‹ Choix des historiens grecsChapitre 226 sur 286 · XXIV. Apolloriîe, ville située à 60 stades du · texte numérisé non relu

XXIV. Apolloriîe, ville située à 60 stades du

golfe ionien , fut fondée par les *" Corcyi'éens et les Corinthiens. Tel est le sentiment de Strabon et de Scymfmsde Chios, auquel on peut joindre Paosairias, pobqae cet hi^orien raconte que' quelques Corinthiens prirent part à cette fbndation. On peut cependant opposer à, ces autorités des témoignages d'auteurs très-graves, qui attestent que cette ville fut fondée par les Corinthiens , sans parler des Corcyréens; tels sont "Tbucydidea, Pline et Etienne de Byzance. Ce dernier écrivain ajoute que Gylax conduisit cette colonie , et qu'il Tappela de son nom Gylakia: car c'est ainsi qu'il faut iradoire ^; iytUo ruXsfÇ a,- ivXxxixv (iv6fiaL9t, et non avec Berkélius , cu% Gylax imperavii, qui urbem Gylaciatn nominavit. Je n'aurais pas relevé celte méprise , si elle n*avait pas induit en erreur des savants très-estimables. Ou ne sait pas au juste en quel temps celte v^ile fut fondée , maïs Ton peot présumer qu'elle 1^ fut pendant le règne de Périândre, c'est-à-dire entre Tan 635 avant notre ère, commencement de son règne , et Tan 563 avant la même ère , ^emps de sa mort. On peut encore conjecturer que cç fut la dureté de ce prince qui força les Corinthiens et les Corcyréen* à abandonner leurs patri^ pour se retirer en d'aulres pays. Ces deux conjectures sont appuyées sur ce que dit Plutarque ' ,* qu'Apollonîe, Anactorium et la presqulle de Leucade n'eussent pas été habiiées par les Grecs, si la punition des crimes de Périândre n'eût p9s été longtemps différée.

M. Heyne , savant distingué , qui ne fait pas moins d'honneur à sa patrie qu'à fa république des lettres a parié des fondations d*ime partie de ces villes, dans le ♦ préambule , au second volume de ses Opuscules académiq^ies. Comme le peu d'accord sur ces fondations quil y a entre nous m'a fait entrer en défiance sur l'exactitude de mes calculs, |e les ai relus avec la plus t.crupnleuse attention, et, les ayant vérifiés de nouveau , ils m'ont préiienté les mêmes résultats. Si ce savant prend la peine de motiver dans une nouvelle édition ses calculs, je me ferai un devoir de le suivre et de corriger les erreurs daus lesquelles je serai tombé , dans le cas où ses moti^ me paraîtraient mieux fondés que les miens.

Si j'avais voulu parler de toutes les colonies grec-

' Strab., lib. vn, pag. m, 9. SçyamiChii OrUs Descript.» vers 459. Pausan. Eliacor., prior, tive« lib. v cap. XII, pagt 4S5. '

«Thucydid., lib. i, S ixvi« Plia. Hitt. Fat., Hb. m, cap. xx»fi»pag. I79,tta. t94Steph;Bytanr., voc. 'AmkJm^ia.

9 Plutarch. de sera IHominis vlndietâ^'loiil. n, p. 552, £•

4 Ghr, G. Ileyoii Opuscuid AeadeniSca tolleeta et ani-* oiad^ecMMlMil l9im(Mit^ ff«1a MMMuio» ^« 8 et 9^

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CHRONOLOGIE D'HÉRODOTK,

ques , cet article aurait été trop long. Je me vois , j par cette raison, obligé de renvoyer le lecieur à la table IV , qui se trouve à la fin de la quatrième édition du Voyage d'Anacharsis. Cette table est du savant de Sainte-Croix.

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