CXLI. Cette réponse affligea beaueoup les
. députés d* Athènes. Timon, d'Androbule, ei^
toyen des plus disting[ués de la ville de Deiphesi
Mes voyant désespérés à cause des malheurs
prédits par i'orat^le, leur oouseilla de prendre
des rameaux d olivier, et d aller mie eeeende
. *' IH» Pertes. '
parohe : t Oivil iii<6«ftens wÊt ft^toè (ilus fisvonAleenrieedrtdè ttott<epàtnev intlreepect peur ises briuiviM» d*eHvier qee neus tenons entre nés amtn^^ e«nevs ne kartirona point de ton sanctuaiie^ ti nisns y rasterone jusqu'à h Inorti • LA giMde^prèiitinè leur épondit ainsi peer k seeemle ieis : t C'est eA vainque Pnllns cnpieic et les prières et tee msens «s^rts dn ifàpket Oifmfién c eNe ne peut le liecfain Os|)ènflattt^ AtMnîedt^ Je Vous dennemî vneora nae tëpense feime, eiaUe, îiTéveioaMei (^jM l'ennemi m mn emparé de tent ce tqne im^itne le ^ys de GCcrofis el tfea eiiti*es in saehé Cittféran^ Jupiter) qni veh teut^ nocorAs A Mlas iM «nmilte de l»oisi ^M iMte ne ^nrm tire prise ni détrntie ; vens y tHMverea votre «i« liit, vens et vos elifentei ^i'nnemlea denepas tranqniUenllent la eafalerie et nnfikfiwtie «le ramiéenombrensiiqni viendra vemkttaqter par terre; ptiBnel pintèi fat fiitei tiM unir-» nés le des : nn jovr viendra ^w vans Int tiendres tét«» Pour \ô\ » ô divine Bainmine ! tit pettiras les eniïittts des ftmmeei tu les perdras ^ dis-je^ soit que Gérés demeuré die» perses » seit qu'on la rassemblé ^ i CXUi. Cette répense parut eux tMores * moiilB dtire que U précédente « et vikiinMe^ uient eHe l'étaitv ils la mirent par ëuTiti et rfeft venmèrent à Athènes. A peine y Amit^îfe ir^ rivés I qu'ils firent leur hippen an pcuptei Lé sens de l'et aulefut diseuitf , et les eemlu)%n«a ae treuvèreel pennées. Clie deuà-ei Airnm tes plus epposést Qu^ues^nna des frilis Èff» pènsaîeit que le dieu tWeiemii par ta it pense que la citadeUe ne seraîl peint ^riae , ear ëlê «mit nnetcnaniient fei tifiAe d*nna puMasailet lil enn<^ jeetMraîent dene que iamiimMb dit Ma émi parlait Teraigle n'ftait entre chose que cette palissade; Daulres,flétltenaientaÉbontiuire» que le dien désîgnaîl les varnseank, ël que sank délai il en Msai équiper. ÎMais les deux derniers vers de ia pythie : t Pour toi, o divine > Sahtminel tu perdras les enlanis des femmes,
^ Ayant la molssofi, le blé est dispersa dans les rampa > gdes; apv^ ta moisson, on le rdâeniÈde dans les granges.
* Jet était le nom qoé l'on donnait à ceux que l'on en voyait couf uUer les oradei»
«•*?*!.-*. POLYMfflfi.
» lU lesperdf&$; dbje, soft queCëfèsdeHiétirè I disf^r^ce, 90ii qtt*bn la rassemble, » embar* faisaient ceux qui disaient que les vaisseaux étaient te mur de bois, et leurs avis en éiaiem eonfbndus ; car les derins entendaient qu'ils semieiit vaincus près de Salamine s'ils se disposMent à un combat natal.
CXLIII. Il Y avait alors à Atlièttes un dtoyen aouvellértient élevé aux premiers rangs. Son nom était ThëOiistocles ; mais on l'appelait fifs de Néoclès. Il soutint que les interprètes n'a^^ Paient pas rencontré le vrai serts de l'oracle. Si le malheur prédit, disait-il, i*egardait eu quelqcte sorte les Athéniens , la réponse de la pythie ne serait pas, ce me semble, si douce. Infortunée Salamne! aurait-elle dit, au lieu dé <Ses mots, 6 divine Salamine! si les habitants eussent dû périr aux environs de cette ile. Mais pour quiconque prenait l'oracle dans son vrai sens , le dieu avait plutôt en vue les ennemis que les Athéniens. Là-dessus H leur conseillait de Èè pn parer à un combat naval , parce que les va'^sseaux étaient le mdr de bois. Les Athéniens décidèrent que l'avis de Thémistocles éiaîl préférable à celui des interprètes dci oracles, qui dlssud'laieni le combat naval, et même en général toute sor ( e de résistance, et conseillaiont d'abandonner l'Aftique, et de faire ailleurs un nouvel établissement. *
CXLIV. Anférîeureftient à cet avis, Thémistoclcs eti avait ouA'ert un autre qui se trouva excellent dans ta conjoncture actuelle. II y avait dans le trésor public de grandes ricbes*ses provenant des mines de Laurium. On était snr le point de les distribuer à tous les citoyens qui avaient atteint Tâgede puberté, et chacun d'eux aurait reçu pour sa pai't dix drachmes *. Thèmistocles persuada aux Athéniens de ne point Faire cette di^tribution , et de construire. a\ec cet argent deux cents vaisseaux pour la guerre, entendant, par ces mots, la guerrequ'on avait à soutenir contre les Éginètes. Cette guerre fut alors le salut de la Grèce, parce qu'elle força les Athéniens à devenir marins. Ces vaissf*aux ne servirent pas à l'usage auquel on les avait destinés, mais on les employa fort i propos pour les besoins de la Grèce. Ils se trouvèrent faits d'avance, et il ne fallut plus y
* 9 Kv. de notre monnaie.
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en ajouter que quelques autres. Ainsi, dans un conseil tenu après qu'on eut consulté Torade, il fiitréiolu que, pour obéir au dieu, toute la nation , de conceil avec ceux d'entre Its Grecs qui voudraient se joindre à elle , attaquerait par mer les Barbares qui venaient fondre sur la Grèce. Tels ftirent les oracles rendus auîî Athéniens,
CXLV. Les Grecs les mieux întentionn& pour la patrie s'assemblèrent en un même lieu, H après s'être entre-donné la foi , et avoir délibéré entre eux , il fut convenu qu'ava^^ tout oîi se réconcilierait, et que de part et d'autre oh ferait la paix ; car dans ce ien)ps-Ià la guerre était allumée entre plusieurs villes, mais celle des Athéniens et des Ëginètes était la plus vive.
Ayatit ensuite appris que Xerxès étaità Sardes avec son armée, ils fiireut d'avis d'envoyer eu Asie des espions pour s'instruire de ses projets. Il fut aussi résolu d'envoyer des ambassadeurs, les ans à Argos, pour se liguer avec les Argîens contre les Perses ; les autres en Sicile à Gélon, fils de Dinomènes; d'autres en Corcyre, pour exhorte r les Corcyréens à donner du secours à la Grèce ; et d*autres en Crète» Ifs avaient par-là dessein de réunir, s'il était possible, le corps hellénique , et de faire unanimement les derniers eflbrts pour écarter les dangers dont tous les Grecs étaient également menacés. La puissance de Gélon passait alors pourirès-considérabte, et il n'y avait point d'état en Grèce dont les forces égalassent celles de ce prince. .
CXLVr. Ces résolutions prises, et «'étant récottdliés les ufis les autres , ils envoyèrent d'abord trois espions en Asie. Ceux-ci examinèrent à leur arivée les forces de Xerxès ; mais ayant été surpris, les généraux de l'armée de terre les condamnèrent à mort, et on les conduisit au supplice, après les avoir mis à la torture. Aussitôt que XerxèS en eut été mstmlt, il blâma la conduite de ses généraux, et surle-champ il dépêcha quelques-uns de ses gardes, avec ordre de lui amener les trois espions s'ils vivaient encore. Les gardes, les ayant trouvés vivants, les menèrent au roî. Ce prince , ayant appris le sujet de leur voyage, ordonna à »es gai*des de les accompagner partout , de leur foire voir toutes ses troupes . tant Tinfan-
SBO
HISTOIRE D'HÉRODOTE
terie que ia cavalerie ; et après que leur curiosité aurait été satisfaite » de les renvoyer sains et sauFs dans le pays où iisvoudraienl^aller. Eu donnant c^ ordres, il ajouta que si on faisait périr ces espions, les Grecs ne pourraient être instruits d'avance de la grandeur de ses forces, qui étaient au-dessus de ce qu'en publiait la renommée, et qu'en faisant mourir trois bommes, on ne ferait pas grand mal aux ennemis. Il pensait aussi qu'en retournant dans leur pays, les Grecs, instruits de Téiat de ses affaires, n'attendraient pas l'arrivée des troupes i^v se soumettre, et qu'ainsi il ne serait plus nécessaire de se donner la peine de conduire une armée contre eux.
CXLVII. Ce sentiment ressemble à cet autre du même prince. Tandis qu'il était à Abydos, il aperçut des vaisseaux qui , venant du Pont- Euxin, traversaient THellespont pour porter du blé en Égine et dans le Péloponèse^ Ceux qui étaient auprès de lui, ayant appris que ces vaisseaux appartenaient aux ennemis, se disposaient à les enlever, et, les yeux attachés sur lui, ils n'attendaient que son ordre, lorsqu'il leur demanda où allaient ces vaisseaux, c Sei- 1 gneur, répondirent-ils, ils vont porter du blé
> à vos ennemis. — £h bien! reprit-il, n'allons- • nous pas aussi au même endroit chargés, enf tre autres choses, de bled? Quel tort nous
> font-ils donc en portant des vivres pour
> nous? »
Les espions , ayanlété renvoyés, revinrent en Europe après avoir tout examiné.
CXLVIII. Aussitôt après que les Grecs confédérés les eurent fait partir pour l'Asie, ils envoyèrent des députés à Argos. Voici , selon les Argiens , comment se passèrent les choses qui les concernent. Ils disent qu ils eurent connaissance dès les commencements des desseins des Barbares contre la Grèce; que, sur cette nouvelle , ayant appris que les Grecs les solliciteraient de leur donner du secours contre les Perses, ils avaient envoyé demander au dieu de Delphes quel parti devait leur être le plus avantageux, car depuis peu les Lacédémoniens, commandés par Cléomènes, fils d'Auaxandrides, leur avaient tué six mille hommes *}
* Voyez cf-dessds, Ut. ti, S LXXTur, Lxxtx/LXXXy