‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 117 sur 252 · TULLE · texte numérisé non relu

TULLE

Non, levez- vous, mon père ; Je fiûs ce qu'en ma place un bon pjince doit faire. Un si rare service et si fort important Veut rhonneur le plus rai*e et le plus éclatant : Vous en aviez déjà sa parole pour gage ; Je ne Tai pas voulu dififêrer davantage.

J'ai su par son rapport, et je n'en doutois pas, Comme de vos deux fils vous portez le trépas; £t que, déjà votre âme étant trop résolue, Mia consolation vous seroit superflue :

Mais je viens de savoir quel étrange malheur D'un fils victorieux a suivi la valeur.

Et que son trop d'amour pour la cause publique Par ses mains à son père ôte une fille unique, Ce coup est un peu rude à l'esprit le plus fort. Et je doute comment vous portez cette mort.

LE VIEIL HORACE

Sire, avec déplaisir, mais avec patience.

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