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CHAPITRE Vni

Des Pélasges.

Les Pélasges oui joué anciennement un grand rôle chez les Grecs. Hérodote eu fait souvent mention^ Dispersés dans la plus grande partie de la Grèce, ^ on les voit passer de lArgeliile (bns i'Arcadie, de l|i en Thes^alie el en Asie \ ils y hâlisseut quelques places sur THellesponl , ou plutôlsur la Propontic^, s'emparent du pays situé sur les côtes delà mer Egée, entre le Calque et le pays occupé depuis par les lo**

^ Herodot., 11, Scxlv»

>Id., lih. 11, SciLii. 3 Id. , ibid. , S GXLv.

CHRONOLOGIE D'HÉRODOTE

niens. On les trouve à Lesbos, à Dodone , dans VMtolie, dans PAcarnanie, dans TOnibrie, appelée depuis Tyrrhéoie ; en Thraoe , à Athènes , à Lem« nos , à Imbros , etc. Ce peuple , si universellement répandu , ce peuple qui s'était rendu fameux par ses brigandages, et qui a laissé partout des traces de son passage , disparut tellement des pays qu'il avait envahis, que, du temps d'Hérodote et de Thucydide^» îl ne restait plus , tant en Asie qu en Europe , que quelques tnlsérables cantons, quelques chélives places, qui attestaient moins l'antique splendeur des Pélasges que leur ancienneté. Le rôie qu'ils ont joué sur la scène du monde m'a paru si important y que j'ai cru devoir leur d<mner place dans cet essai sur la chionologie d'Hérodote , et que ce chapitre serait d'autant moins regardé comme un hors-d'œuvre que le père de l'histoire en fait souvent mention et même qu'il avance , en deux ou trois endroits, que les Athéniens étaient Pélasges d'origine. Je me propose d'examiner l'origine de ce peuple singulier , de débrouiller ses différentes migrations , de fîxer à peu près le temps oii elles ont eu lieu , et enfin d'examiner si les Athéniens sont originairement Pélasges.

S I. De l'origlue des Pélasges.

Il est bien étonnant que le célèbre Bochart , qui voyait les Phéniciens partout , n'ait pas fait venir les Pélasges de ia Phénicie. Mais à son défaut , Thomas Reinésius, savant distingué, publia à Altembonrg, en 4650, une dissertation sur la langue punique, ioxopoufiéva linguœ pimicœ^ oh ïi [iréieriA, dans le chap. II , § XI V et XV, que les Phéniciens peuplèrent anciennement l'Ile de Thasos , et que de là ils passèrent dans l'Attique , où ils prirent le nom de Pélasges. Le premier point, attesté par le père de l'histoire ' et par tous les écrivains qui l'ont suivi , est hors de doute. Quant au second » on ose dire qu'il n'y a aucun auteur qui en fasse mention , et Reinésius ne cite lui-même pour ses garants que Denys d'Halicamasse et Lucien , qui n*en disent rien du tout. Je ne m'arrêterai donc pas da\^ntage sur une opinion destituée de fondement et qui s'écroule d'elle-même.

Il vaut mieux chercher les Pélasges dans l'Argolide , où les anciens s'accordent assez unanimement à placer leur origine. Inachus est le premier prince qui ait régné dans l' Argolide. J'ignore sous quel nom ce pays était alors connu ; mais il est certain qu'il ne portait pas encore celui sous lequel je viens de le dé- «gner. Il y a grande apparence qu'on l'appela Inachie sons Inachus , et c'est ce que Ton voit dans Etienne de Byzance *. Il ne porta pas même encore le nom d' Argolide sons Phoronée , son fils et son

* Herodot. , lib. vi, $ xlvii.

> Stephan. Byzant. Yoc. iwxw

successeur. Ce fut ce prince qui raMmbla les habitants épars dans une ville qu'il fonda et à laquelle il donna le nom de ville Phoronique '. Ses enfanta furent Apis % Eurotas et Niobé. Cette princesse eut de Jupiter, ou plutôt d'un inconnu ^ Argoa et Pélasgus. Le premier de ces princes , ayant succédé à Apis, changea le nom dn pays et l'appela du sien Argoiide , et la ville Phoronique Argos. Cette contrée, qui était alors très-peu arrosée, était sèche et stérile; et ne suffisant pas à la nourriture de ses habitants, une partie chercha de nouvelles terres. Pélasgus S frère d' Argos , se ^lit à la tète de ces aventuriers, qui s'appelèrent de son nom Pélasges. On ne doit pas être surpris de leur facilité à changer de nom ; on a vu qu'ils avaient pris successivement celui de leurs trois premiers rois. On ne peut supposer qu'ils aient montré quelque répugnance à adopter celui du prince qui leur présentait l'appât d'une conquête facile et d'un pays fertile.

S II. Tes Pélasges- Arcadiei».

Pélasgus se rendit dans TArcadie à la tête de ces aventuriers vers l'an 2810 de la période julienne, 4896 ans avant notre ère. Phégée, fils d'Inachus, y avait fondé, dix-huit ans auparavant , la ville dePhèges 4. Ce pays ne s'appelait pas encore Arcadie. On ignore le nom qu'il portait alors. On sait seulement qu'il était habité par des peuples barbares , comme je le dirai dans le paragraphe suivant. Ces aventuriers, arrivant en masse, n'eurent pas de peine à subjuguer dt's peuples dispersés et qui ne s'attendaient pas à une invasion. Pélasgus régna paisiblement pendant plusieurs années, et donna à ce pays» comme on le croit , le nom de Pél^Fgîe *. Pansanias , qui rapporte cette opin'on , ne l'assure cependant pas. Elle n'est fondée que sur le témoignage des poètes. Or l'on sait qu'ils sont dans l'usage de donner des épithètes empruntées des anciens événements , afin d'embellir leurs ouvrages. C'est à quoi n'ont pas pris garde les écrivains postérieurs ; et si Pline ^ le naturaliste eût fait cette réflexion , il n'aurait pas avancé que TArcadie s'appelait anciennement Drymodès et

' Paosan. , lib. ii , cap. xv, pag. 145. Stepban. Byzaot, Voc. Argos. ScboUatt. Euripidis ad Orestem, v. 1247.

* Scboliaft. Euripidis, ibid.

' Toutes les traditions , quoique différentes entre elles, s'accordent cependant à dire que Pélasgus était Argieo. Voici de quelle maulère s'exprime le Scboliaste d'Euripide sur le vers 1 640 de l'Orcste : « Pélasgas était autocb- » thonc Argien , fils d'Àrestor et petit-flls d'Iasus. Étant » venu en Arcadie , il changea le caractère féroce des ha- » bitants et leur donna des mœurs plus douces, b

4 Scboliast. Earipedis ad Orestem. V. 1247.

* Paosan. , lib. viii , cap. i , pag. 599.

"^ Plia. , Hist. Nat. , lib. iv, cap. vi , tom. i , pag. 195.

PAR LARCHËU.

t>ao

PéUsgie. Il aurait va que le premier de ces noms n'était, à proprement parler, qu'une épithète que lui avait fait donner le grand nombre de forêts dont elle était couveile , et que le second n'était qu'un surnom , qui lui venait de Pélasgus , qui en avait fait ta conquête.

Pélasgus y régna environ 20 ans , et même il y eut un fils nommé Lycaon. Mais , soit que ce prince fût choqué des mœurs agrestes du peuple nouvellement conquis, soit que le climat lui déplût, soit inconstance et légèreté dans le caractère , il chercha à se fixer ailleur.*). Pendant qu'il délibérait sur quel pays il porterait ses pas , on lui annonça que la Thessaiie ' , qui jusqu'alors avait été f ous les eaux , venait d'éprouver un tremblement de terre. Ce tremblement avait été si violent que le mont Ossa avait été séparé de TOlympe. Les eaux, qui inondaient ceUe belle contrée , s'étant écoulées par celte ouverture, le pays fut bientôt desséché, et Ton n'aperçut plus que des campagnes immenses , qui invitaient les peuples voisins à les venir cultiver.

Pélasgus profita d'autant plus volontiers de cette heureuse rencontre, qu'il se prometuiit d^amples moissons d'une terre encore vierge , dont persorme ne songeait à lui disputer la possession. Son fils Lycaon étant encore trop jeune pour le suivre, il le laissa en Ârcadie, et prenant avec lui lei Pélasges aventuriers , il se rendit dans rHsmonie. 11 peupla la partie du pays qui est entre le Pénée sud et le mont Olympe nord , bornée à l'ouest par le mont Pœus , à Test par la mer Egée, au nord par la Perrhœbie, et au sud par le mont Ossa. Cest ce qui formait la Pélasgiotide; elle se subdivisait en trois parties : la Pélasgiolide proprement dite, le vallon de Tempe et la Perrliœbie, dont la partie maritime fut dans la suite connue sous le nom de Magnésie. Cet événement est à peu près de Tan 2851 de la période julienne, 4885 ans avant notre ère.

S ni. Les Arcadiena éUient-iU Pélasges?

Pélasgus emmena avec lui dans l'Hacmonieles Pélasges qui l'avaient suivi de l'ArgoIide, et il ne resta dans le pays que les barbares qui riiabitaienl auparavant, ou tout au plus quelques Pélasgrs , qui, y ayant formé des établissements , s'étaient incorporés avec eux. On ne peut guère douter qu'il n'y fût resté quelques Pélasges , puisque Hérodote ' assure que des Arcadiens-Pélasges se joignirent à la colonie ionienne. Ce passage sert à prouver que tous les Arcadiens n'étaient pas Pélasges lors de l'envoi de la colonie ionienne.

* Athen. Detpnoeopb. , lib. zr>, cap. z, pag. 639, E, F, 640 , A.

' Herodot., lib. i , $ aui.

Son fils Lycaon ne régna donc que sur ces barbares, ainsi que Nyctimus, qui succéda à Lycaon. Le règne de Nyctimus ne fut pas de longue dorée. Il survint une révolution qui changea la fece du pays. De nouveaux aventuriers , sortis probablement de l'Argolide, s*en emparèrent aussi facilement que Pélasgus l'avait fait 70 ans auparavant. Ils avaient à leur tète Ârcas , fils d'Orclioménus, comme le dit ' Dourisdans le quinzième livre de son histoire de Macédoine. Gel Arcas n^étaît donc pas fils de Jupiter et le petit-fiU de Lycaon par sa fille Callisto. Ce fut lui qui donna le nom d'Arcadiens aux aventuriers dont il s'était fait accompagner. Après un combat où les barbares furent vaincus , les Arcadiens subjuguèrent le pays et en chassèrent la plupart des habitants, comme le dit Arislole* dans la Répnbliqui* des Tégéales. Cet événement ne peut remonter plus haut qu'à Tannée 2880 de la période julienne, 1854 ans avant l'ère chrétienne. C'est sans doute une très- haute antiquité, puisqu'elle précède de 222 ans l'arrivée de Danaîis à Argos , le règne de Cécrops dans l'Attique de 264 ans et l'arrivée de Cadmus en Béotie de 285 ans. Mais peut-on inférer de cette antiquité toutes les idées chimériques enfantées par l'épithète de prosélènes (anté* rieurs à la lune) qu'on leur donna? Ce surnom ayant occasionné un grand nombre de fables parmi les anciens et surtout parmi les modernes , il est à propos d'en dire ici deux mots. Parmi ces derniers , il s'en est trouvé quelques-uns qui , oubliant que l'Asie avait été le berceau du genre humain , que la main de Dieu y avait formé le premier homme , que les liommes s'étant multipliés, ils s'étaient livrés à toutes sortes de crimes, jusqu'à ce que la patience de Dieu s'étant lassée, il submergea la terre avec tous ses habitants, dont il ne resta que la seule famille de Noé , qui la repeupla ; ces philosophes , oubliant , dis-je, ces grandes vérités , ont voulu donner de la vraisemblance aux folles prétentions des Arcadiens, en prétendant qu'ils étaient non-seulement les plus anciens de la terre, maisencore qu'ils étaient même • avant Texistence de la lune. C'est dans ce siècle, qui se vante de ses lumières , c>st dans le sein d'une compagnie savante que s'est reproduite cette étrange assertion : a C'était une opinion généralement reçue » parmi les Arcadiens, dit M. Dionis du Séjour, » dans son Essai sur les comètes , page 484, que 9 leurs ancêtres avaient habité la terre avant que » cet astre eût un satellite. Cette opinion nous a été » transmise par Lucien. »

' Ce sentiment est indigne du célèbre philosophe qui a daigné l'adopter. Ce savant aurait bien dû le

< Apud Scboliast. Apollonii Rhodii ad lib. iv, v. 260. * Apud SchoUast. Apotonii Rhodii ad lib. iv , v. 269.

CHB0N0L061E DHÉRODOTË,

laisear à œs misérables ëcriYains qui foat flèche de tout bois pour af&ibUr les preuves de la religion, et surtout il n'aurait pas dû ignorer que le Traité de l'astrologie qui se trouve parmi les œuvres de Lucien n'est pas de cet auteur^ mais de quelque mauvais écrivain , qui contient cependant que si les ' Areadiens se disent plus anciens que la lune, c'est par une suiie de leur ignorance et de leur fetui»idilé ,

Mais examinons les raisons qu'apportent les an> ciens de cet éirauge surnom. 8i elles ne paraissent pas fort satisfaisantes , du moin^ ne sont-eHes pas aussi absurdes que celle qu'on vient de voir.

Hippys de Rhegium , écrivain célèbre , qui vivait du temps des guerres de Perse , si i on en croit Suidas et l'impératrice Eudocie, est le * premier qui les ait ainsi appelés. Mais comme il ne rend pas raison des molifs qui leur avaient £iit donner ce surnom, passons à d'autres écrivains.

Eudoxe ' rapporte , dans sa description de la terre, que les Areadiens existaient avant la Itine. Ce plùlosopbe , qui avait clé disciple de Platon , était habile astronome; il avait voyagé en Egypte pour se perfectionner dans cette science. Il est trèsvraisemblable que ce qu'il dit des Areadiens avait rapport à Taslronomie. Cependant on ne peut l'assurer, puisqu on ne nous a conservé que ce mot , et que ce mot , étant isolé , ne prcsente aucune idée fixe et déterminée*

Théodore^ raconte, dans son vingt -neuvième livre, que la lune se leva un peu avant la bauillc qu'Hercule livra aux Géants. Les Géants différaient des Titans en ce que leurs pieds étaient des serpents revêtus d'éoailles « comme nous l'apprend Apollodore, lib. i^cap. vf. On en voit un parmi les pierres gravées du cabinet du duc d'Orléans , |iage 55. Le Bloud lui donne le nom de Titan. Les vers d'Ovide qn'il cite au bas de la page auraient dû lui faire reoonnatlre son erreur. Revenons à ce combat contre les GéanU. On voit clairement qtiHI s'agit d'un Hercale différent de l'Hercule thébain, du fils d'Amphitryon. C'était une opinion reçue que les GéanU ' ne pouvaient êtr« vaincus par les dieux que lorsque eeux-ot appelaient à leur secours un mortel. Ce fiit Minerve qoi en donna le conseil. Hercule prit en conséquence la défense des dieux ; ils remportèrent une victoire complète, comme nous

4 Psendo-Luciao. de Astrologiâ , § xivij.

* Conf. Stophan. Byzantin. Voc. Arcas.

* Sdioliast. Apolloûii Kbod. ad. lib. iv, v. 264. Scho- Hast. Ariitopb. âd Nnb^, v. M.

\ Id., ibid. Le Scîioliaste d'Aristophanes met, à l'endroit tité» le iiil« Uvre.

* Aftilodod BibKolb* j lib. t , tap* ^i i S f i ptfg. te.

l'apprenons d'ApollodorC'. On n'est pas d'acoord sur le lieu où se donna le combat. Il y a eependafit grande apparence que Théodore le place en Arcadie, poiscf ne c'est à cette occasion qu'il nomme les Ajt»diéns Pit)sélènes. Nous voyons en effet qne TArcadie fut anciennement appelée Gigantis *.

Mais quel est ce Théodore , dont parle le scdliaste d'Apollonius de Rhodes, et de quel ouvrage de cet auteur felt-il mention? C'est ce qu'il est im possible de découvrir, à cause du grand nombre d'écrivains qdi Ont porté ce nom. Il y â grande apparence que ce sclioliaste s'était exprimé plus clairement, et que Tépiihète qui Caractérisait Théodore aura disparu , ainsi que le titre de son ouvrage , par la fhute des copistes. Je croyais que le scoliaste tnanuscritde la bibliothèque du Roi , beaucoup plus ample que l'imprimé , répai'erait ce défaut, mais, à mon grand regret, on n'y trouve pas plus d'éclaircissements. Le scoliàste d'Aristophane sur les Nuées, vers 59T, s'exprime de même que cehiid* Apollonius de Rhodes , avec celte seule difftrehcc qu'il cite Théodore dahs son vingt-deuxième livre , au lieu de sonvingt-^netivième.

Ariston de Chios ' dans son ouvrage sut* les positions des ville», et Denys de Chalcis , dans le premier livre sur les fondations des villes, lilsent la même chose, et ils ajoutent qu'il y avait en Arcadie un peuple qu^on appelait Sélénltes. Je crois que c'e:»t Un peuple imaginaire, et ces auteurs sont, je pense , les seuls qui en aient parlé. Quoi qd'il en soit , le nom de ce peuple n'expliquerait pas celni de Prosélènes dontié sut Areadiens.

Je m'arrête un instant sur cet Ariston, pour fiiire olxserver que ♦ Ruigersc, n'entendant pas l'eipre^ sion grecrtue ^y rstn ûéûtaty la changeait en tv t&tt xri989t, et que l'éditeur d'Apollonius de Rhodes, imprimé à Oxford, Jean Shaw, approuve cette correction. Ces deux savants ignoraietit sans doute qu'en parlant d'une vil e , Btcii se dit de sa situation, de sa position ; et, afin qu'on fie puisse en dOiitêr, en voici un exemple que j'emprunte de la première Homélie de S. Jean-Chrysoslôme.sur S. Matthieu , page 42 : 6

fi'sv yeyyi^axcj; x«l TtoXXriv intlOii'* y^v, xai oraScoiv flkottf/*ov, x«l TtéXecav ôtatu, ««i ox^^olxx^ xcà Xtfiév^ç, xal dyopài^ fitvst dxpiStiaç ^fth dnayyiXXei ttàvm. a Uu vieillard^

» qui a parcouru un grand nombre de pays el de » stades, nous rapporte avec la plus grande exacti- » tude la position (les villes, leurs confij^urations, » leurs ports et leurs places publiques. » Mnaséas , contemporain de Ptolémée Physcon ,

4 Apollodori Bibliotb. , lib. i , cap. vi , $ i et aeq. s j;tephan. ByiSnt. Voc. Arcas.

s Sclioliast. ApoIIonii Rhod. ad lib. iv, v. 264. ' Eulger^. Var. Lect. lib. it, oâp« xViii.

PAR LARCHER

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