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sont pas encore fait sentir ; où je jouissais du présent, sans regretter le passé que je touchais encore, et sans songer à l’avenir, que pour y voir de temps à autre, à travers un rêve doré, tout ce que les autres y ont vu comme moi, et tout ce qu’ils n’y ont pas plus trouvé que moi : le voyage sans ses fatigues, le rêve qui ne se détruit pas au réveil.
‘ Oh! la campagne ! comme elle est grande, comme elle est belle pour celui qui la revoit après une longue absence.
6 Chaue objet, chaque détail le plus insignifiant vous fait surgir un monde de souvenirs.
‘ Ce morceau de cèdre que vous ramassez en passant vous reporte, rien que par son âcre parfuin, à vingt ans en arrière. Vous étiez tout jeune, ce jour-là — vous aviez travaillé d'importance toute la semaine — votre père, en récompense, vous avait donné un beau canif à deux lames et à manche blanc. Il vous semblait que le monde vous enviait votre bonheur. Le premier morceau de bois sur lequel vous avez essayé ces deux lames était un morceau de cèdre comme celui que vous venez de ramasser.
‘ Cette vieille voiture dont les deux roues de devant sont détachées du brancard, que vous dit-elle donc ?
‘__ Voici. Un jour, il y a encore bien longtemps, c'était en hiver, à Noël ; il gelait dur, mais pas de neige dans les chemins. Votre grande sœur était au loin. C'était le premier déchirement de la
famille, la première fois que Noël allait compter un absent.
‘ Les chemins étaient impraticables.
‘ C’est égal, se dit votre père, il faut qu’elle vienne. Le cheval fut attelé à une voiture semblable à celle-ci. Votre père y monte et part. En sortant de la cour, pour prendre le chemin, il y avait un petit enfoncement. Le fer de l’essieu, rendu cassant par le froid, se brise comme un verre ; tout l’avanttrain se détache avec un craauement terrible ; et lui, embarrassé dans les guides, :ombe lourdement sur la terre durcie. V:us êtes trop petit pour l'aider ; il se relève tout seul, meurt:i. (C’est égal ; il met le cheval sur un gros traîneau de travail, peint en rouge — vous voyez encore cela— et part pour faire cinq lieues, marchant à côté, quand il y avait de la terre, montant sur le siège, là où le traîneau pouvait glisser.
‘ Cette flaque d’eau, vous la rappelez-vous ? Il y en avait une semblable derrière la maison. Un jour vous vous y êtes baignés, dans la boue autant que dans l’eau. Un costume gâté. Il y avait eu défense, donc le fouet. Votre père avait des yeux mauvais, sa grosse moustache était hérissée. Votre mère vous regardait sévèrement. Vous êtes entré en tremblant. L’instrument du supplice était une innocente tige de blé ; mais n’importe, cela vous fit pousser des cris comme si l’on vous eût écorché. Après cela votre mère vous mit au lit; il vous est tombé une goutte chaude sur la figure: qu'est-ce que cela pouvait
être ? Aujourd’hui que vous avez été obligé de corriger bébé, vous savez bien que c’était une larme. Quelques instants après, on croyait que vous dormiez ; vous entendiîtes la grosse voix dire :
‘6 __ Pauvre petit, je lui ai peut-être fait mal, il a bien pleuré. ?”
‘Il me semble que c’est le dernier fouet que vous avez eu.
‘6 Chaque pas que vous faites, chaque odeur que vous respirez vous rappelle un grand plaisir, une petite douleur. Vous recomposez ainsi toute la famille. (Chaque membre épars vient se grouper dans l’ensemble, et vous vivez pendant quelques instants de cette vie d’autrefois, avec votre père, votre mère, vos frères, vos sœurs ; avec les courses du jour dans les prairies, les contes du soir, près du feu ; avec tout ce qui s'était détaché, morceau par morceau, sous le courant des années, comme les feuilles laissent la branche une à une, sous le souffle du vent d’automne. ”’
J'ai feuilleté presque toute notre littérature canadienne, un peu pour mon plaisir, beaucoup par amour pour mon pays; j'ai trouvé ça et là des pages charmantes ; mais — je vous l’avoue sincèrement — je n’ai rien rencontré de plus frais, de plus agreste, de plus imprégné des larmes et des souvenirs du cœur, que ces lignes où M. Legendre ‘‘ descend échelon par échelon du faîte de ses trente ans, et se retrouve ainsi transporté au bon temps d’autrefois où la vie était une rose.’” C’est que voyez-vous, lorsque M. Legendre le veut, il sait faire vibrer en lui ces fibres délicates de
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l’âme que l’on appelle la poësie et, bien qu’il ait dit en quelque part que son ‘style était un brave bourgeois pas trop guindé, qui se souciait peu des fleurs cueillies, au péril de ses jours sur les sommets de l’Hélicon, et préférait glaner dans la plaine quelques violettes champêtres et sans prétentions,” je ne veux pas l’écouter, et je tiens à vous prouver que les sommets lui sont aussi familiers que la plaine.
Ecoutez ces stances harmonieuses où le poëte chante ‘* Z soir’ et, tout entier au silence de la nature et à la pensée de la mort, s'adresse à notre Père qui est dans les cieux.
La brise doucement caresse le feuillage, L’air est limpide et pur;
La mer frappe sans bruit le sable du rivage De sa vague d’azur.
Les rayons du soleil par-delà des collines Ont incliné leurs feux,
Et leurs derniers reflets, en teintes purpurines, S'étendent dans les cieux.
Le ruisseau près de nous promène son murmure Sur un lit de gazon ;
Le rossignol caché dans son lit de verdure, Commence sa chanson.
Chante, poëte ailé, chante ; ta voix sonore Est un écho du ciel:
Pour publier le Dieu que tout mortel adore La branche est ton autel.
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L'ombre s'étend sur nous ; déjà la pâle étoile Perce dans 1: ciel bleu ;
La nuit, à l'horizon, tend un coin de son voile ; Mortels, pensez à Dieu !
Pensez à Dieu qui vient sur l’aile du silence, Passer auprès de vous,
Qui vient sécher Ice: pleurs et remettre l’offense Du pécheur à genoux.
Pensez à Dieu ! pensez à votre dernière heure : La mort aime la nuit ;
Peut-être elle viendra marquer votre demeure, Quand sonnera minuit !
O Dieu ! votre Bonté plane sur cette terre, Nous sommes dans sa main :
Ecoutez vos enfants, donnez à leur prière Le réveil de demain,
Votre esprit vient vers nous sans rayons et sans flammes ; Nous ne pouvons le voir ;
Mais nous sentons l’amour qu’il verse sur nos âmes, Dans le calme du soir.
Béni de vos enfants, dans leur bumble prière, Venez régner sur eux ;
Que votre volonté soit faite en cette terre, Comme on la fait aux cieux.
Donnez-nous aujourd’hui le pain de Pexistence, Pardonnez-nous Seigneur,
Comme nous pardonnons aux autres leur offense, Du fond de notre cœur.
0000 000000 00000 000000 000000 0000000 000000 00000 DONS pen eue venons
Los Seigneur !..... Taisons nos voix ; la douce Providence Veille sur notre sort ; Entre les bras de Dieu, qui la berce en silence, La nature s’endort Le... sosse
Nombre de poësies tout aussi belles et écrites sur un ton aussi vrai et aussi ému, se pressent au fond des cartons de M. Legendre. Un jour — peut-être — il se décidera à les réunir en volume, et à les joindre au recueil de poësies américaines du colonel Patten, qu’il traduit en ce moment. Alors le public charmé, et qui a de la mémoire, se demandera pourquoi M. Legendre faisait jadis cette confidence aux lecteurs de l’Ævènement :
— ‘ Je pourrais écrire passablement en vers ; mais la prose m'est plus facile.
— Qui vous empêche de faire les deux répondra le lecteur de M. Legendre ? En frappant la veine qui recelait ces deux joyaux ‘à /a campagne”? ‘et “° Ze soir,” votre place est marquée d’avance sur les plus
hauts sommets de la littérature canadienne.
Et le lecteur aura raison.
PAUL DE MALIJAY.
M. Paul de Malijay y arrivera plus difficilement et ses ‘* méditations sociales ”” sont une des choses les plus extraordinaires et les plus folichonnes que nous ayons vues depuis longtemps.
Les intentions de l’auteur sont bonnes : les doctrines qu’il prêche sont de la plus haute orthodoxie ; l'érudition religieuse s’y trouve semée en telle profusion que la Genèse, l’Ecclésiaste, Mgr. Bourget, Tobie, Isaïe, les Evangiles, la comédie infernale de l’abbé Alphonse Villeneuve, — avec quatrième acte dédié à Sa Majesté Très-Chrétienne Henri V, roy de France — se heurtent et s’entrecroisent à qui mieux mieux pour le plus grand bien des Canadiens, ‘“ ces sentinelles des Amériques. ??
Ces citations de prophètes, d’apôtres, de pontifes et de clercs tonsurés se trouvent enchassées dans une phrase tellement excentrique que le lecteur
se livre malgré lui à cette gymnastique que nous décrit avec complaisance M. de Malijay, lorsqu'il nous montre les ‘‘ régisseurs de pays affolés d’impiété tout le long de l'échelle. ’ Aussi, le malheureux lecteur s’arrête-t-il à chaque instant pour établir des points de comparaison entre le pieux auteur des méditations sociales et le célèbre M. Gagne, le chantre de Henri V archi-monarque du quinque-vir-salvat, et que M. de Malijay, à qui sans doute il n’était pas échu de trouver semblable épithète, baptise à son tour ‘ d'Henri l’Inébranlable et le Pur-Social. ?? M. Gagne disait dans une de ses dernières effusions
poétiques :
Proclamons Henri V, l’archi-monarque en fêtes,
Du quinque-vir-salvat, Messie-homme à cinq têtes !
Proclamons MacMahon, septenat protecteur Du quinque-vir-salvat, plein d’un amour sauveur.
On ne peut dire que ce style manque d'originalité.
Aussi qui ne connaît M. Gagne ? En France, son nom est dans toutes les bouches, comme l’était, il y a quelque trente ans, celui de lord Arsouille, comme il n’y a pas longtemps encore celui de Mangin, l’homme au casque de fer et aux crayons de plomb. Mais de l’éclat de rire que provoquent ces célébrités, à l’esprit d'imitation il y a loin, et il était réservé à M. de Malijay d’être au Canada le sosie de M. Gagne. |
Faites un rapprochement entre les vers de l’archimonarque et la phrase suivante de méditations sociales, et donnez-m’en des nouvelles :
‘6 — Il ne suffit pas d’être né catholique, assure M. de Malijay, pour se croire élu et pour aller son chemin avec latitudinarisme des institutions et des mœurs, avec promiscuité des incompatibles, avec conciliation des inconciliables, avec fusion des infusibles, avec support des insupportables, dont le terme générique est la tolérance, et, pour tout dire en un mot, — c'est celui qui résume toutes ces aberrations — avec tiédeur, cette nausée de la grâce, ce vomitif du bon Dieu. ”?
N'est-ce pas là le même style, la même clarté, les mêmes engouements pour ‘‘la promiscuité des incompatibles””? M. de Malijay raffole de tout ce qni est étrange; les mots ‘‘prototype, archétype, anchétype,”” naissent à chaque instant sous sa plume mystique et, malgré la profondeur des questions que l’auteur a voulu sonder, malgré la pieuse forme de ce questionnaire religieux où les hymnes, les prières et les méditations se mélangent agréablement, le lecteur, pour se servir d’une phrase de ce nouveau théologien, ‘ne saurait positivement résister à l’invitation intérieure qui se fait'en lui’’ de ne plus garder son sé rieux en face de ce livre.
Prenez vous-même ces méditations sociales qui, assure M. de Malijay, ne sont qu’ ‘‘une note, une simple note de la sonnerie du drapeau.”?
Attention ! voilà le défilé qui commence.
D'après l’ex-officier d’ordonnance du général Kanzler, les citoyens sont divisés en deux classes, ‘les soldats réguliers des fonctions publiques et les
EN BOUQUINANT. 157 volontaires de leur position personnelle’? qui sont tous plus ou moins sujets aux ‘‘ provocations du corpsde-garde de la fortune, aux mauvaises plaisanteries des chambrées de l’existence courante.” Ils doivent être ‘‘ dans le rang et s’y maintenir inébranlables du seul alignement vital qui soit efficace pour les manœuvres du devoir, l’alignement de la charité, du dévouement, de l’honneur et de la confraternité des armes chrétiennes.”?
Ceci étant posé, il ne faut plus s'étonner si Jeanne d'Arc devient ‘‘ bergère-généralissime, généralissime martyre, vierge de l’épée et marraine de restauration.”” St. Jean-Baptiste qui, — étant choisi par le Canada comme son patron, — lui a valu ‘‘l’effet surnaturel d’une Pentecôte nationale,’” prend de suite le rang de ‘‘ major ”” dans les escadrons célestes : il est vrai que M. de Malijay le nomme en même temps ‘ haut baron du ciel ’” et ‘‘ solliciteur-général des miséricordes divines en ce pays,’” maïs ici la milicea été de tout temps un marche-pied vers les honneurs. Sous le major St. Jean-Baptiste marchent en colonnes serrées les ‘‘vertus capitaines,’’ les ‘ cœurs-lieutenants,”” Mgr. de Montréal, ‘‘ ce sergent du bon Dieu ” et comme, d’après l’auteur, ‘la vocation est une conscription surnaturelle,’” majors, capitaines, lieutenants et sergents, avant d’en arriver à un ‘“licenciement sanctificateur,’’ se dirigent en cadence vers un même but et concourent ‘‘ à l'harmonie, à la dignité et à la sainteté de la procession des idées à travers les âges, ”?
Cod orne s GS OA RS a 7
Les excentricités de la plume de M. de Malijay ne se bornent pas au genre militaire ; elles nous font assister à bien d’autres cabrioles.
Que dites-vous, par exemple, ‘‘ d’une sève qui sourdrait sans aucun conteste dans toutes les fibres intérieures de l'arbre populaire pour y faire couler à flots savoureux et bénis ce swcre de pafriotisme qui doit être considéré par tout enfant de ce sol comme un don tout spécial de Dieu ?”?
Que pensez-vous de ces ‘‘ déductions sociales qui ne peuvent être logiques qu’à la condition de se mériter à elles-mêmes la dénomination de transatlantiques ? ”?
Jusqu'à quel point vous amuserie:-vous à lire un ‘ chapitre d’infractions analogues ou de comptesrendus similaires ? ?’ Vous pourriez, il est vrai, en tirer des ‘‘ conclusions glaciales et réellement scepticiformes. ”?
Qui, jusqu’à présent, peut se vanter d’avoir manié ‘le scalpel observatif d’esprits tout-à-fait anti-naturels ? ??
Où est le géographe qui peut me renseigner sur la situation exacte des ‘ Alpes de la morale,’ des Apennins de la volonté,” et de ‘la Lombardie des consciences universelles ?’?
Quel ne sera pas l’étonnement de votre blanchisseuse, lorsque, se livrant à une ‘‘ méditation sociale,’ elle découvrira que ‘‘les habitudes sont le linge de l’âme !””’ Son ébahissement ne sera égalé que par celui du photographe du coin, quand il apprendra que ‘le syllabus et l’encyclique sont un véritable album de
portraits photographiques des quadrumanes de la raison humaine.”?
J'en passe et des meilleures, car je ne veux vous mentionner, ni cette particularité canadienne de la vie de St. Jean-Baptiste qui consistait “à porter un vêtement fait en poil de chameau, et autour des reins une ceinture de pelleteries ;” ni le coquettage de ‘‘wzss Salomé ;”’ fille d’Hérodiade ; ni les ‘ nonchaloirs hébétés ;’” ni ‘‘le sensualisme type mortifère de démocratisation,’”’ ni Ste. Thérèse qui est ‘un maîtrehomme ;’” nile “British mark of trade du sensualisme ;”” ni les ‘‘ balbutiements baveux du septicisme ;”? ni ‘la vallée des jugements de l’homme ;’’ ni ‘les inouismes de la croix ;’” ni la moralité de ces pauvres campagnes canadiennes qui se {rouve empoignée ,ar ‘le citadinisme, le yankeïsme et l’européisme ;’’ ni ces temps à qui ‘“ il faut des idées élastiques, des consciences ductiles, un pouvoir extensible, une autorité de caoutchouc, des Bayard de papier mâché ;’” ni ces ‘ consciences qui ##rfent avec le St. Esprit !”?
Oh! que non! je me garderais bien de chercher querelle à M. de Malijay ; car, pour ‘‘ toutes ces formes, toutes ces contorsions, tous ces cartonnages, tous ces enroulements, tous ses déploiements, tous ces calibres, toutes ces matières, toutes ces cuivreries, toutes ces ferblanteries, toutes ces peinturlureries de mauvais goût,” il serait capable de me classifier parmi ceux qu'il appelle ‘‘ castor paralytique et aveugle, pharisien de Ville-Mz ° ”?
Je serai donc une fois de l'avis de l’auteur et je m’empresse de fermer ‘“ ce robinet de citations qui se trouve amorcé,” car je ne tiens pas à chagriner un homme qui paraît connaître à fond ‘‘la jaunisse morale ”” et se livre ‘‘ prudhommesquement ”” et à loisir, à l’agréable profession de ‘‘ mener les âmes par le
bout du nez.’’
Mais, avant de le faire, je demanderai confidentiellement à l’auteur ce qu’il entend par cette phrase.
‘€ — Nous n’oublierons pas que les origines du Canada ont été éminemment sacerdotales et religieuses, et nous en conserverons, par reconnaissance nationale, un sentiment plus enraciné de confiance et de soumission envers nos prêtres et nos évêques qui sont les liens directs par lesquels nous nous trouvons rattachés à la maternité de l’église.”?
Evidemment les méditations sociales se suivent mais ne se ressemblent pas ; car — à la page 129 — l’aute ir devient distrait, et oublie sa bonne résolution.
66 __ L'un des grands signes auxquels vous reconnaîtrez toujours le libéralisme - catholique le plus subtil et le plus déguisé, fût-il déguisé d’une soutane violette, — pourquoi ne pas le dire ? — c’est qu’il subit les dogmes et ne les aime pas. ??
L'épée est le fort de M. Paul de Malijay et, si j'en crois son dernier ouvrage, c’est certainement la seule chose qu’il puisse consacrer convenablement au service de l’église.
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