‹ Choix des historiens grecsChapitre 74 sur 286 · LIVRE VU. 24J · texte numérisé non relu

LIVRE VU. 24J

viennent de la vaste plaine Niséenne eu Hédie, qui en produit de grands. Derrière ces dix chevaux paraissait le char sacré de Jupiter, traîné par huit chevaux blancs, et derrière ceux-ci marchait à pied un conducteur qui tenait les rênes .car il n'est permis à personne de monter sur ce siège. On voyait ensuite Xerxès sur un char attelé de chevaux niséens. Le conducteur allait à côté ; il était Perse , et s'appelait Patiramphès, fils d'Otanes.

XLL Xerxès partit ainsi de Sardes, et, selon son goût, il passait de ce char sur un harmamaxe. Il était suivi de mille hommes armés de piques , la pointe en haut , suivant l'usage. C'étaient les plus nobles et les plus braves d'entre les Perses. Après eux marchaient mille cavaliers d'élite, suivis de dix mille hommes de|)ied, choisis parmi le reste des Perses. De ces dix mille hommes, il y en avait mille qui avaient des grenades d'or à la place de la pointe par où l'on enfonce la pique en terre. Ils renfermaient au milieu d'eux les neuf mille autres ; ceux-ci portaient à l'extrémité de leurs piques * des grenades d'argent. Ceux qui marchaient la pique baissée en avaient aussi d'or , mais ceux qui venaient immédiatement après Xerxès portaient des pommes d'or. Ces dix mille hommes étaient suivis de dix mille Perses à cheval. Entre ce corps de cavalerie et le reste des troupes, qui marchaient pêle-mêle et sans observer aucun ordre, il y avait un iniervalle de deux stades.

XLII. Au sortir de la Lydie, l'armée fit rouie vers le Caïque, enira en Mysie, et, laissant ensuite à main gauche le mont Cane, elle alla du Caïque par l'Alarnée à la ville de Carène. De cette ville, elle prit sa marche par la plaiiïe de Thèbes , passa près d'Adramyiiium et d Anlandros , ville pélasgique, d'où laissant à gauche le mont Ida, elle pénétra dans la Troade. L'armée campa la nuit au pied de cette montagne. Il survint un grand orage accompagné de tonnerre et déclairs si affreux , qu'il l)érit en cet endroit beaucoup de monde.' De là l'armée vint camper sur les bords du Scamandre. Ce fut la première rivière, depuis le départ de Sardes, qui fut mise à sec, et dont l'eau ne put suffire aux houAnes et auxJWtes de charge.

* L'extrémité «le la pique qui poie à terrt.

HISTOIRE D'

XLIII. Dès qi^e Xerxès fut arrivé sur les bords de celle rivière , il y monta à Pergame dé Priâm , qu'il désirait fort de voir. Lorsqu'il Feul examinée, et qu'il en eut appris toutes les particularités, il Imwola mille bœufs à Minerve de Troie, et les mages firent des libations à l'honneur des héros du pays. Ces choses achevées, une terreur panique se répandit dans le camp la nuit Suivante. Le roi partit de là à la pointe du jour , ayant à sa gauche les villes de Rhœtium, d'Ophrynium et de Dardanus, qui est voisine de celle d'Abydos, et à sa droite les Gergii hes-Teucriens.

XIJV. Lorsqu'on fut arrivé à Abydos, Xerxès voulut voir toutes ses troupes. On lui avait âevé sur un tertre un tribunal de marbre blanc, suivant les ordres que les Abydéniens en avaient reçus auparavant. De là portant ses regards sur le rivage, il contempla ses armées de terre et de mer. Après avoir joui de ce spectacle, il souhaita voir un combat naval. On lui donna cette satisfaction. Les Phéniciens de Sidon remportèrent la victoire. Xerxès prit beauvùùp de plaisir à ce combat , et son armée ne lui en fit pas moins.

XLV. En voyant l'Hellespont couvert de vaisseaux , le rivage entier et les plaines d'Abydos remplis de gens de guerre , il se félicita lui-même sur son bonheur ; mais peu après il versa des larmes.

XLVL Artabane , son onde paternel, qui d*abord lui avait par lé librement sur la guerre de Grèce, et qui avait voulu l'en dissuader, s'étant aperçu de ses pleurs, lui tint ce discours : Seigneur, votre Conduite actuelle est bien différente de celle que vous teniez peu auparavant. Vous vous regardiezcomme heureux, et maintenant vous versez des larmes. — Lorsque je réfléchis, répondit Xerxès, sur la brièveté de la vie humaine, et que de tant de milliers d'hommes il n'en restera pas un seul dans cent ans , je suis ému de compassion. — Nous éprouvons, dit Artabane, dans le cours de notre vie des choses plus tristes que la mort même. Car malgré sa brièveté, il n'y a pont d'homme si heureux , soit parmi celle muhilude, soit dans tout l'univers, à qui il ne vienne dans l'esprit, je ne dis pas une fois, mais souvent, de souhaiter de mourir. Les malheurs qui surviennent, les mala-

HERODOTE. min.è.^

dies qui nous troublent, font paraître la vie bien longue, quelque courte qu'elle soit. Dans une existence si malheureuse, l'homme soupire après la mort et la regarde comme un port assuré. En assaisonnant noure vie de quelques plaisirs , le Dieu fait bien voir sa jalousie. XLYIl. > — Artabane, reprit Xerxès, la vie de l'homme est telle que vous la représentez ; mais finissons un entretien si triste» lorsque nous avons devant nous tant de choses agréables. Dites-moi , je vous prie , si la vision que vous avez eue n*eût pointété si claire, persisteriez- vousdans votre ancien sentiment? me dissuaderiez-vous encore de porter la guerre en Grèce, ou changeriez-vous d'avis? parlez sans rien déguiéer. — Seigneur, dit Artiibane, puisse la vision que nous avons eue avoir l'heureux accomplissement que nous désirons l'un et l'autre. Mais encore à présent je suis extrêmement effrayé, et je ne me sens pas maître de moi-même, lorsqu'entre autres ehoses sur lesquelles je réfiéchis , j'en vois deux de la plus grande conséquence, qui vous sont contraires. XLVIIL » — Quelles sont donc ces deux choses, reprit Xerxès, qui, à votre avis, me sont si contraires ? Peut-on reprocher à l'armée de terre de n'être pas assez nombreuse , et croyez-vous que les Grecs puissent nous en opposer une plus forte? trouvez-vous notre flotte inférieure à la leur? serait-ce enfin l'une et l'autre? si nos armées vous paraissent trop peu considérables, on peut faire au plus lôt de nouvelles levées.

XLIX. > — Seigneur, reprit Artabane, il n'y a point d'homme , du moins en son bon sens, qui puisse reprocher à vos armées de terre et de mer de n'être point assez nom* breuses. Si vous faites de nouvelles levées, les deux choses dont je parle vous seront eiH core beaucoup plus contraires. Ces deux choses sont la terre et la mer. En effet, s'il s'élève une temoête, il n'y a point, comme je le conjecture, ae port au monde assez vaste pour contenir votre flotte , et pour la mettre en sûreté ; mais il ne suffit pas qu'il y ait un seul port, il faut encore qu'il y en ait de pareils dans tous les pays ou vous irez. Or, comme vous n'avez point de ports commo^ des, sachez^ Seigneur, que nous sommes ù

4WiT.i..G. POLVMMIE.

la merci desévéoemeats fortuits, et que nous ne leur commaDdons point.

» Voilà donc une des deux choses qui vous sont ennenaies. Passons à l'autre :1a terre ne vous le sera pas moins que la mer ; en voici la preuve : si rien ne s'oppose à vos conquêtes, elle vous sera d'autant plus contraire que vous irez plus en avant» et que vous avancerez toujours insensiblement et sans vous en apercevoir. Car les hommes ne sont jamais rassasies d'heureux succès. Ainsi, quand même vous ne trouveriez point d'obstacle à vos conquêtes, leur étendue, et le temps qu'il vous y faudra employer, amèneront la famine. Le sage craint dans ses délibérations et réfléchit sur tous les événements fâcheux qui peuvent survenir; mais dans l'exécution, il est hardi et intrépide.

L. > — At'tabane, reprit Xerxès, ce que vous venez de dire est vraisemblable. Hais il ne faut ni tout craindre, ni tout examiner avec une égale circonspection. Si dans toutes les affaires qui se succèdent les unes aux autres on délibérait avec le même scrupule, 00 n'exécuterait jamais rien. Il vaut mieux, en entreprenant tout avec hardiesse , éprouver la moitié des maux qui surviennent à la suite de pareilles entreprises, que de ne s'exposer à aucun en se laissant enchaîner par des frayeurs prématurées. Si vous combattez toutes les opinions , sans proposer en la place quelque chose de certain , vous échouerez comme celui qui a été d'un avis contraire au vôtre; et en cela les choses vont de pair. Or je pense qu'un homme ne peut jamais avoir des connaissances certaines. Les gens hardis réussissent ordinairement, tandis que ceux qui agissent avec trop de lenteur et de circonspection sont rarement couronnés par le succès. A quel degré de puissance les Perses ne sont-ils pas parvenus/ Si les rois mes devanciers avaient pensé comme vous, ou si , sans être de votre avis, ils avaient eu des conseillers tels que vous, on ne verrait point ce peuple élevé à ce haut point de gloire. C'est en se précipiiam dans les dangers qu'ils ont agrandi leur empire, dv on ne réussit ordinairement dans les grandes entreprises qu'en courant de grands dangers. Jaloux de leur ressembler , nous nous sommes mis en cdm-

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pagne dans la plus belle saison de Tannée» et après avoir subjugué l'Europe entière, nous retournerons en Perse, sans avoir éprouvé nulle part ni la famine ni rien autre chose de fâcheux. Nous avons en effet avec nous beaucoup de vivres, et toutes les nations où nous allons porter les armes cultivant la terre, et n'étant point nomades, nous trouverons dans leurs pays du blé que nous pourrons nous approprier.

LL i — Puisque vous ne nous permettez pas, seigneur, reprit alors Artabane, de rien craindre, recevez du moins favorablement le conseil que je vais vous donner. Quand on a beaucoup à discuter, on est forcé d'étendre son discours.

• Cyrus, fils de Cambyse, subjugua toute rionie, excepté Athènes, et la rendit tributaire des Perses. Je vous conseille donc de ne pas mener les Ioniens contre leurs pères. Nous n'en avens pas besoin pour être supérieurs aux ennemis. S'ils nous accompagnent, il faut qu'ils soient ou les plus injustes de tous les hommes, en contribuant à mettre sous le joijg leur métropole, ou les plus justes en Taidant à défendre sa liberté. Leur injustice ne peut pas nous être d'un grand avantage, mais leur justice peut nous porter un grand préjudice. Réfléchissez donc, seigneur, sur la justesse de ce mot ancien : En commençanc une entreprise on ne voit pas toujours quelle en sera l'issue.

LU. » — Artabane, reprit Xerxès, vous vous trompez dans vos avis, et surtout en craignant le changement des Ioniens. Nous avons des preuves de leur fidélité. Vousmême vous en avez été témoin , et tous ceux qui se sont trouvés à l'expédition de Darius contre les Scythes. Il dépendait d'eux de sauver l'armée ou de la faire périr, et cependant ils se sont montres justes envers nous , et nous ont gardé la foi sans nous causer aucun-mal. D'ailleurs , je ne dois craindre aucune enire^ prise de la part d'un peuple^qui m'a laissé pour gages dans mes états ses biens, ses femmes et ses enfants. Soyez donc tranquille, prenez courage , veillez à la conservation de ma maison et de mon empire ; c'est à vous à vous seul, que je confie mon sceptre et ma couenne, i

iMI ' HISTOIRE DHERODOTË.

Lin. Apres ce discours , Xerxès renvoya Artabiine à Suses, et manda près de lui les plus iHusfres d'enire les Perses. Lorsqu'ils furent assemblés, il leur parla ainsi : § Perses, je » vous ai convoqués pour vous exhorter à vous 9 conduire en gens de cœur, et à ne point ter- .> nir Féelat des exploits à jamais mémorables » de nos ancêtres. Que tous en général , que » chacun de «vous en particulier montre une » égale ardeur. Travaillez avec zèle à l'intérêt » commun. Cette expédition est de la dernière » consé]uence. Occupez-vous-en fortement, je '< vous le recommande avec d'autant plus de » raison que nous marchons, à ce que j'ap- » prends, contre des peuples belliqueux. Si » nous Ici battons, nous ne trouverons point » ailleurs de résistance. Passons donc actuelle- » ment en Europe , après avoir adressé nos » prières aux dieux tutélairos de la Perse . »

LIV. Ce même jour les Perses se préparèrent à passer. Le lendemain , ils attendirent c{uelquo temps pour voir lever le soleil. En attendant qu il se levât, ils brûlèrent &ur le pont toutes sortes de parfums et le chemin fut jonché de myrte. Dès qu'il parut, Xerxès fit avec une coupe d'or des libations dans la mer, et pria le soleil de détourner les accidents qui pourraient Tempôcher de subjuguer l'Europe avant que d'être arrivé à ses extrémités. Sa prière finie, il jeta la coupe dans THellespont avec un cratère d'or et un sabre à la façon des Perses, qu'ils appellent acinacès. Je ne puis décider avec certitude si , en jetant ces choses dans la mer, il en faisait un don au soleil, ou si , se repentant d'avoir fait fustiger l'Hel- Jespont, il cherchait a l'apaiser par ces offrandes..

LV. Cette cérémonie achevée , on fit passer sur le pont qui était du côté du Pont-Euxin tonte l'infanterie et toute la cavalerie , et sur Tnutre qui regardait la mer Egée les bêtes <le somme et les valets. Les dix mille Perses * marchèrent les premiers, ayant tous une couronne sur la tête. Après eux venait le corps de troupes composé de toutes sortes de nations. Il n'en passa pas davantage ce jour-là.

Le lendemain les cavaliers, et ceux qui portaient leurs piques la pointe en bas, passèrent

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if. j.-d.

les premiers : ils étaient aussi couronnés. Après eux venaient les chevaux sacrés et le char sacré, puis Xerxès lui-même, les piquiers et les raille cavaliers. Ils étaient suivis du reste de l'armée, et en même temps les vaisseaux se rendirent au rivage opposé. J'ai ouï dire aussi que le roi passa le dernier.

LYL Quand Xerxès fut en Europe, il regarda défiler son armée sous les coups de fouet , ce qui dura pendant sept jours et sept nuits sans aucune relâche. Le roi ayant déjà traversé l'Hellespont , on prétend qu'un habitant de cette cdte s'écria : c O Jupiter! pourquoi, sous la forme

> d'un Perse et le nom de Xerxès , traf nes-tu à » ta suite totis les hommes pour détrure la

> Grèce? il te serait aisé de le faire sans leur se- 9 cours, è

LVIL Les troupes ayant toutes défilé et étant en marche, il parut un grand prodige « dont Xerxès ne tint aucun compte, quoiqu'il ' fût facile à expliquer. Une cavale enfiinta un lièvre. Il était aisé de conjecturer par ce pi*odige que Xerxès mènerait en Grèce avec beaucoup de faste et d'ostentation une armée nombreuse , mais qu'il retournerait au même lieu d'où il était fiarti en courant par lui-même les plus grands dangers. Il lui arriva aussi un au< tre prodige tandis qu'il était encore à Sardes. Une mule fit un poulain avec les parties qui caractérisaient les deux sexes : celles du mâle étaient au-dessus.

LVIII. Xerxès, sans aucun égard pour ces deux prodiges , alla en avant avec son armée de terre, tandis que sa flotte sortait de l'Hellespont et côtoyait le rivage, tenant une route opposée à celle de l'armée déterre ; car la flotte allait vers le couchant pour se rendre au promontoire Sarpédon , où elle avait ordre de séjourner. L'armée de terre, au contraire, marchant vers l'aurore et le lever du soleil par la Chersonèse, traversa la ville d'Agora par le milieu , ayant à droite le tombeau d'Hellé, fille d'Atamas, et à gauche la ville de Cardia. De là tournant le golfe Mêlas , elle traversa un fleuve de même nom , dont les eaux furent épuisées , et ne purent alors lui suffire^ Après avoir passé ce fleuve, qui donne son nom au golfe , I armée alla vers l'occident, passa le long d'.^nos, ville éolienne, et du lac Stentoris, d'où elle arriva enfin à Dorisque.

4êO AV. i.-f.

POLYMNIË. -

LIX. Le Dorisque est un rivage et une grande plaine de la Thrace. Celte plaine est arrosée par l'Hèbre» fleuve considérable, et Ton y a bâti un château royal appelé Dorisque, où les Perses entretiennent une gai*nison depuis le temps que Darius y en mit une, lorsqu'il marcha contre les Scyihes. Ce lieu paraissait à Xeriès commode pour ranger ses troupes et pour en iaire le dénombrement : il donna ses ordres en conséquence. Les vaisseaux étant tous arrivés à la côte de Dorisque, leurs capitaines les rangèrent , par Tordre de ce prince, sur le rivage qui touche à ce château, où sont Sala, ville des Samothraces, et Zona,etù Fexu*éaiité un célèbre promontoire appelé Serrhîuro. Ce pays appartenait autrefois aux Ciooniens. Lorsqu'ils eurent tiré à terre leurs vaisseaux, ils se reposèrent, et pendant ce lemps- Isi Xerxès fit, dans la plaine de Dorisque, le dénombrement de son armée.

LX. Je ne puis assurer ce que chaque nalion fournit de troupes : personne ne ledit. Mais l'armée de terre montait en total à dixsept cent mille hommes. Voici comment se fit ce dénombrement. On assembla un corps de dix mille dans un même espace, et les ayant iail serrer autant qu'on le put, l'on traça un cercle à Tentour. On fit ensuite sortir ce corps de troupes, et l'on environna ce cercle d'un mur à hauteur d'appui. Cet ouvrage achevé, on fit entrer d'autres troupes dans leuceinie, et puis d'autres, jusqu'à ce que par ce moyen on Jes eût toutes comptées. Le dénombrement fait, on les rangea par nations.

LXL Voici celles qui se trouvèrent ù cette expédition. Premièrement, les Perses. Ils avaient des bonnets de feutre bien foulé qu'on appelle tiares, des tuniques de diverses couleurs et garnies de manches, des cuirasses de 1er travaillées en écailles de poisson , et de Jougs bauts-de-chausses qui leur couvraient 1^ jambes. Ils portaient une espèce de bouclier qu'ov appelle gerrhes , avec un carquois audessous, de courts javelots, de grands arcs, des flèches de canne, et outre cela un poignard suspendu â la ceinture et portant sur la cuisse droite. Ils étaient commandés parOtanes, père d'Ameciiris, femme de Xerxès. Les Grecs leur donnaient autrefois le nom de Céphèncs, et leurs voisins celui d^Artéens, qu'e^x-ii)éine§

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