PREMIÈRE PARTIE
Lorsque je pense à vous, ô mes sages aïeux !
Je me sens élevé jusqu'au plus haut des cieux.
Là , dans l'immensité des sources éternelles
De la solide gloire et du constant bonheur ,
Je vois avec transport vos âmes immortelles,
Pour prix de leurs vertus , pour prix de leur valeur,
De délices toujours nouvelles
Goûter l'ineffable douceur.
Si , malgré mes défauts et mon insuffisance ,
Les décrets de la Providence M'ont placé sur la terre au plus sublime rang , C'est parce que je suis de votre auguste sang. Je ne saurois marcher sur vos brillantes traces ; Mais mes soins assidus, mon respect, mes efforts,
Prouveront aux futures races Qu'au moins j'ai mérité de vivre sans remords.
C'est au nom de l'empereur que les musiciens chantent cet hymne. Cette première partie finie , l'empereur se prosterne à trois reprises différentes , frappe à chaque reprise trois fois la terre du front , fait les libations et les offrandes qui consistent en viandes et en parfums que l'on brûle. Pendant les cérémonies de ce triple sacrifice, les musiciens chantent la seconde partie que voici.