‹ Choix des historiens grecsChapitre 200 sur 286 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Députations nombreuses; celle des Romains révoquée en doute. — Iléraclide envoyé sur la mer d'Hyrcanie.— Oracle sinistre des Chaldéens , suspect à Alexandre. — Prédiction de Pythagore et do Calanos.— Alexandre h Babylooo : députation grecque; flotte et préparatifs contre les Arabes. ~ Ambition d'Alexandre; rapports sur le golfoPersique et TArabie.

Il retourne à Babylone et rencontre des députés de TAfrique qui venaient féliciter le maître de TAsie. Il vint des députations de TItalie, des Brutiens , des Locaniens et des Etrusques; il en vint de Carthage, des Éthiopiens , des Scythes d'Europe , des Celtes , des Ibères. Les Jtf acédoniens entendirent les noms de queN ques-uns pour la première fois; tous venaient implorer leur alliance; on en vit qui les invoquaient comme arbitres dans les différends élevés entre eux. Ce fut alors ^ pour la première fois 9 qu'Alexandre se crut véritablement le monarque de l'univers.

. Arisle et Asclépiade, ses fiistorienst rappor« tout que les Romains mêmes députèrent vers ce prinCc , et qu'instruit de leurs vertus et de

leurs institutions, il augura leur future gran-» deur.

J'ai rapporte ce Fait qui ne me parafl ni di* goe ni hors tout-à*fait de croyance. Aucun historien romain n*en feit mention. Ptolémée et^Aristobule, ^ur. lesquels je me règle, nen parlent point, (i ne convenait point à la république romaine , qui jouissait alors de la plus gran Je liberté, d'envoyer si loin une députalîon vers un rof étranger, dont elle n'avait rien à es]:)érer al k craindre : ajoutez-y sa haine ^ alors dans toute sa force, contre la tyrannie.

Alexandre envoie en Hyrcanie Héiaclîde ^ et des ouvriers ppur y copstruire, avec les buis dont le pays abonde, des vaisseaux longs, partie fermée,. partie ji découvert, comme les l)âtinients grecs. II devait reconnattre la mer Caspienne, savoir si elle est réunie au Pont- Euxin, ou si, cûmmmcle golfe Persique et la mer Rouge, elle était un épanchement de 1*0céan. £n effet, on ne connaisssiit point encore son origine, quoique ses bords fussent habités, et qu'elle reçût plu&ieurs fleuves navigables , parmi lesquelajest TOxus, le plusgrand de l'Asie, après ceux de Tlnde» çt qvii cpulé parla Bac- ^triane; TOxyarte, qui traverse la Soylhie;rAra!iç qui arrose l'Arménie, Jjeuyt s considérable^^! auxquels se mêlent un^ it^fiaité d'autres, A\\»\ \km f^anitt a oié d^pauverie p$ir Akt^andpe, et dont Fautre nous est ineonnoe, 0t se trouTe au-ddi chex les Scythes nomades. *

Alexandre, après avoir passé le Tygre, approchait de Babylone, lorsque les prêtres chaii|^n« ^ vinrent aii devant de lui, ei rnvertil>eal ^H siçci^i dt^ ^isp^df e «;^ marche ; qae IVa^d^ de A4W y HPHi^^it mn ei^f ée sious d^ ti^eft fuiMilfii. 11 Ifur rëpoi^ii par «in

Le pliM heoreax présage eit de toat espdrer.

Mat> k« .^foges ; i Dm t^iiw» priace, ne vou^ > uv^pcrz fçii^i du côi^^e t'Qccideot^ faiie» » fair^ w (iftonr ^ yotj« mo^e» et prene» H » rQ^(a de l'Orient, a Ih» difii^l4 d^ i^he^im ïmfM^ d& ta

preniire, la fatalité le pon^Mifti ^jm\ d^nfi la

nieoB.

D'ALEXANDRE. 325iv.j.^

voie qui devait lui être funeste. Et peut-être fut-il heureux d'expirer au sein de la grandeur et des regrets universels, avant que d'éprouver quelques-uns de ces revers attachés à l'huma- I nité. C'est ce qui faisait dire par Solon à Grésus : c Attendons la mort pour prononcer sur > le bonheur de l'homme. >

La mort d'Éphestion fet un des coups les plus sensible^ pour Alexandre; tl aurait mieux aimé sqns doute le précéder dans la tombe que de lui survivre-: et c'est ainsi qu'Achille aurait préféré mourir avant Patrocle à la triste consolation de le venger.

Alexandre soupçonnait que les Cbaldcens , par cet oracle qui Téloignait de Babylone, cherchaient moins à le servir qu'eux-niémes. En effets le temple de Bélus, élevé au milieu de la ville, remarquable par sa grandeur et sa construction que fbrmaient des oriques cimentées avec du bitume, ayant été détruit, ainsi que beaucoup d'autres temples, par la fureur de Xerxès à son retour de la Grèce, Alexandre avait formé le projet de le relever sur ses ruines, avec plus de grandeur. Les Babyloniens avaient reçu l'ordre d'en nettoyer l'aire. L'ouvrage languit dans l'absence du conquérant ; il résolut d'employer à ce travail toute son armée. Les rois d'Assyrie avaient assigné au service du temple de Bélus des terrains et des sommes considérables. Ces revenus, i^'ayant plus leur primitive destinatiop, passaient aux Chaldéens,qui devaient en perdre la'plusgrande partie par la restauration du temple. Ce aM)lif parut au prince celui de teur démarche. ! Au ra Bport d'Ar istobule ^ Alexandre^ oédant ' à leurs observation^, voulut tourner la ville, ^ campa le premier jour sur les bords de FÊuphrate. Le lendemain , comme il se dirigeait dy couch^int vers Torient, il fut arrêté cle ce ; côté par des marécages profonds qoi ne Igi ' permirent pas de passer autre; et« moitié de I gré, moitié de force, il pe satisfit peint %ux ; dieu$.

I Arisiobule raconta un antre prodige. 4|K>1- ! fo jor e d'AmpbipoIis, un des bétaires, stratège de l'armée laiiîsce près de Mazçe $atr;]^e de I Biibylone, voyant la sévérité que Icroldévdop- I pait^ à soi| retour des Indes, à T^ard de tous i ceux qull avait ans en iJace, cçriv^^ son frère Piihagort», l'un de ces devins qui jugent de

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