LIVRE VU, CHAPITRE Hi
> mant lesP^^rses votre fnminc, en permettant à 9 des Perses devons embrassa, honneur que è vous refusez i des Macédoniens» » Alors Alexandre l'interrompant ; «Vous serez tous mes » parents, ma iamille ; je ne vous donne phis
> d'autre nom. > A ces niots Catlinès s'approche* l'embrasse; plusieurs des Macédoniens imitent son exemple; tous reprennent leui*s armes, s'en retournent en £aisaat entendre des cris et des chants de joie.
Alexandre fait aux dieux les sacrifices accoutumés ; on prépare un banquet gén<^raK U y prend place entre tous les Maoédoni^ns qui occupent le premier rang; les Perses sdnt au précipite dans sa lente, et refuse pendant^ileux | second, les guerriers des autres nations sont jours de voir ses plus intimes amis, et même '*"''^-=»^"^- -«- "-'-- ''^ '^-^'*-» -" '»'— ««î--
de prendre soin de lui-même.
Le troisième jour, ayant convoqué les prin« cipaux des Perses ^ il leur partagea le commandement de ses troupes , n'accordant la faveur de l'embrasser qu'à ceux qui lui étaient alliés*
D'abord les Macédoniens^ ébranlés et stui)éfeits, gardèrent un 60mbr6 silence. Aucun d'entre eux n'avait suivi Alexandre, ù I exception de ses hétaïres et des somatopbylax. Ils ne savaient s'ils devaient parler « se taire, partir ou demeurer : nmis aussitôt qu'ils eurent connu sa résolution à l'égard des Perses> qu'il leur avait donné le commandement , distribué des barbares dans ses troupes, que lea compagnies des hétaïres ù pied et à cheval , que les ai gyraspides et l'agéma n'étaient plus formés que de Persans , que les Persans prenaient leur nom et leur place, ils ne purent se contenir; ils se précipitent en fbute vers la 'tente d'A^ lexandre, jettent sur leèeail teurs armes, qui semblent devoir supplier ponr eux; et» setenakit près de l'entrée^ ils crient de toutes paru qu'on les introduise , qu'ils livreront les auteurs du trouble, qu'ils resteront là jour et nuit jusqu'à ce qu'ils aient touché le cœur d'Alexandre. Le roi s'avance alors; a l'aspect de leur humiliation et de leur doulenr, touché de leur désolation profonde , il mêle ses larmes aux leurs.
LèB Macédoniens conservaient l'attitude de suppliants , et il allait parler , lorsque Caflinès, aussi recommandahie par-son âge que par le rang qu'il occupait à la tète des hétaïres , s'é-* cria : « Vous contristez les Macédoniens, » prince , en vous alliant aux Perses, en nom-
distribués par ordre de grades ou d'exploits* Une même coupe circule ; on fuit les libatioas; les prêtres des deux notions invoquent sur elles les dieux ; < Accordez-leur toute prospérité ; • que leur union soit inaltérable , leur empire > éternel ! » On comptait neuf mille convives , tous ànn signal donné firent la mêmcf libation 9 entonnèrent à la fois ; lo 1 Pian !
Alexandre licencia alors de leur plein gré les Macédoniens , que leur âge ou leurs blessurcè rendaient inhabiles auxcomliais, au nombre de dix mille. W leur acoorda , outre k'ur patoi et la sommé nécessaire pour lenr vdyage, un talent. U exigea que les enfants qu'ils avaient eus des femmes de l'Asie y restassent, pour éviter le trouble que la présence de ees éiniiifers pourrait exciter dans les familles grecques ; mais il se chargea de lés ftitre instruire sf ion les insiltutîona des Grefs «tdanft leur taetiqoe; et lorsqu'ils seront en Age, ila'engagtde les' ramener iuî-m6me en Maoëdoiae, et de kes rendre à leurs parents. Telles étaient ses pro* messes pour l'avenir ; et afin de leur donner à présent le gage le plus certain de sa bienveillance, il voulut que Cratéru.H, le plus fidèle de ses amis et qu'il chérissait u l'égal de luimême, commaad&t et assurât leur retour : il leur dit adieu , et les embrasse ; les larmes se confondent.
Cratérus doit prendre le gouvernement de la Macédoine, d^ h Tbrace et de la Thessalie, et naaintenir la liberté de la Grèce. Polysperchon l'accompagne, et le remplacera en cas d'accident. Cratérus était d'une santé languissante. 11 portait à Antipater l'ordre d'ansener , pour
EXPEDITIONS D'ALEXANDRE
remplacer ces vieilles bandes, un pareil nombre de Macédoniens dans la force de Vâge.
Ceux qui cherchent à dévoiler les seprets les plus obscurs de la politique, ces hommes pour lesquels Tappurence cache toujours des desseins que leur coup d*œil perfide empoisonne, répandirent qu Alexandre, en rappela»! Antîpaier de la Macédoine, avait cédé aux calomniesdont Olympias le chargeait. Mais peut-être que ce rappeU loind'étre injurieux à Antipater, n'étajt qu'un moyen de lui sauver les suites désagréables d'une irrémédiable ruplure. En effet, le roi recevait souvent des lettres dans lesquelles il se plaignait d'une arrogance, d'une^igreur , et d'une indiscrétion choquante dans la veuVe de Philippe. Ce fut alors que ce prince laissa échapper ce mot : t Elle me fait payer biea > cher un terme de dix mois. > Olympias , de son côté , dépeignait Antipater comme un despote enorgueilli de son empire , qui avait déjà perdu ta mémoire de Fauteur de sa puissance , et qui affectait le premier rang dans la Macédoine et dans la Grèce. Alexandre devait sans doute prêter davantage Toreilie à des discours qui'ëveillaient naturellement la crainte de voir attaquer sa domination ; cependant il ne lui échappa ni parole ni action qui pût en laisser entrevoir le sentiment.
Il y a iâ une lacune dam le texte.
Alexandre aperçut dans sa route te champ oii paissent les cavales des haras royaux. On l'appelle la prairie de Nysée , au rapport d'Hérodote , de là le nom de Nyséennes , donné à ces cavales, dont le nombre s'élevait autrefois à cent cinquante mille. Alexandre n'en trouva que le tiers, le reste ayant été volé.
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