D. FERNAND, D. ARIAS, D. SANCHE, D. ALONSE
D. FERHAHD.
Le comte est donc si vain et si peu raisonnable ! Ose-t-il croire encor son crime pardonnable ?
D. ARIAS
Je Tai de votre part long-temps entretenu ; J'ai fait mon pouvoir, sire, et n'ai rien obtenu.
D. FKRNAND.
Justes cieux ! Ainsi donc un sujet téméraire
A si peu de respect et de. soin de me plaire !
Il offense don Diègue, et méprise son roi !
Au milieu de ma cour il me donne la loi !
Qu'il soit brave guerrier, qu'il soit grand capitaine,
Je saurai bien rabattre une humeur si hautaine :
Fût-il la viûeur même et le dieu des combats,
Il verra ce que c'est que de n'obéir pas.
Quoi qu'ait pu mériter une telle insolence.
Je l'ai voulu d'abord traiter sans violence :
Mais, puisqu'il en abuse, allez dès aujourd'hui.
Soit qu'il résiste ou non, vous assurer de luL