‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 119 sur 252 · ACTE V, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE II

N'intéresse en la mort d'un gendre, ou d'un beau-frère.

Et qui ne soient forcés de donner quelques pleurs,

Dans le bonheur public, à leurs propres malheurs:

Si c'est ofl^ser Rome, et que l'heur de ses armes

L'autorise à punir ce crime de nos larmes,

Quel saag épargnera ce barbare vainqueur

Qui ne pardonne pas à celui de sa sœur.

Et ne peut excuser cette douleur pressante

Que lamort d'un amant jette au cœur d'une amante,

Quand, près d'être éclairés du nuptial flambeau,

Elle voit avec lui son espoir au tombeau ?

Faisant triompher Ronie, il se l'est asservie ;

11 a sur nous un droit et de mort et de vie ;

Et nos jours criminels ne pourront plus durer

Qu'autant qu'à sa démence il plaira l'endurer.

Je pourroîs ajouter aux intérêts de Rome,

Combien un pareil coup est indigne d'un homme ;

Je ptmnois demander qu'on mit devant vos yeux

Ce grand et rare exploit d'un bras victorieux.

Vous verriez un beau sang^ pour accuser sa rage,

D'un frère à cruel rejaillir au visage ;

Vous verriez des horreurs qu'on ne peut concevoir ;

Son âge et sa beauté vous pourroient émouvoir.

Mais je hais ces moyens qui sentent l'iEurtifice.

Vous avez à demain remis le sacrifice ;

Pensez-vous que les dieux, vengeurs des innocents,

D'une main parricide acceptent de l'encens ?

Sur vous ce sacrilège attireroit sa peine ;

Ne le considérez qu'en objet de leur haine ;

Et croirez avec nous qu'en tous ces trois combats

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Défaidcz-ToaS) Hiwace.

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A q[Boî bon me dèiesdiv?

Tous SLvez Tactioii, toqs la toks d'enteadre ; Ce que tous en croyez me doit être vue In.

Sire, on se défend mal contre Tavis dHm roi ; Et le pins innocent derient souvent coupable Qaand aux yeux de son prince il paroit rcmdnmnibk; C'est crime qu'enTcrs Ini se vonloir excuser; Notre sang est son bien, il en peut disposer; Et c'est à nous de croire, alors qu'il en dispose. Qu'il ne s'en prive point sans une juste cause. Sire, prononcez donc, je suis prêt d'obéir; D'autres aiment la vie, et je la dois baïr.

Je ne reproche point à l'ardeur de Valère Qu'en amant de la sœur il accuse le frère : Mes vœux avec les siens conspirent aujourd'hui; Il demande ma mort, je la veux comme lui.

Un Mcul point entre nous met cette diffi&rencïe, Uue mon honneur par là cherche son «ssuraoec^

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