ACTE U, SCENE V
HBor impitoyable à ma perte s'obstine,
lit qu'il m'aime encore alors quMl m'assassine.
CURIACE
les pleurs d'une amante ont de puissants discours! u'un bel œil est fort avec un tel secours !
mon coeur s'attendrit à cette triste vue !
instance contre elle à regret s'évertue.
taquez plus ma gloire avec tant de douleurs, ûssez-moi sauver ma vertu de vos pleurs ; ma qu'elle chancelle et défend mal la place, je suis votre amant, moins je suis Curiace :
le d'avoir déjà combattu l'amitié, icroit-elle àr-la^fois l'amour et la pitié ?
z, ne m'aimez plus, ne versez plus de larmes j'oppose l'o^nse à de si fortes armes ; ke défendrai mieux contre votre courroux ; pour le mériter, je n'ai plus d'yeux pour vous. ;ez-vous d'un ingrat, punissez un volage .... s ne vous montrez point sensible à cet outrage ! 'ai plus d'yeux pour vous, vous en avez pour moi ! ànt-il plus encor? je renonce à ma foi.
>nreuse vertu dont je suis la victime, )eux-tu résister sans le secours d'un crime ?
CAMILLE
àis point d'autre crime, et j'atteste les dieux
iu lieu de t'en haïr je t'en aimerai mieux:
, je te chérirai tout ingrat et perfide,
«sse d'aspirer au nom de fratricide.
rquoi suis-je Romaine ? eu que n'es-tu Romain ?
s préparerois des lauriers de ma main,
Je t'encouragerois au lieu de te distraire.
Et je tetraiterois comme j'ai fait mou frère. Hélas! j'étois aveugle en mes vœux aiyourd'hui: J*en ai fait contre toi quand j'en ai fait pour luL Il revient ; quel malheur, si Pamour de sa femme Ne peut non plus sur lui que le mien sur ton âme !