PIS. GLANDE MAMMAIRE
Les veines du lait sont bien visibles chez ‘ Masséna ” et chez “ Pauline
Paul,” que nous vous avons fait voir précédemment, mais on les voit mieux chez “De Kol 2nd Pauline”, qui mérite de vous être montrée, non seulement à cause de cette particularité, mais aussi comme une vache fort remarquable pour la production du lait et du beurre ; et, de plus, comme un exemple frappant des effets de l’hérédité.
DEKOL 2ND PAULINE,
“De Kol 2nd Pauline” est la propriété de MM. Henry Stevens & fils, de Lacona, N.Y. Elle détient le record officiel des vaches de 4 ans, ayant donné en une semaine 24.-148 livres de beurre, à 807 de gras. Ce record n'a rien de surproaate quand on sait que “ De Kol 2nd Pauline ” descend à la fois de “ Pauline
aul,” que vous avez vue il y a un instant (voir page 15), et de “ De Kol 2nd, que vous verrez bientôt (voir page 19).
PORTES OU FONTAINES DU LAIT.—Les veines du lait, dont je viens de parler’ sortent de la poitrine de la vache par deux trous qu'on appelle, encore improprement, portes ou fontaines du lait. Il est évident que plus les veines du lait sont grosses et bien développées, plus les trous qui les laissent passer doivent être gros. C'est ce qui explique pourquoi les portes du lait sont un excellent signe de bonne laitière, quand elles sont grandes.
QUEUE.—Une bonne laitière a toujours la queue fine, longue et souple. Chez la vache de boucherie, formée d'os (qu’on appelle vertèbres) très courts et gros, fortement attachés les uns aux autres, la queue est grosse, raide et courte. Chez la bonne laitière, les vertèbres de la queue étant longues, fines et liées lâchement les unes aux autres, cette queue est longue, fine et souple. (Voir “ Pauline Paul” et autres bonnes laitières). Quant à la longueur, on a constaté que les bonnes laitières, ont, le plus souvent, une queue dont la dernière vertèbre dépasse d’un pouce et demi à deux pouces la pointe du jarret. Cette finesse des os de la queue, de même que celle de tous les os de la charpente de la bonne Litière, est due à un tempérament qui lui fait utiliser la nourriture principalement pour la production de tissus lâches et de liquides, plutôt que pour la formation de gros os.
PaTTEs.— Elles sont, chez la bonne laitière, fines, sèches et courtes, tellement que chez quelques-unes les trayons ont leur extrémité seulement à dix pouces de terre.
Pis.-—Voilà la partie de la vache laitière qui mérite le plus d'attirer notre attention, puisque c’est le laboratoire dans lequel se fait le lait; chez la bonne laitière, le pis doit être d’abord gros, bien développé, se prolonger en s’arrondissant sous le ventre en une belle ligne courbe et remonter haut entre les cuisses, qui doivent naturellement être écartées, afin de lui donner de l’espace lorsqu'il est plein. Les quartiers de ce pis sont bien développés aussi, ce qui fait que les trayons sont bien espacés.