‹ Choléra et peste dans le pelerinage musulman, 1860-1903Chapitre 17 sur 69 · Conférence de Paris · texte numérisé non relu

Conférence de Paris

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tion de l'eau potable est aujourd'hui résolue à Djeddah. »

Cette affirmation a été lancée il y a près de dix ans : qu'a-t-on fait depuis ce moment? Dès le mois de mars 1895 — c'est-à-dire huit mois après la clôture de la Conférence — nous lisons ceci 1 : « Ce qui empêche l'exécution d'un aussi bon projet, c'est l'influence des propriétaires de citernes qui préfèrent emplir leurs poches que de laisser sauvegarder la vie de leurs semblables. »

De 1895 à 4898 on ne parle plus de la question de l'eau, elle semble enterrée; mais en 1898 la peste éclate à Djeddah et l'inspecteur général y est envoyé en mission. Dans son rapport2 il rappelle l'historique précédent, et ajoute : « Les citernes recueillent avec l'eau de pluie les détritus et les immondices laissés par les pèlerins et les animaux autour des murs extérieurs de la ville. » Ce rapport n'eut pas plus de résultats que les précédents.

En 1899, les consuls résidant à Djeddah, émus de la continuation d'un état de choses aussi défectueux, se réunirent pour tenter une action commune auprès des autorités locales ; une nouvelle idée fut émise : puisqu'on arrêtait Feau du dehors amenée par des canalisations, il serait peut-être préférable d'en chercher dans l'intérieur cle la ville en y creusant des puits.

Donc, en octobre 1900, deux mécaniciens envoyés de Constantinople se mettent à creuser le sol ; un premier forage est pratiqué à environ quarante mètres du bord de la mer, mais ne donne aucun résultat. Un deuxième puits est alors creusé tout en haut de la ville, à côté de l'hôpital : à dix-sept mètres de profondeur et entre deux lits de pierre, on rencontre une eau légèrement

1. Dr Yeronimakis. Rapport au Conseil supérieur de santé de Constantinople, 1895.

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