‹ Choix des historiens grecsChapitre 46 sur 286 · CLXII. Ces règlements subsistèrent sous le · texte numérisé non relu

CLXII. Ces règlements subsistèrent sous le

règne ie Battus ; mois, sbas celui de son fils y il s'éleva de grands troubles au sujet des hon* neurs. £n effet , Arcésilas, fils de Ba(tus le boiteux et de Phérétime , déclara qu'il ne souffrirait point que les lois de Dëmonax s^ibsistassent plus longtemps , et redemanda les prérogatives dont avaieht joui ses ancêtres. Arcésilas excita des troubles à ce sujet ; ipais » son parti ayant eu du dessous , il s'enfuit à Sanios, et Pbéréiime sa mère» à Salamine en ►re.

Salamine était , en ce temp^là , gouvernée par Ë^elthon» qui consacra à Delphi un très* .bel encensoir, qu'on voit dan^ le trésor des Corinthiens». Phérétime étant arrivée à la cour d'Êvf'Uhon» l^i demanda des troupes pour se gna volontairement de Cyrène,&'imfl)gînant que

Cyçi

rétablir à Cyrène, elle et son fils.]Ua{»^ce prince

et les trouvait très-beaux ; mais elle ajoutait qu'A lui serait biaucoupptus honorable de lui

& prendre la f aile. Les uns sortirent de leur pa* trie pour n'y jaoïais revenir ; d'autm* A{fiDi été arrêtés , furent envoyés en Cypre pour y être punis de mort. Mais le$ Cmdienfi * cheiK qui ils abordèreift , les délivrèrent ^ et les envoyèrent à nie de Tbéra. Quelques autres^ enfin , se réfugièrent dans une grande tour » qm appartenait à un particulier nommé A^loma* chus. Arcésilas» ayant fait entassa du i>ois à l'entour, y mit le feu, et la brûla. Ce erime commis , il reconnut le sens de Toracle » qui 1^1 avait défendu , par l'Qrgane de la Pythie , ds faire cuire^ les vases de terre qu'il trouverait dans lé fourneau. Dans la crainte donc d'être tué , suivant la prédiction de l'oracle^ il s'

cette ville était la place entourée d'eau de tous

lui donnait plus volontiers] tout autre phose côtés, que la Pythie lui avait recommandé d'é* qu'(^.armée.ph^étimeacceptaitsespr.ésèms, viter. Il atait épousé une de ses parentes, fiUe

a(x:brder des tronpes. Comme elle faisait tou- de Cyrène , ray;!ni aperçu dans la place publî*

Jours la même féponse à chaque présent» Ével- ^on hii envoya, enfin un fuseau d'or , avec une quenopille revêtue de laine , et lui fit -dire que Ton faisait aux femtne^ de pareils présents ; mais qu'on ne leur donnait pas une année.

CLXIII. Pendant'cetemps-làf 4roési'^^» faisant espérer le partage des terres» assembla à Samos, où il était » une armée nombreuse. Lorsqu'elle fut levée, il alla à Delphes consulter l'oracle $ur son retour. La Pythie lui répondit : c Apollon accord^ ^ ta famille la » domination de Cyrène, pour quatre Battus • et quatre Arcésilas , c'est-à-dire pour huit 1 générations; mais ils t'exhorte à ne rien ten-

> 1er de plus. Quant à toi, Arcésilas , il te

> conseille de rester tranquille quand tu seras

> de retour daus ta patrie. Si tu trouves un 5 ibu^ne^u plein de vases de terre , garde-toi

> bien de les fairç cuire ; remets-les plutôt à

> l'air; et si tu mets le feu au fourneau, n'entre » pas dans l'endroit environné d'eau : aulre-

> ment tu périras toi-piéme avec le plus beau

> des taureaux. >

CLXIY. Arcésilas retourna à Cyrène avec les trpup^ qu'il avait levées à Saraos. Lorsqu'il eut recouvré ses états, il fit foire, sans aucun rgard pour l'oracle , le procès à c^'ux qui s'étaient soulevés contre lui, et qui l'avaient obligé

d'Alazir , r(^i àfis Barcéens. Il sd réfugia chez ce prince ; mais desBaroéens et quelques fugitifs

pue , le tuèrent , et avec lui Alazir son beau-* père. Ce fut ainsi, qy' Arcésilas remplit sa des* tinée , et «qu'il périt, pour avoir désobéi à ro<* . racle volontairement pu involontairement.

CLXT. Tandis qu'Arcésilas travaillait dans Barca à son propre malheur, Phérétime sa mère jouissait à Cyrène des honneurs de s^ fils, et, entre autres prérogatives, elle assistait aux délibérations du sénat Mais , dès q«'eUd eut connaissance qu'il avait été tué en cette ville» elle s'enfuit en Egypte , parce qti'Arcésilas avait autrefois rendu.quelques^rvices à Cambyse^» fils de Cyrus,^eBjui livrant Cyrène» et en lui payant tribut. Arrivée dans ce pays , die sup» plia Aryandès de la venger, sous prétexte que son fils n'avait été assa^në ^ue parce qu'il fisi* v^isuit le parti des Mèdes *.

CLXVL Aryandès avait été établi gonver^ ueurjd'Égypte par Cambyses, Dans là suite il fut puni de mort , pour avoir voulu s'égaler, ^n quelque sorte, à Darius. Ayant en ^fEçt appris , et ayant vu pa» lui-même que ce f)riiK» avait envie de laisser , pour monument de sou r^ne , quelque chose que les autres foi^ n'eua* sent point encgre exécuté , il marcha sur se^ traces , jusqu'à ce qu'il eût reçu la récompense

' Des PerwB.

»Tit.*-c. MELPOMÈNE.

qu iimëfitaît. Darius avait £siii battre de la monnaie de Tor le plus pur. Aryandès , gouverneur r{lgj pte , fit frapper de son côté des monnaies d'argent qu'on appelle Aryândiques : elles sont encore aujourd'hui regardées comme étant d'un argent extrêmement fin« Ds^rius en ayant été instruit , Taccosa de cel)eIliot|.^«t le fit mourir sous ce prétexte.

OLXVU- AiT^D<)^ ^^ compassiop de Phérétime; il lui donna une armée composée de toutes les forces d'Egypte, taat de terre que de mer. Les troupes de terre étaient commandées par Amasis> qui était Maraphien, et celle de. fluer^par Badrès, Pasagarde d'extraction. Mais 9 avàn} de les faire partir» il envoya un héraut à Barca.» pour s'informer de celui qui avait été )e meurtrier d'Arcésilas. Les Barcéeas prirept -tous cet assassinat sur eux; car ^ princa leur avait fait beaucoup de mal. 3ur cette répons» Aryandès ^nvoyâ l'armée avep Pbérëtrme.

CLXYUL Cette cause était le prétexte dont Aryandès cherchait à colorer son expédition contre les Libyens» qu'il avait, à mon avis, dessein de subjuguer. La Libye renferme beau* coup de nations différentes. Il y en avait peu qui fussent soumises au roi , et la ptaipart ne tenaient aucun compte de Darius. Voici l'ordre dans le(|uel on trouve les peuples de la Libye, à cooimencer depuis l'Égypie *. Les premiers qu^on rencontre sont les Adyrmachides. Us opt presque les mêmes usages que les Égyptiens; mais ils s'habillent comme le reste des Libyens. Leurs femmes portent à chaque jambe un ânpeau ^e cuivre , et laissent Cr oitre leurs cheveux : si elles sont mordues par un pou , elles le prennent* le mordent à leur tour,, et le jettent ensiiite. Ces peuples sont les seuls Libyens qui aient cette coutume; ils sont aussi les seuls qi|i présentent leurs filles au roi , lorsqu'elles vont se marier. Celle qui lui plaît, ne s en retourne qu'après qu'il en a joui. Cette nation s étend depuis TÉgypte jusqu'à un port appelé Plunos.

CLXIX*. Les Giligammes touchent aux Adyr- Q^cbides : ils habitent lejpaysqui est vers TOccideat jusqu'à Tile Aplu'odisias. Dans cet in-

4 mttoM» kaknomfi nàm namitkm pour Wn la docriptiOD de TAfrlque, et la reprend plus bat, $ ce.

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