MASSÉNA
Voici d'abord celui de “Masséna,” vache Jersey du célèbre troupeau de Madame Jones, de Brockville, Ontario. Cette vache a donné à sa maîtresse jusqu'à 640 Ibs de beurre dans un an La simple mention de ce fait suffit pour faire son éloge. Elle présente, à 7 points près, ia perfection des formes et des marques d'une bonne laitière.
Puis voici le portrait de “ Pauline Paul,” vache Holstein (2199 H. H. B.), appartenant à M. D. F. Wilber, Onéonta, N.Y. Cette vache, à laquelle on donne aux Etats-Unis le titre de “ Reine des beurrières du monde,” a produit en 365 jours consécutifs, 1154 livres de beurre.
| il lui
er une n'a pas prter à animal agérer d’une érisent rtraits J PAULINE PAUL.
S En face de ces deux types à peu près parfaits, il va nous être facile de : relever toutes les marques extérieures des bonnes vaches à lait. (1) ï TÊTE—Chez une bonne vache laitière, la tête est délicate, d'apparence féminine, sèche, armée de cornes fines, non seulement effilées, mais fines à l'endroit où elles s’attachent au crâne.
Cou.—Le cou de la bonne laitière est mince et délié. EPaULxs.—Les épaules sont etfacées en avant, au point où elles se relient au cou.
Fanox.-—Ce repli de peau et de chair qui, chez le bœuf et les grosses vaches de boucherie, descend de la gorge entre les pattes de devant, est à peu près gore s P p complètement absent chez la bonne vache laitière. Au point de vue des marques de la tête, du cou, des épaules et du fanon, comparez “ Dido ” et “ Dora” d’une part, “ Ethel ” et “ Masséna ” de l’autre. POITRINE.—On a coutume de comparer une bonne laitière, quant à son apparence extérieure, à un coin ou plutôt à une bouteille de soda water. En u de effet, si l'on considère une bonne laitière comme ‘“ Masséna,” vue de côté, on voit resse qu’elle a l’avant-train beaucoup moins développé, plus mince d'une manière pour générale que l’arrière-train. Du moment qu'on dépasse la ligne qui sépare les b des épaules de la cavité de la poitrine, on voit la carcasse prendre du développement. La bonne laitière a la poitrine très développée, et, comme on le dit, par une comparaison juste, la carcasse en baril. Quand on connait la physiologie de la .B) production du lait, on comprend patfaitement comment il doit en être ainsi chez .B,), onne ————— 2 a = — — — Fr 365 (1) Pendant que M. Chapais explique ces ‘ marques,” M. Castel fait apparaître sur
l'écran, au fur et à mesure qu'elles sont nommées, les vaches mentionnées par le conférencier.
la bonne laitière. Il est reconnu que le lait de la vache se forme de son sang. Beaucoup de lait suppose donc beaucoup de M et conséquemment des vaisseaux sanguins bien développés. Chez la bonne laitière, le cœur et les poumons qui constituent avec les artères et les veines l'appareil circulatoire du sang sont donc très développés, et étant contenu dans la poitrine, demandent que celle-ci offre une grande cavité, un grand espace pour les loger. De là cette forte carcasse, ou baril, quo trouve toujours chez la bonne vache laitière. (Voir encore “ Masséna” et la comparer à “ Olive.”)
Côres.—Un des bons signes de bonne laitière, c'est l'espacement des côtes. Il est évident que si la charpente de la poitrine est bien développée, comme on l'a dit plus haut, cela amène l’espacement des côtes qui s'écartent les unes des autres pour former une plus grande cavité à l'usage du cœur et des poumons, En passant la main sur les côtes de la bonne laitière, on sent donc que les muscles occupent un espace vide assez considérable entre chaque côte, et la chose se voit très bien, mêine à l'œil, chez une vache pas trop grasse comme celle dont voici le portrait.