‹ Chorée et Grippe (A propos de 4 observations de chorée)Chapitre 4 sur 11 · LA CHORÉE DE SYDENHAM, MALADIE ORGANIQUE · texte numérisé non relu

LA CHORÉE DE SYDENHAM, MALADIE ORGANIQUE

Par la recherche des syndromes pyramidal et cérébelleux, on a essayé de démontrer la nature organique de la chorée. |

a) Syndrome pyramidal. — La flexion combinée de la cuisse et du tronc a été le premier symptôme organique signalé dans la chorée par Babinski. Ce signe, de même que les signes de Grasset-Gaussel, de Gordon,

4 — 2 — d'Oppenheim, de Schæffer, est assez fréquent dans la chorée. |

Le réflexe plantaire des orteils (signe de Babinski) traduit une lésion du faisceau pyramidal ; ce signe est noté au début de la maladie et il disparaît assez rapidement (Cassard). |

b\ Syndrome cérébelleux. — Les troubles de la synergie, de la coordination sont difficiles à percevoir, car les mouvements choréiques: gênent l’examen. Les grands symptômes cérébelleux, troubles de la marche (démarche ébrieuse), examen dans la station debout et dans la station assise (vertiges, titubations, grandes oscillations) sont rarement rencontrés. On note surtout des troubles de la synergie et de la diadococinésie.

Les réflexes sont le plus souvent diminués ou abolis (Joffroy, Oddo, Nicollet). Ils restent normaux dans les cas légers exempts de parésie ou de paralysie (Leroux, Babonneix). RS

Enfin, dans le liquide céphalo-rachidien des choréiques, on constate parfois de la Iymphocytose, d’où argument en faveur d'un certain degré d’ifritation méningée.

Les symptômes observés dans la chorée se modifient rapidement et disparaissent avec le temps; on les note surtout au début de la maladie ; ‘par suite, «tout concourt donc pour contribuer à faire sortir la chorée du cadre des névroses, pour en faire un accident d’origine infectieuse répondant à une lésion organique du système nerveux survenant chez des prédisposés » (Cassard).

On a essayé de confirmer ces notions cliniques par des examens anatomo-pathologiques. Ces examens nous renseignent sur les lésions des chorées mortelles ; mais on doit se demander quelles sont les lésions organiques des chorées non mortelles.

Li CRE

Les régions le plus souvent atteintes sont l'écorce cérébrale, surtout dans la zone psycho-motrice, et les corps opto-striés. La chorée serait une encéphalite accompagnée parfois d'altérations méningées, une méningo-encéphalite. Mais les lésions ne sont pas constantes et au sujet de ces lésions tous les auteurs ne sont pas d'accord.

Macroscopiquement, on a noté surlout l'hyperémie des méninges et des parties sous-jacentes, substance grise et corps opto-striés.

Microscopiquement, Klein, Kleschig, Wollenberg, Jakowenko ont décrit des corps spéciaux « Choreakoerperchen » qui se rencontreraient uniquement dans la chorée. :

Méry et Babonneix (1908) insistent sur les lésions cellulaires observées au niveau des corps opto-striés.

Charcot n’a trouvé aucune lésion chez 5 choréiques observés par lui.

Kroemer trouve des lésions si profondes et si étendues qu'elle ne peuvent être considérées comme appartenant à la chorée de Sydenham.

Les lésions histologiques de la chorée doivent être très légères et compatibles avec une complète « restitutio ad integrum»; celles qui sont constatées à l’autopsie sont le plus souvent banales et nullement spécifiques de la chorée, car on les note dans un certain nombre d’infections.

Lies Pour

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