses états, après avoir donné ordre à Gratérus d'ajouter à la ville un fort qu'il fit élever sous ses yeux, ^et où il jeta ud^ garnison ; la situation de ce poste lui assurait le maintien du pays.

Prenant avec lui les archers , les agriens , et toute la cavalerie qu'il avait^ débarquée, il marche contre Oxicanus ,hypparque du pays, qui ne lui avait adressé ni députation , ni hommage. I^se rend maître d*emblée des deux premières villes de ses états, dans Tune desquelles il fait Oxicanus prisonnier. Il abandonne le butin aux soldats, à la réserve des éléphants. Tout sesoumet volontairement, tant était grande sur les Indiens l'impression de la valeur et de la fortune d'Alexandre,

II marche alors vers Sambus , satrape des Indiens des montagnes , mais qui s'était enfui sur la nouvelle que Miisicanus avait obtenu d'Alexandre sa réintégration. Sambus était l'ennemi personnel de Musicanus. Alexandre & s étant approché de la capitale, nomnaée Syndomana, elle lui ouvre ses portes; les offi«iers et les amis de Sambus lui remettent ses trésors et ses éléphants, en lui déclarant que ce prince n'est point l'ennemi d'Alexandre, mais oelui de Musicanus.

Maître de cette ville , Alexandre ie devient bientôt d'une autre, que les Brachmanes avaient soulevée; il les fit uier« Les Brachma-

nes sont les sages de rinde ; et je me propose de parler de. leur philosophie dans l'ouvrage que je oonsacre à l'histoire de ces contrées.

Cependant on lui annonce la défection de Musicanus. B fait marcher contre lui lesatrape Python % avec] des forces suffisantes , tandis qu'il forme lui-même le siège des villes rebelles. Il pille et rase les unes , fait bâtir des forts à la tête des autres , et y jette garnison. • Cette expédition terminée, il revient au camp et vers sa flotte , .où Python lui amène Musicanus prisonnier. Alexandre le fbt mettre en croix au milieu de ses états, avec les Brachmanes instigateurs de sa défection.

Sur ces entrefaites, le prince des Patah'ens% de cette Ile que forme l'Indusàson embouchure , et qui est plus grande que le delta égj^)tien , vient remettre ses états et sa personne à la discrétion d'Alexandre , qui , le maintenant dans ^ autorité, lui ordonne de tout préparer pour recevoir son armée. Il renvoie Cratérus , avec les éléphants , par la Carmanie , a travers le pays des Arachotiens et des Zarangués , à la tête des bajades d'Attalus , de KTé- .léagre et d'Antigène* et de quelques archers , lui confiant ceux des hétaires et des Macédo* niens, hors d'état "de combattre. ÉpTiestJk»n» commande le reste de l'armée qui n'a pu s'embarquer avec Alexandre.

Python, à la tète des archers i cheval et des agriens, est envoyé de l'autre côté de l'Indus, pour jeter des colons dans les villes nouvellement fondées, et contenir les Injdiens qui voudraient remuer : il rejoindra ensuite le quartier d'Alexandre à' Patala.

Après trois jours de navigation , Alexandre apprend la nouvelle ûé la défection des Pataliens et de lears dhefe, qui avaient abandonné l'île. On feit force de rames ; on arrive , tout est désert. On détache après les fuyards quelques troupes légères , qui amènent des prisonniers; Alexandre les envoie aux leurs, pour tes engager à revenir en liberté et sans crainte , habiter leur ville et cultiver leurs terres. Plusienrs revinrent sur cette assurance.

U ordonna à Éphes^ion d'âever un fort dans rile ; il envoie an environs creuser des puits

« Fils d'Agénor.

*Mœnis.

*^ EXPÉDITIONS D'ALEXANDRE

pour fbumir de reau à des lieux que leur se- , ne connaissaient point le IBux et le reflux de cheresse rendait inhabitables.

Quelques Barbares voisins fondent sur les travailleurs à l'improviste, en tuent quelq^jesuns après avoir perdu beaucoup des leurs , et fuient dans leurs déserts. Alexandre aussitôt fait soutenir ses travailleurs par de nouvelles trptipes.

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