C. — - Narcotiques
Opium, — Ce médicament a été employé sous toutes les formes, administré par toutes les voies ; à l'extérieur en application sur les vésicatoires; à l'intérieur par la bouche et par l'anus.
Prodigué d'abord dans toutes les périodes de la maladie, il a produit quelquefois de fâcheux résultats; administré à doses fractionnées soit au début, soit après la réaction, il a diminué l'abondance des évacuations, calmé les douleurs abdominales et la violence des crampes.
186 ou CHOLÉRA-MORBUS.
i** Sirop diacode, — Dans le choléra sporadique, employé sous les formes les plus douces et à des doses souvent minimes, il est généralement utile; on a pu voir par les observations que je publie (p. 35 et suiv.) que j'en ai constamment obtenu de bons effets; il m'a suffi de oO ou 00 grammes de sirop diacode, de quelques pilules de 2 à 3 centigrammes d'extrait gommeux pour arrêter les vomissements et la diarrhée, calmer les crampes et les douleurs viscérales.
2° Extrait gommeux, — La plupart des praticiens regardent dans la période de début l'opium comme un médicament héroïque, et plusieurs même le considèrent comme spécifique.
Administré en pilules, à la dose de 2 à 3 centigrammes toutes les deux heures, il fait le plus souvent cesser les vomissements et les crampes dont ils s'accompagnent, et l'état de malaise et d'anxiété épigastriquc qui tourmenle cruellement les malades. Dans la phlegmorrhagie et la période cyanique, on a oblenu par cette préparation une diminution assez rapide des évacuations et des crampes.
S*" Laudanum. — Selon l'intensité des cas on doit donner l'opium à doses plus élevées et plus rapprochées. Les préparalions liquides sont préférables à la forme solide, l'absorption en étant plus prompte et plus complète.
Le laudanum de Rousseau, les sels de morphine en solution sont en général regardés comme très avantageux. Le laudanum de Sydenham est employé surtout en lavements par beaucoup de praticiens ; son véhicule alcoolique me ferait préférer l'emploi des autres préparations, du moins par la bouche, dans les
CHOLÉRA ÉPIDÉiMIQUE. i87
cas légers, comme dans le choléra sporadique; le sirop diacode me semble alors suffisant et préférable.
Le laudanum de Sydenham peut être donné à la dose de quinze à trente gouttes dans une petite quantité de véhicule, deux fois en deux heures, et celte administration peut être recommencée au bout de huit à dix heures, de manière à faire prendre dans les vingt-quatre heures quatre fois de quinze à trente gouttes de cette liqueur (Briquet). Récamier l'a employé ainsi en 1832, mais il n'en portait la dose qu'à huit ou dix gouttes.
On peut en même temps, selon Récamier et M. Briquet, doimer dans la journée quatre quarts de lavement avec six à quinze gouttes chaque fois.
Cependant si, au second jour de traitement, les accidents ne cessent pas, il faut, selon M. Briquet , tout en suivant la même médication, diminuer la dose des narcotiques et substituer aux lavements opiacés les solutions d'alun à 2 ou 3 grammes par lavement ou l'extrait de ratanhia de 6 à 12 grammes (voy. les mots Jlun et Ratanhia),
Si à la fin du second jour une modification avaiitageuse n'est pas produite, il faut avoir recours au vomitif par l'ipécacuanha (voy. ce mot, p. 179).
Si, avant que le médecin arrive, dit Sydenham, le vomissement et les déjections qui auront continué durant plusieurs heures se trouvent avoir tellement épuisé les torces du malade, que les extrémités soient froides, alors, sans s'amuser à aucun autre remède, il faut recourir incessamment au laudanum, comme à la dernière ressource, et le donner non seulement pendant le vomissement et la diarrhée, mais encore quand
188 DV ClfULKRA-MOnilUS.
ils ont cessé, et le continuer tous les jours, matin et soir, jusqu'à ce que le malade ait repris ses forces et qu'il soit guéri. [Médecine pratique^ édition de VEncyclop. ■médicale, p. 105.)
En dissolution et à fortes doses dans les potions stimulantes, l'opium est souvent rejeté, et l'on a précisé difficilement la quantité ingérée. 11 suspend, en général, avec assez de rapidité les évacuations. Le laudanum de Sydenham pur a produit les mêmes effets; mais il ne favorise nullement la réaction pour laquelle il faut employer les stimulants. Employé concurremment avec eux, c'est, selon M. Gendrin, un moyen précieux dans la première période ; il prévient le rejet des stimulants et en favorise ainsi l'action. C'est dans cette vue que ce praticien a continué à faire usage de l'opium , à haute dose, dans la période cyanique, et souvent même, dans la période phlegmorrhagique, mais avec plus de réserve.
M. Sandras paraît craindre qu'il ne détermine plus tard des accidents cérébraux typboïques. Cette opinion est combattue par M. Gendrin en ces termes :
On a attribué à l'opium, dit ce médecin, les accidents comateux qui se manifestent si fréquemment dans la coction du choléra, et qui sont le résultat d'une métastase cérébrale, mais l'observation m'a fait voir un très grand nombre d'affections comateuses dans le service des médecins qui ne faisaient aucun usage de l'opium , je n'ai eu moi-même qu'un très petit nombre de métastases, et ce n'était pas sur ceux qui avaient pris la plus grande dose d'opium qu'elles se sont présentées; il y a eu toujours un intervalle de deux cL trois jours et même plus, entre la fin des acci-
CHOLÉRA ÉPIDÉMIQUK. 189
dents cyaniques et l'invasion du coma, et par conséquent entre la fin de l'administration de l'opium et le début des accidents que Ton attribue à ce médicament.
Du reste, la dose la plus élevée à laquelle M. Gendrin ait administré l'opium , a été de 6 grammes de laudanum de Sydenham, dose qui équivaut à 30 centigrammes d'opium pur par jour. Aussi longtemps que les malades restent dans la période cyanique, on n'observe aucune trace d'effet narcotique; les effets immédiats consistent uniquement en la suppression des accidents phlegmorrhagiques.
Ces observations concordent parfaitement avec celles que nous avons eu occasion de faire et que nous avons déjà signalées dans l'article relatif au traitement du choléra-morbus sporadique. On peut voir (p. V2) l'action vraiment merveilleuse de l'opium pour calmer les accidents et supprimer les évacuations, et la nullité de son action narcotique tant que les accidents ne sont pas calmés.
Nous sommes heureux, d'ailleurs, de voir notre opinion partagée par un praticien distingué, et de pouvoir encore la confirmer par celle du célèbre professeur du collège de France, dont nous croyons devoir rapporter les paroles. Ce rapprochement nous paraît très instructif et réhabilitera peut-être ce puissant moyen dans l'esprit de ceux qui en redoutent l'emploi.
« On ne peut douter, dit M. Magendie, que l'emploi du laudanum, mêlé à des boissons aromatiques, à l'alcool même, n'ait été fort utile. En Angleterre, j'ai vu de très bons effets du laudanum donné à des doses que nous n'employons pas ici; j'ai vu adminis-
Irer trois t'ois 50 gouttes de laudanum à une heure d'intervalle. Les malades s'en sont bien trouvés; ils ont eu un délire, des rêvasseries; ils ont vu des fantômes; ils ont dormi plusieurs jours ; mais la question n'était pas de dormir ou de voir des fantômes; elle était de vivre ou de mourir de la maladie. J'ai vu qucUjucfois des cholériques traités de celle manière revenir à la santé au bout de deux ou Iroisjours.» {Leçons au collège de Fronce, p. 20'?.)
Nous n'avons pas besoin de répéter après I\I. Magendic que nous n'oserions employer le laudanum à la dose de cent cinquante gouttes en trois fois à une heure d'intervalle, ce qui pourrait être qualifié d'empoisonnement, et il est peu d'individus chez nous qui résisteraient à une quantité aussi forte, surtout si elle ne les faisait pas vomir.
Selon Récamier, l'opium et ses préparations ont été très utiles dans le début des accidents cholériques, mais associés à la menthe ou à l'élher; ainsi il est arrivé qu'une potion à base de laudanum ou de teinture d'opium, de sirop d'éther et d'eau de menthe, jointe à des sinapismes et des cataplasmes chauds sur le ventre et à l'infusion de camomille en boisson, a parfaitement conjuré les accidents de cholériques déjà refroidis.
En même temps qu'elles peuvent favoriser les vomissements, les préparations opiatiques calment les crampes et ordinairement le dévoiement.
Enfin, il ne faut jamais perdre de vue, avec les sujets dont on n'a pas l'habitude, que pour certaines constitutions, une goutte de laudanum même de Sydenham, est «n véritable poison.
CHOLÉRA ÉPIDÉMIQIÎK. 191
L'opium et ses préparations isolées ou combinées avec celle de la valériane, de rasa-fœlida, du quinquina, ont rendu de grands services dans le traitement des anomalies cholériques consécutives; il ne faut donc pas s'étonner que, dans certaines localités, on regarde l'opium comme un spécifique contre le choléra et se? accidents.
D'après M. Rayer, le cas qui met le plus on évidence l'efficacité du laudanum conire la diarrhée cholérique est précisément celui où elle ne s'accompagne d'aucun trouble sérieux des fonctions essentielles. I.a potion à quinze gouttes , administrée en une seule dose, l'arrête, en général, sur-le-champ; et si on la continue ensuite par doses fractionnées, il n^est pas rare de voir les selles disparaître complètement pendant deux, trois ou quatre jours.
C'est ce qui fait dire à M. Rayer, quand une diarrhée persiste ou. revient de temps en temps dans la convalescence : il faut que nous constipions ce malade; et toujours cet effet est produit par ce médicament continué pendant deux ou trois jours,
r< 11 y a eu de ces diarrhées qu'on ne conjurait qu'à force d'opium et qui reparaissaient aussitôt qu'on cessait de leur opposer ce remède; il a fallu, dans ces cas, continuer la potion laudanisée pendant dix, douze et quinze jours, bien que la diarrhée fût calmée en apparence.
» Le fait constant, dans l'administration de l'opium contre la diarrhée cholérique, c'est qu'une dose assez élevée (quinze gouttes de laudanum) donnée en une fois, a coupé instantanément le flux intestinal, et que des doses fractionnées, continuées ensuite, ont été né-
192 l)i; CHOLÉHA-MOIllJUS.
cessaires pour rendre cet effet durable. » [Moniteur des hôpitaux, 7 janvier 1854.)
4° Teinture thébaique, — S'il était besoin d'une preuve nouvelle pour montrer que les bons praticiens s'accordent ordinairement, nous pourrions citer à côté de l'autorité de M. Rayer celle de J.-P. Frank, qui préférait aussi dans le choléra l'opium à tous les remèdes. Si ce divin remède, disait ce célèbre médecin, a jamais été nuisible au début d'un véritable clioléra, ce n'est point en empêchant les évacuations, mais en arrêtant trop brusquement l'agitation convulsive du lube alimentaire qui peut être abandonnée à elle-même pendant quelque temps. Le médecin est presque toujours appelé trop tard ; à l'époque où l'on réclame son secours, l'occasion, qui échappe si aisément dans cette maladie, ne saurait être négligée ; il doit se hâter de prescrire les narcotiques. Le mélange de l'opium avec des substances désagréables au goût ou capables de fatiguer par leur quantité l'estomac déjà irrité, une dose trop forte de ce narcotique administré seul provoquent fréquemment le vomissement; on doit se borner à prescrire d'abord quinze gouttes de teinture thébaïque, ensuite dix gouttes de quart d'heure en quart d'heure jusqu'à ce que le vomissement cesse ; on donne ces gouttes sur du sucre ou dans une très petite quantité d'eau de mélisse ou d'eau commune. L'emploi du remède ne doit pas être suspendu aussitôt que les symptômes sont apaisés; à moins qu'il n'occasionne l'assoupissement, il doit être continué pendant quelques jours à de longs intervalles et à de moindres doses.
Les médecins anglais dans l'Inde donnent dès le
CHOLÉRA ÈPIDÉMIQUI:. lOo
débat, comme en Angleterre, le laudanum à doses très élevées, en y associant toujours le calomel. Ce traitement reconnu le plus avantageux dans le pays, est indiqué dans des circulaires que le gouvernement fait parvenir aux médecins de tous les navires qui arrivent dans rinde.
Voici, du reste, ce que dit à ce sujet le docteur William Scott dans son Traité complet du choléra de rinde (1831, traduction du docteur Blin , p. 198) : ^( Le premier remède indiqué dans la vue de calmer l'irritation gastrique et de dompter le spasme , est l'opium, sous forme solide ou fluide. Aucun autre médicament n'a été si universellement employé, aucun n'a aussi pleinement soutenu sa réputation dans le traitement du choléra. Dans le plus grand nombre des cas, chez les naturels, lorsqu'on l'a donné de bonne heure, c'est-à-dire avant qu'il y eût collapsus, et probablement aussi , quoique moins certainement, chez beaucoup d'Européens, dans les mêmes circonstances, de larges doses d'opium ont été, sans nul doute, accompagnées des succès les plus décidés. La constitution des naturels, d'après leur manière de vivre très simple, paraît plus docile aux effets appropriés des remèdes, et moins disposée que celle des Européens à une complication d'actions morbifiques; car lorsque l'opium a réussi chez eux, ce qui est arrivé dans le plus grand nombre des cas, la cure a été complète, et le malade retournait, en fort peu de temps, à ses travaux ordinaires. Pareille chose arrivait rarement aux Européens, dont le régime de vie rend la constitution moins propre à ressentir complètement
19^ 1)1 CHOLÉlîA-MOHbUS.
les effets de ropiiim, et plus susceptible de passera d'autres complications maladives. «
Faut-il attribuer à des causes pareilles les insuccès que beaucoup de médecins européens reprochent aux préparations opiacées? Quoi qu'il en soit, nous devons tenir compte des succès bien avérés que ce médicament a obtenus dans le pays natal du choléra, là où il sévit avec la plus grande violence, et ne pas rejeter inconsidérément une médication aussi fondamentale, et aussi généralement reconnue utile de temps immémorial.
La formule que nous publions (voy. le Formulaire) sous le titre de Potion indienne, et qui a été indiquée dès l'origine du choléra épidémique par un missionnaire anglais, fera juger, du reste, de la quantité d'opium qui peut être administrée : quatre-vingts gouttes de laudanum à la fois. M. le docteur Oliffe assure qu'à Calcutta une pareille mixture est préparée et gardée en provision dans chaque maison, de manière à pouvoir être administrée dès les premières atteintes du mal. On se borne souvent à remplir un verre à vin de Bordeaux avec un tiers de laudanum et deux tiers d'eau-de-vie. La proportion d'opium prise par des cholériques a été, dans certains cas, vraiment effrayante. On en a vu prendre jusqu'à 20 grammes de laudanum. Jamais, dans notre pays, on ne conseillerait un tel abus; mais il paraît certain aux médecins indiens que le laudanum et l'extrait thébaïque, pour être utiles, doivent être administrés à très haute dose, soit d'un seul coup, soit mieux encore, à doses fractionnées et très souvent répétées. (Tardieu, Leçons sur le choléra, p. 468.)
CHOLÉRA KPIDKMIQUE. 195
5° Morphine {acétate et chlorhydrate de), — Lugol employait de préférence l'acétate de morphine comme ayant les elTets les plus constants et les plus certains ; il le donnait contre les crampes en pilules à la dose de 1 à *2 centigrammes. M. Chomel, dans la période de réaction, combattait les vomissements et le hoquet en mettant là 2 centigrammes de celte substance sur la plaie d'un vésicatoire posé à l'épigastre.
M. le docteur Millet (de Tours) dit avoir aussi, dans bien des circonstances, fait appliquer sur la plaie d'un vésicatoire 1 à 2 centigrammes cVacétate de morphine, dans le but de faire cesser, soit le hoquet, soit les vomissements très opiniâtres. [Choléra épidémique^ Paris, 1851, p. 208.)
M. le docteur F. Gérard assure avoir employé y acétate de morphine avec tant de succès que, sur quatre-vingt-dix-neuf malades, il aurait obtenu quatrevingt-une guérisons! La dose, chez ses malades, a varié de 5 à 8 centigrammes par jour. (Gaz, méd.^ 1836, p. 633.)
M. Briquet a donné l'acétate de morphine sur des fragments de glace. (Voy. ce mot.)
M. Gendrin a employé à l'extérieur le chlorhydrate de morphine, par la méthode endermique, pour calmer le hoquet excessivement pénible, quoique, en général, de bon augure, qui se manifeste quelquefois pendant la réaction. J^a dose n'a pas excédé 5 centigrammes, appliquée aussitôt après avoir déterminé le soulèvement de l'épiderme avec l'ammoniaque. Il a fallu quelquefois répéter la dose le soir.
M. le docteur Handorgel s'est très bien trouvé de pratiquer une petite incision à la région épigastrique
196 DU cnoM':iiA-MOP.B us.
et d'y appliquer '2 à 5 centigrammes de celte substance. Immédiatement la chaleur reparaissait et les déjections alvines diminuaient considérablement.
G'' Thériaque. — Souvent utile à l'imminence ou au début des crises, quand il se manifeste des évacuations diarrhéiques séreuses non critiques, qui nuisent à la terminaison de la maladie par les sueurs et les urines. On la donne par la bouche ou en lavement.
7° Diascordium. — Mêmes indications, même emploi que la thériaque.
Après cet examen, que nous croyons complet, des trois médications pi'incipales que Ton a opposées au choléra-morbus, les saignées, les évacuants et les narcotiques, prescrits avec des indications diverses et dans un but souvent divergent par la presque unanimité des médecins français et étrangers , il nous reste à apprécier un nombre infini de médications ou de médicaments employés, soit à l'extérieur, soit à rintérieur. Ne voulant, autant que possible, laisser aucune lacune dans cette partie de notre ouvrage, nous avons cru que la méthode la plus naturelle, ou du moins la plus propre à faciliter les recherches, était l'ordre alphabétique. Nous allons donc, dans une espèce de Dictionnaire^ offrir l'examen de ces diverses substances, en portant un jugement motivé sur l'utilité ou la nullité d'avantages de chaque médicament. Cet article servira de transition entre l'appréciation des médicaments et l'indication thérapeutique la mieux appropriée à chaque période du choléra.
Toutes les parties du livre se toucheront ainsi, pour ainsi dire, et se compléteront l'une par l'autre. Après la description des épidémies, celle de la mala-
CHOLÉliA ÉPIDÉMIQUE. 197
die elle-même, soit sporadiqae, soit épidémique; après cela la prophylaxie et le traitement prophylactique ou préventif; puis les principales médications; puis les médications ou médicaments secondaires; puis le traitement des diverses périodes et des diverses formes de la maladie, et enfin le formulaire spécial, contenant un nombre très considérable de formules.
Nous n'aurons ainsi, nous l'espérons du moins, laissé en arrière aucune question; tous les essais plus ou moins importants tentés contre cette cruelle maladie se trouveront consignés avec étendue ou en quelques lignes, et l'on verra ainsi d'un coup d'œil tout ce qui aura été fait ; il nous a paru utile que ce travail fût exécuté par quelqu'un ; les praticiens y trou veront des indications nécessaires, et les médecins qui cherchent des voies nouvelles et peuvent avoir l'idée d'essayer de nouveaux médicaments, apprendront si des essais analogues n'ont pas été faits avant eux, et avec quel succès; appréciation utile aux malades non moins qu'aux médecins.
DICTIONNAIRE DE THERAPEUTIQUE