‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 152 sur 252 · CINNA, MAXIME · texte numérisé non relu

CINNA, MAXIME

MAXIME

Vous ne semblez pennfl

CINNA

Ce n'est pas sans sujet

MAXIME

Puis-je d*un tel chagrin savoir quel est Tobjet ?

CINNA

jkulie et César. L'un et l'autre me gêne ; L'un me semble trop bon,- l'autre trop inhumaine. Plût aux dieux que César employât mieux ses soins, Et s'en fît plus aimer, ou m'aim&t un peu moins ! Que sa bonté touchât la beauté qui me charme. Et la pût adoucir comme elle me désarme ! ^

Je sens au fond du cœur mille remords cuisants. Qui Qsndàit à mes yeux tous ses bienfeits présents. Cette Êiveur si pleine, et si mal reconnue.

Par un mcutel reproche à tous moments me tue : Il me semble sur-tout incessamment le voir Déposer en nos mains son absolu pouvoir.

Écouter nos avis, m'applaudir, et me dire :

*' Cinna, par vos conseils je retiendrai l'empire; '' Mais je le retiendrai pour vous en faire part." Et je puis dans son sein enfoncer un poignard î Ah! plutôt. . . . Mais, hélas! jMdolâtre Emilie; Un serment exécrable à sa haine me lie ; L'horreur qu'elle, a de lui me le rend odieux ;

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