‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 153 sur 252 · TOM. II. E · texte numérisé non relu

TOM. II. E

36 6INNA.

Des deux côtés j'otfense et ma gloiie et les dieux;

Je deviens sacrilège, ou je suis parricide;

Et vers l'un ou vers Pautre il fimt être peifide.

MAXIME

Vous n'aviez point tantôt ces agitations ; Vous paroissiez plus ferme en roê iBtaitioB8i Vous ne sentiez au cœur ni remords ni r^iroche.

CIMNA.

On ne les sent aussi qua quaad le coup approche; £t Ton ne reconnoit de semUables iariÊk»

Que quand la main s'apprête à venir aux effets. L'âme, de son dess^ jusque-là possédée^ S'attache aveuglément à sa première idée :

Mais alors quel esprit n'en devient point trouUé ? Ou plutôt quel esprit n'en est p<Hat accablé ? Je crois que Brute même, à tel point qu'on le prises Voulut plus d'une fois rompre son entreprise ; Qu'avant que de frapper elle lui fit sentir Plus d'un remords en Pâme, et plus d'un r^^tir.

MAXIMS.

Il eut trop de vertu pour tant d'inquiétude : Il ne soupçonna point sa main d'ingratitude ; Et fut contre un tyran d'autant plus animé, Qu'il en reçut de biens et qu'il s'en vit aimé. Comme vous T imitez, &ites la même chose ; Et formez vos remords d'une plus juste cause. De vos lâches conseils, qui seuls ont arrêté Le bonheur renaissant de notre liberté ; C'est vous seul aujourà'hui qui vous l'avez ôtée: De la maiu de Césai' Brute l'eût acceptée,

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