CHAPITRE XI
D*t':urope> de Cadmos, de Bacchus et des rois de
Tbèbe*.
HÉRODOTE raconte 7 cpie Bacchus est pins ancien
* Herodot. , li1>. ti, s ctxxxii.
> Apollodor, , lib. ii , cap. tv, $ i?, pag. 88.
* Anecdota Orsca, tom. i , pag. 106.
* Apollodor. > lib. ii , cap. ii, S i > pag. 78. ' Id., ibid. , cap. iv, S iv, pag. 89.
* Id. , ibid. , S V, pag. 89.
r Herodot. , lib. ii • $ cuv.
mi
CHRONOLOGIE
qae lui de 4600 ans. Mais le même auteur ajoute que d'Hercule jusqu'à sa naissance, Il n*y a que 900 ans. J'ai prouvé dans le diap. xiii, où je parle de ce héros , que ce dernier calcul étaii juste , et je Tai admis sans balancer. Mais si le premier l'est aussi , il s'ensuit que Bacclius est antérieur à Hercule de 700 ans, ou de vingt et une générations. Cependant le même auteur ' dit autre part que Cadmus ne précède Hercule que de cinq générations. Il faut nécessairement qu'il y ait erreur dans L'un ou l'autre de ces passages. Le nombre des généraiions écoulées entre Cadrons et Hercule prouve que le second passage est juste , et qu'il faut réformer le premier par celui-là. En effet , OEdipe , contemporain d'Hercule était le cinquième prince à compter * de Cadmus : donc il n'y a eu qu'environ 400 ans entre la naissance de Bacchos et celle d'Hercules. J'aiplacé,pour cette raison, Bacchns en 5170 de la période julienne , 4544 ans avant notre ère. L'arrivée de Cadmus en Béotie ne précéda la naissance de Bacchus que d'un petit nombre d'années. Je la mets en 5105 de la période julienne, 4549 ans avant l'ère vulgaire. Cette époque est liée à celle de l'arrivée de Danaûs dans l'ile de Rhodes ; on peut voir ce,quej'enaidi( chap. x, § iv. L'année précédente Cadmus était abordé à 111e de Tbasos avec son frère ^ Thasus. Ces deux princes cherchaient à former un établissement en Europe. Mais de crainte d'alarmer les habitants de cette partie du monde, ils prétextèrent l'enlèvement de leur sœur, qu'ils faisaient semblant d<) chercher. Cadmus laissa dans celte lie son frère Thasus avec une partie de ses troupes. Thasus la fonda et lui donna son nom. Cette fondation est donc de l'an 5464 de la période julienne J 550 ans avant notre ère ; et l'enlèvement d'Europe , qui servit de prétexte à leurs vues ambitieuses la devance de près de deux ans , et doit être placé l'an 5162 de la période julienne, 4552 ans avant l'ère vulgaire.
La fondation de l'Ile Calliste, depuis appelée Théra, est du même temps que celle deThasos. Cette lie s'était élevée du fond de la mer, comme le remarquent Appollonius" de Rhodes et Pline ? le naturalibte. Le poète se trompe lorsqu'il met cet événement dans le temps du retour des Argonautes , c'est-àdire, sur la fin de la 5564' année de la période jnlienne , 4550 ans avant notre ère , ou vers le commencement de l'année suivante. L'autorité d'Hérodote est, en ces matières, d'un plus grand poids qne
* Harodot. , lib. ii , s xliy.
* Apoliodori BiblioCh., lib. m , cap. i? et v.
* ConoQit Narrât, xxivii, pag. 278 et 279.
* Apollon. Rhod. , lib. iv, v. 1757.
» Plinil HI«lor. Natur., lib. n, cap. lxxxvii, pag. H 4.
D HÉRODOTE
celle d'un poète , qui voulait plaire à ses lecteurs par les merveilles dont il cherchait à rehausser la première expédition mémorable des Grecs. Pline est encore moins croyable lorsqu'il place cet événement la quatrième année delà 4 55« olympiade , c'est-à-dire, Tan 4477 de la période julienne, 257 ans avant notre ère , puisqn'Hérodote , qui parle de cette lie , était mort plus d'un siècle et demi avant répo(|ue on Pline suppose que parut cette Ile. On ne peut rien dire de certain sur le temps on elle s'éleva du fond de la mer. Quoi qu'il en soit, il parait constant que sa fondation par Mejnbliarès est de la même date que celle de Tliasos. Quoique Hérodote ne nomme poini cette dernière lie, il en dit cependant assez pour lever toutes les difficultés, s'il (louvait y en avoir. Il raconie, en effa^que ' Cadmus , cherchant Europe , aborda à l'Ile Calliste , et que, soit que le pays lui plût, ouquil eût quel* que autre motif, il y laissa Membliarès, l'un de ses parents , avec des Phéniciens. La seconde fondation de nie Galliste, qui fut appelée Théra, du nom de son second fondateur, est postérieure à la majorité de Proclès et d'Eurysthènes , rois de Liicédémone. Thé> ras éuit beau-frère d' Aristodémus , qui conquit le Péloponnèse , et oncle maternel de Proclès et d'Eurysthènes. Il fut leur tuteur. Ces princes étant devenus majeurs, Théras leur remit l'autorité dont il était dépositaire; et comme il ne pouvait se résoudre à mener une vie privée après avoir joui du pouvoir absolu ; il sortit de Sparte ; et prenant * avec lui des Lacédémoniens et des Mioyens, il se rendit à l'Ile Calliste , à laquelle il donna son nom. Proclès et £arysthènes étaient les sixièmes descendants d'Hercule, par Aristodémus, A rislomachus, Cléodaeus et Hyllus,fils de ce hérons. Ces six princes font six générations , lesquelles donnent 200 ans. Mais comme Hyllus fut l'un des derniers enfants d'Hercule, je pense qu'il faut étendre ces- générations à 206 ans au moins. Si Ton ajoute 25 ans pour la majorité de Proclès et d'EurystJiènes, on aura Tan 5564 de la période julienne, 4,455 ans avant notre ère. Il fallut quelques années à Théras pour rassembler un nombre suffisant de colons. La fondation de Théra ne peut donc être que de Tan 5564 de la période julienne , 4450 ans avant notre ère.
Il s'élève ici une difdculté. Théras était le dixième descendant de Cadmus. Voici sa généalogie '. Cadmus, Poiydore, Labdacos , LaiuSy Œdipe ^, Polynices , Thersandre , Tisamène , Autésion , Tliéras: donc il n'était postérieur à Cadmus que de 355 ans
* Herodot. , lib. iv, S cxlvii.
>Id., ibid., ScxLVii et cxlyiii.
* Apoliodori Biblioth. , lib. m , cap. v, $ v. -
* Herodot. , lib. iv, $ cxlvii..
PAR LARCHER
tm
el cependant il y a de Cadmns à la seconde fondation de nie Gallbie 599 ans ; ce qui Tail 66 ans de plus que n'en donne la rè^Ie des générations.
L'évaluation par les gc^nérations donne l'espace de temps qui s'écoula entre la naissance de Cadmut et celle de Tbéras. Mais ce n'était pas cet espace qu'il fallait chercher, c'était Tintervalle entre Tarrivéede Cadmus en Béotie et la seconde fondation de File Galliste.
Àristodémus fit , de l'aven de tous les chronolo* gistes anciens , la conquête du Péloponnèse 80 ans après la prise de Troie. Nous avons prouvé que cette ville avait été prise Tan 3444 de la période julienne, 4270 ans avant notre ère : donc cette conquête est de Tan 5524 de la périoile julienne, 4400 ans avant Tère vulgaire. H fallut environ 42 ans pour faire le partage du pays , pour y rétablir la tranquillité , et pour s'en assurer la possession. Ce temps révolu , Aristodémus eut deux enfants jumeaux , et mourut ' au moment de leur naissance. Théras , leur oncle maternel , gouverna pendant leur minorité. Je suppose qu'il avait alors 56 ans : il était donc né en 5500 de la période julienne , 4244 ans avant notre ère. La tutelle de Proclès et d'Eurysthènes dura 25 ans, et finit Tau 5561 de la période julienne ,4455 ans avant l'ère vulgaire. Théras fut deux ans à faire les préparalirs de la nouvelle colonie qu'il voulait établir dans riie Galliste, et partit la troisième année, c'està-dire l'an 5564 de la période julienne ,4450 ans avant notre ère. Il était alors dans sa soixante-quatrième année; ce qui n'est point encore un âge assez avancé pour un ambitieux , qui , ayant jusqu'alors occupé le premier rang , ne pouvait se résoudre à descendre an second. Après avoir obtenu à peu près le temps de la naissance de Théras , il est facile de parvenir à l'époque de celle de Gadmns. En reuranchant de 5500 , année de la naissance du premier, 555 pour les dix générations qui se sont écoulées entre ces deux princes, on aura pour la naissance de Gadmus, l'an 5 167 de la période julienne, 4547 ans avant Tère vulgaire , laquelle naissance se trouvera , par ce calcul , postérieure de deux années à celle on je le suppose arrivé en Béotie. De là naît une autre difficulté que je vais tâcher de résoudre.
Quoique la rè;<ledestroisgénérations par siècle soit généralement vraie , elle souffre cependant quelques exceptions. Ou ne doit point, il estvrai, en admettre gratuitement, et daus la seule vue de favoriser un système quelconque , mais plutôt réformer son système d'après cette règle. Cependant lorsque l'exception est évidemment nécessaire , il y aurait de l'absurdité à la rejeter. Tel est le cas présent. 4» Polydore, lils de Cadmus , était très -jeune
* Herodot. , lib. ti , S ui.
CHRONOL
quand il succéda à son père, et Penthée ' , petit fils de Cadmus par sa fille Agave , était assez âgé pour gouverner pendant la minorité de ce prince. Ainsi Polydore naquit dans la vieillesse de Cadmus. Cette observation suflit elle seule pour donner une pins grande extension aux générations des rois de Thèbes et pour reculer la naissance de Gadmns de plus de 50 ans.
S» Si l'on examine la suite des rois de Thèbes, on la trouvera interrompue parLycus et Amphion, qui succédèrent à Labdacus ' ; mais je ne les compte point , parce que l^Ins , fils de labdacus , remonta sur le trêne après lenr mort. Cette suhe de rois fut encore interrompue par Damasichthon ^ fils d'Opheltès , Ptolémée«et Xanihns , qui se succédèrent de père eu fils. Ainsi vous avez d'un côté dix générations , et trois d'un autre. Je ne compte point Péné lée ^ , grand-père de Damasichthon , parce qu'il ne gouverna que pendant la minorité de Tisamène , fils de Thersandre. On ne doit point évaluer ces treize générations à 55 ans Tune portant l'autre , parce qu'elles ne se suivent pas , et que le second ordre d*t ces générations n'est composé que de trois princes. Mais je ne crois point m'écarter des règles d'une saine critique en les évaluant à 28 ans , qui me donneront 564 ans. Ainsi , pour avoir la naissance de Cadmus, il ftiut obtenir celle de la naissance deXanthus , et en retrancher 564 ; on y parviendra tellement de cette manière. Ce prince défia à un combat particulier ThymoHès, roi d'Athènes. Celui-ci reftisa de se mesurer avec lui ; et Mélanthus , qui venait d'être chassé de ses états par les Héraclides, accepta le combat et le tua. Xanthus devait être alors dans la force de Tâge , et pouvait avoir de 26 à 50 ans. Le retour des Héraclides , qui est de l'an 5524 de la période julienne , 4 490 ans avant l'ère vulgmre , détermine sa mort à cette époque. Il était donc né l'an 5498 de la période julienne , 4216 ans avant l'ère vulgaire. En retrancluint 564 , qui sont les années des deux ordres de générations des rois de Thèbes , on aura pour la naissance de Gadmus l'an 5454 de la période julienne, 4580 ans avant notre ère, «C il était âgé de 51 ans lorsqu'il vint en Béotie.
L'intervalle entre hi naissance de Gadmus et ceUe de Théras doit être à peu près le même que celui qui se trouve entre la naissance du premier et celle de Xanthus , puisque celui-ci est né environ 42 ans avant l'antre. Il faut donc , ou qu'il y ait en deux générations d'omises' dans la branche de Théras , ce qui ne me surprendrait pas de la part de copistes
4 Apollodori Biblioth., lib. m , cap. t, S ii. *I(l.,ibid., svctvii.
t Paosao. Bœotic.'iive lib. ix, cap. v. pag. 7âS« * Id. , Ibid.
5fi2
CHRONOLOGIE
négligeiits; 00, s'il p y a poini co d'wniwwn, il bat fie daos ecltebrvKlie ks^éaéralioiiiaifBt clé ploi loagiKt , et tcUct qo'ciks r«UîcM à LaoédémoK % c'est-à-dire de SI ans. àkn les dix généntioas de fai tonnelle de Théras doonenalSreaBS, lesqods ^lani reinneliés de 3900, qoi est rvmée de la nais- Anee deThéras. on aava pour cdie de la nairsanee de Cadov Tan SI» de la période julienne, I5M ans arant Tère rolgaire; ee qoi ne diflère qoe de dnq nu de celle qo*oo obtient par révaloation des denx oidres de générations des rois de Tbèbes
Les époques de la nwinnrf de Cadinos et pranierroîdeThèlies, et de son arrivée en Béolie, et celles de la naiasaneedeXaitfatts, dernier rei de ce pays, et de sa UMirt , car apr^ ce prince le goQTcmenent fat changé en aristocratie*; ccsépoqoco , dis-je , sont anssi certaines qoe Uwte autre époqoe américnre aoi oiroipiadef. On n'en pcol p» in antant des intermédiaires. Il ne fnit pas croire capendant qa'dlcs soient absoloment arbitraires, pnisqa'elles dépendent de l'arriTée de Cadmns en Béolâe, delanaiattnced^erenles. delà conquête do Péloponnèse par IcsHcradides, et de la majorité de Prodès cl d Earystbte» , laquelle majorité sert â izer la seconde iondalion drille Gallistr. Elles se trooTcnt te iement liées les ones aux autres , qu'on ne peut les déplacer tans déranger celles qoi sont incomettables Par exemple^ Gréon régnait à Tbèbes, on piolet était régent do nrfaome, pendam rintcrrègne de quatre ans qu'il y ent entre les règnes de trains et d'ÛEdipe. Ce prince maria , pendant cet ■iterrègne , sa fille Mégare à Hercule Si ce héros n'était point encore né , s'il n^était pas alors en âge do se maîrier, on s'il se trouvait trop âgé , il serait hoisdedoote que celle époqoe serait Cmusc. Ma» ce qoi prooTc quelle est certaine , c'est que cet interligne dut commencfr Tan 5550 de la période jo* lienne, 4558 ans avant tère Tiilgaire, et qu'il Ibiii ran SM8 de ta même période, 4354 ans arant notreère. Or, HercnieavaiialorsMàSOans.
On poorrrit me faire une autre oljection , que je ne dois point diasimuler dans un ouTrage de cette wUire. Llle Calliste fut fondée par MemMiarès » , parent de Gadmus, dans le même temps que Tbasus, Mre de Cadmus , ftinda nie de Tbasos. Si de Cadmns à Théras il y a dix générations, il doit y en avoir autant de MendMiarès à Théras. Mais Hérodote * raconte qoe Cadmos, ayant abordé à nie Calliste , y lais» Membliarès, l'un de ses parents, avec des Phéniciens , et qu'ils habitèrent cette tic pendant hait générations arant Farrirée de Théras dans la
« Vojci sur ecs tortes de généralioDt le chap. ht. * PaoMn. Boot. rife Ub. ix, cap. ▼, pair. 725. ■ Ucrodot. , Ub. it, S gll? ii.
«ld.,ibid.,$ciiTiii.
D'HÉRODOTE
même Hé. Je ne croîs pas qu'Hérodote ait imit^ini^ qa*fl nTy arait en que huit générations entre rarrivée de MemMiarès et celle de Théras. Si telle arait été sa pensée, D re serait grossièreaient trompé. Je erob que cet historien a seulement touIu dire que la branche royale et directe de MemMiarès arait rrgné pendant huit sénérat:ons arant rarrirée de Tbéras , et qu'elle n*était plus alors sur le tréne . soit qu'elle fttt éteinte , soit qo*on lui eut été la oooroone pour des raisonsqoe noos ignorons. Sans eetie snpposilion, comment peut-on imaginer que Théras . qui n'était accompagné que d'un petit nombre d'arcnturicn. ait pn se rendre maître de cette Ile , ou que, n> ayant abordé que daiu la rue de demeurer avec les anciens habitants, et de fc les attadier ' «o^er^o», , le prince de Calliste lui en eût ce :é la souTcrameié ? Je sais que Pansanias prétend * que MemMiarès était cTune naiwanee commune, et que Théras ne dootaK point que ses descendaals ne lui cédassent la soureraineté de llle. H ajoute qo^ils le firent d'autant plus ▼olontien que Théras rapportait «on origine à Cadmns , au lieu que MemMiarès , leur ancêtre , était im homme du peuple.
n but Men peu connaître le cœm- humain poor sTima^ner que le préjugé de la naissance ait été a»- SCI fort pour oMiger tm souverain , en possession d'un trôoe aflbrmi dans sa fomille pendant ïuàt générations , à descendre de ce même trône , et à le céder à quelqu'un d'une illustre extraction. On ne réosôra jamais à me le persuader. La race directe de Membliarès était sans doute a'.ors éteiote , ou dn mtîns elle arait perdu la couronne à cause de sa tyrannie , ou pour quelque autre raison qui n'est point Tenue à notre coimaissanc^. Tbéras, qui trouvait trop au-dessous de loi d'occuper le second rang à Sparte , n'aurait jamais songé à s'étaMir dans Hic Cailliste , s*il n'etlt point été assuré d'en avoir la sou- Teraineté ; et 0 ne pourait en avoir b certiinde que dans le seul cas où il n*y aurait plus en de rejetoiu de la famille de Membliarès en état de la lia disputer, paisqull avait avec lui trop peu de forces pour subjuguer cette lie, et qu*il n'y était veno, comme le dit Hérodote S que dans Fintenti'Ni de se rattacher.
On pourrait encore m*objrcter la Chronique de Paros , qui contredit manifestement les époques précédentes. Mats je suis persuadé qoe si elle s'est attiré la confiance des savants , ce ne peut être qu*à raison de son ancienneté. J'ai prouvé dans le chapitre ix , concernant la chronologie d* Athènes , qu'elle n*cn méritait aucune par rapport aux événements antérieurs aux Olympiades.
* Herodot., lib. it, $ olvii.
' Psunn. Laoûoic. sive Ub. m , cap. i, pag. 2B5H 2U€,
* Hcrodot. loeo snpmns landalo.
PAR LARCHER
S'il était resté des monuments des rois de Thèbes quelques siècles après l'extinction de la royauté, la chnmotogie de ces princes éprouverait aujourd'lioi moins de difficultés. Ces monumenis furent détruits la plupart dans la guerre des Arffiens , sous les fils d*OEd ipe, et dans les autres révolulionç qu'éprouva os pays. Il ne faot donc point s'étonner qu*il se trouve encore quelques obscurités dans cette partie de Thistolre. J'ai tàdié , mais en vain , de les faire entièrement disparaître. Quelque autre sera peut-être plus henreux ; je le désire sincèrement pour l'avancement des connaissances humaines.