‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 192 sur 252 · ACTE I, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE III

PAULINE

Ecoute : mais il faut te dire davantage,

Et que, pour mieux comprendre un si triste discours,

Tu saches ma foiblesse et mes autres amours.

Une femme d^honneur peut avouer sans honte <«

Ces surprises des sens que la raison surmonte :

Ce D^est qu'en ces assauts qu'éclate l'a vertu ;

Et Ion doute d'un cœur qui n'a point combattu.

Dans Rome, où je, naquis, ce malheureux visage

D'un chevalier romain captiva le courage,

Il s'appeloit Sévère. Excuse les soupirs

Qu'arrache encore un nom trop cher à mes désirs.

' STRATONICE

Est-ce lui qui naguère, aux dépens de sa vie. Sauva des ennemis votre empereur Décie, Qui leur tira mourant la victoire des mains.

Et fit tourner le sort des Perses aux Romains : Lui qu'entre tant de morts immolés à son maître On ne put rencontrer, ou du moins reconnoître ; A qui Décie enfin pour des exploits si beaux Fit si pompeusement dresser de vains tombeaux ?

PAULINE

Hélas! c'étoit lui-même; et jamais notre Rome N'a produit plus grand cœur ni vu plus honnête

homme.

Puisque tu le connois, je ne t'en dirai rien ; Je l'aimai, Stratonice ; il le méritoit bien. Mais que sert le mérite où manque la fortune ? L'un étoit grand en lui, l'autre foible et commune : Trop invincible obstacle, et dont trop rarement

POLYEUCTE

La. digue m

Dis plutôt d'une indiicne et folle résiitaiii (Jiiclijue fruit i|u'uDe filk en puisse recae Ce u'eat nue vertu que pour qui veut Uâ\ P&nQÏ ee CT^ond amour que j*avois poui J'uIliMidoia un époux de II main de mnn j Toujours prête à le prendre; et jamiÙB m N'avoua de mes yeux l'umable trahigan.

1] po&sédojt mon eicur, mcâ déâtre, ma pc Je ue lui cachois point combien j'étois bit KoBE soupirinna entemlile et pleurions no Mais au lieu d'espénuiee il u'atoil que di Kt, malgré det «oupiis si doux, ai favoral Mon përc et mon devoir Étoicnt inexombl EaBn je quittai Rome et ce par&jt omaiil Pour suivie ici mou père et son gonvcrna Et lui désespéré s'en alla dans l'armée Chercher d'un beau trÉpas l'illustre renoi Le rcslc, tu le sois. Mon abord eu ces lie Me Ht voir Puljeuctc, et je plus à ses feu Et comme il est ici k chef de la noblesse.

Mon père fut ravi qu'il me prit pour maît Et paj son alliance il se crut assuré D'être plus redoutable et plus considéré ; H approuva sa flamme, et conclut l'hyméi Et mui, comme à ton lit je me vis deslinèi Je donuiii pitr devoir i son aOëutioD

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