‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 227 sur 252 · ACTE IV, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE III

Une flamme toute divine ;

Et je ne regarde Pauline

Que comme un obstacle à mon bien.

Saintes douceurs du ciel, adorables idées, Vous remplissez un cœur qui vous peut recevoir : De vos sacrés attraits les âmes possédées Ne conçoivent plus rien qui les puisse émouvoir. Vous promettez beaucoup, et donnez davantage: Vos biens ne sont point inconstants ; Et rheureux trépas que j'attends Ne vous sert que d'un doux passage Pour nous introduire au partage Qui nous rend à jamais contents.

C'est vous, ô feu divin que rien ne peut éteindre,

Qui m.'allez &ire voir Pauline sans la craindre.

Je la vois : mais mon cœur, d'un saint zèle enflammé,

N*en goûte plus l'appât dont il étoit charmé ;

Et mes yeux, éclairés des célestes lumières.

Ne trouvent plus aux siens leurs grâces coutumières.

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