THALIE. - LIVRE III
tf8iT.J.-C.
les peuples qui habitent les îles de la mer Erythrée, où le roi envoie ceux qu*il relègue» payaient un tributde six cents talents : ils étaient compris sous la quatorzième salrapie. La
quinzième renfermait les Soces et les * , qui
donnaient deux cent cinquante talents. LesParthesy les Ghorasmiens, les SogJiens et les Ariens, étaient taxés a trois cents talents : cette satrapie était la seizième.
XCIV. Les Paricaniens et les Éthiopiens asiatiques rendaient quatre cents talents. Ils composaient le dix-septième gouvernement. Le dix-huitième renfermait les Maiianiens, les Sapires et les Alarodicns. Ils étaient taxés à deux cents talents. Les Mosches» les Tibaréniens , les Macrons, les Mosynœques, les Mardes payaient trois cents talents. Ils faisaient le dixneuvième département. Les Indiens sont , de tous les peuples qui nous soient connus , le plus nombreux. Us payaient autant d'impôts que tous les autres ensemble , et ils étaient taxés à trois cent soixante talents de paillettes d'or. C'était le vingtième gouvernement.
XGV. Si Ton veut réduire au talent £ubolque tout cet argent qui se payait au poids du talent babylonien , on trouvera neuf mille huit cent quatre-vingts talents ; et, si l'on met le prix de For à treize fois autant que celui de l'argent 9 en le réduisant aussi au talent euboique, on aura quatre mille six cent quatrevingts talents de paillettes d'or. En réunissant toutes ces sommes, on verra que Darius relirait par an un tribut de quatorze mille cinq cent soixante talents euboiques, sans y comprendre d'autres sommes plus petites , que je passe sous silence.
XCVI. Tels étaient les revenus que Darius tirait de l'Asie et d'une petite partie de la Libye. II leva aussi , dans la suite , des impôts sur les lies, ainsi que sur les peuples qui habitaient FEurope jusqu'en Thessalie. Le roi met ses revenus dans ses trésors , et voici coniment. Il fait fondre l'or et l'argent dans des vaisseaux de terre; lorsqu'ils sont pleins, on ôte le métal du vaisseau ; et, quand il a besoin d'argent, il en fait frapper autant qu'il lui en faut.