CTÉSIAS
Né à Guide vers la fin du cinquième liècle avant J.-G.
Ctésias,néàCnide, de la famille des Asclépiades, s'adonna à la médecine, ainsi qu'il était d'usage dans cette fomille. Il fut Icng-lemps attaché à la cour des rois de Perse en qualité de médecin. Après avoir été en même temps employé par eux dans diverses négociations publiques, soit avec les Lacédémoniens, soit avec Evagoras, roi de Chypre, il parait qu'il retourna à Cuide sa patrie , oii il finit ses jours.
Pendant sa résidence à la cour de Perse , il avait réuni des matériaux pour Thisloire des divers royaumes de l'Asie. D prétend les avoir puisés dans les archives de Perse et autres monuments authentiques, mais il a montré partout une crédulité telle qu'on ne saurait ajouter aucun crédit à son discernement. Il a écrit en un livre une Histoire de Vlnde qui est un recueil des fables les plus ridicules. Son Histoire des Perses, en 25 livres, contenait quelques documents intéressants noyés dans on amas de faits accumulés sans choix. Rien n'était plus confus que sa chronologie : comme on ne pouvait la concilier avec la chronologie si claire d'Hérodote, ce fut
long-tempsce dernier qu'on accusa d'avoir folsifîé les faits. Une connaissance plus exacte du pays a justifié Hérodote et foit complètement oublier ce qui restait des contes de Ctésias. Ces restes étaient fort peu considérables; ils nous ont été conservés par Photins.
Dans son état primitif, VBisloiredes Verses, for* mait 23 livres, dont les six premiers traitaient derhts> toire d'Assyrie et de tout ce qui avait précédé l'histoire des Perses. Diodore de Sicile et l?rogue Pompée ont tiré de cet ouvrage leur histoire des anciens empires de l'Asie.
L'extrait donné par Photîus, dans sa Bibliothèque, des deux ouvrages de Ctésias nous en a conservé le seul fragment original connu. Il a été publié pour la première fois par Henri Etienne en 452P7, in-8o, avecd*autres fragments d'Appien, etc. Henri Etienne en donna ensuhe en 4594 une autre édition , avec une version latine. Larcher Ta traduit en français à la suite de son Hérodote. Je donne ici la traduction de Larcher.
ARRIEN
YÎTait à Nicomédie ao demième siècle de l'ère chrëtie&De»
rextnb les renseignements siiiTanls de la notice k M. Chanssard.
FlsTuis Ârrien prit naissance à Nicomédie, ville k la BiUiynie , où il exerça les fonctiona de prélre ÉProscrpineei de Gérés. Il vécal sous Adrien et les àms. Àntooins. La philosophie, les lettres et les maçtstiatores ôtUcs et militaires partagèrent sa vie. Il bt disciple d^pictète, et c^est à Inique nousdersis la pablication des maximes du Stoîqoe ' . Âthèacs et Rome relevèrent k la dignité de citoyen % et rqupereur à celle de consul *.
GooTcnienr de la Gappadoce, il repoussa les Âfams et ks Massagètes * et développa y dans cette apédiiion qnll a décrite, les plus grands latents mi- Eiaires. Les premiers hommes de son siècle s'honorèrent de soD amitié. Lucien ^ n'en parie qu'avec TiôDération , et Pline le jeune loi a consacré sept de ws épîtres *. Arrien fut surnommé le nouveau XécapluQ. Ici s'offre une particularité remarquable. .Uaaodre avait choisi Achille pour modèle; Arrien K proposa Xénopbon. Il poussa même cette imitat'«B jusqu'à la singularité ?. Xénophon avait rédigé les dits de Socrate; Arrien écrivit ceux d'Epictète. Xéoopbon avait publié sept livres sur l'expédition de Cynis^qni Conda la grandeur des Perses; Arrien eoBposa sept livres sur l'expédition d'Alexandre qui «'détruisit cet empire , et il affecta même de se ser^ Tir, ainsi que son modèle, do dialecte attiqiie ^, ^ n^était |Âos en usage au temps où il écrivait. Les IleUéniqnes de Xénophon donnèrent naissance aux Ktb]fniqnes et aux Alaniques d^Arrien. Xénophon naît traité de la chasse et de hi tactique; Arrien mita de k tactique et de la citasse.
Copiste à la fois du siyle et do caractère de Xé-
' Tof . le ammentaire de S'mpKcios, Enièbe et Dodwel, LMOlte liC Vajer, Photius, codex, 58.
*Ladsn. in pKodom., t. \, p. 747, Arrien, liv. i, p. S. édiL de GroooTios.
' PiMlios» eol. 228, Snid.. op. 1. 1, ëdit. Bos., p. 492.
^laomion des Alftiet dans l'Asie Mineure, dix-septième mtét dn règne d'Adrien, l'an f 34 de Tëre vulgaire.
'^ In Pseodom., loe. dt.
*' tfOMtte Le Taycr, sur les historiens grecs et latins. Faiirie. BIMioC. grec, t. f ,i>. 270.
* SÉhnas. de Helleô. , p. 85.
nophon, Arrien se montra aussi jaloux de la réputation de bon général que de celle de bon écrivain. En lisant ces deux auteurs avec attention, on trouve que Xénophon est p!u8 naïf, et Arrien plus sec : on sent quel'unfut ledisdpledeSocrale, etrautred'Epictète.
Nous n'entrerons pas dans le détail de tous les ouvrages d'Arrien. Ils étaient an nombre de dix-sept , en voici la liste * :
t. DisserUtîons d'Epictète, en huit livres;