‹ Choses et autres [microforme]Chapitre 7 sur 42 · RE · texte numérisé non relu

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A la suite de ces pièces curieuses, M. Lemoine intercale deux études sur la noblesse canadiennefrançaise, ces braves gens dont Louis XIV était si fier, et que Louis XV n’aurait pas dû oublier ; l’autre sur ces ‘Réfugiés Britanniques, ’’ qui peuplèrent plus tard le Haut-Canada d'une race forte et énergique. (1)

Ces chapitres précèdent la partie la plus importante des ‘‘ Feuilles d’érables, *’ — les champs de bataille du Canada. —

Dans ce travail de 127 pages, i’auteur s'efforce de rendre aux milices canadiennes cette justice que nombre d’historiens leur ont refusée.

Pour parvenir à son but, l’auteur se sert des témoignages de Garneau, de Bancroft, du AVew- York Historical Magazine et des manuscrits de M. Coventry. A ces autorités, M. LeMoine a réussi à nous montrer ces vieilles milices de notre pays, luttant pied à pied contre les envahisseurs du sol, chassant l'ennemi à la pointe de la baïonnette, puis, au jour de l’épreuve, tombant drapées dans les replis de leur vieux drapeau blanc tout déchiré par les balles et la mitraille.

Avec nos historiens, il nous fait assister aux siéges de Québec de 1629, 1690, 1759 et 1775 ; avec de

(1) Un jour, c'était à Londres — on demandait à l’un de ces ‘ loyalistes” d’acheter un billet pour une représentation théatrale donnée au bénéfice du général Burgoyne.

— I have paid enough for his sword in America, répondit-il, and I am determined to give nothing for his pen, in England.

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dit-il,

Beaujeu nous attendons l'étranger dans les ravines de la Monongahéla, et nous lui cassons les reins ; avec de Montcalm nous inscrivons sur la hampe brisée de notre drapeau les noms de Carillon et de Beauport ; avec les grenadiers de Béarn nous pleurons nos lys blanes enfouis dans les sillons sanglants des plaines d’Abraham ; avec Lévis nous tentons l’effort suprême de Ste. Foye, dernière lueur jetée par la lampe qui va mourir, dernière convulsion de l’agonisant.

De ces étapes glorieuses l’auteur nous conduit aux luttes sous la domination anglaise.

Tour-à-tour il fait passer sous nos yeux les combats de Queenston Heights, de Beck-Woods, de Chippewa, de Lundy’s Lane, le siége du Fort Erié, la capture de la forteresse de Niagara, puis cette incroyable bataille de Châteauguay où 300 canadiens mettent en déroute Hampton et ses 8,000 Yankees.

Au nombre des judicieux extraits que M. LeMoine a su glaner ça et là chez nos historiens, vous lirez avec plaisir le morceau de Bancroft sur le massacre du lac Georges, et la lettre du missionnaire des Abénakis, qui le suit.

Ces deux pièces d’une grande valeur historique, disculpent la mémoire de Montcalm que plusieurs historiens anglais avaient cherché à éclabousser en passant, de la poussière de leurs in-quartos. Pour nous, Canadiens qui, connaissons de longue date la vieille maxime: ‘‘ Honneur au €ourage malheureux, ”” cette tache faite aux armes nationales par le descendant des de Gozon n'était guère

possible ; mais pour certains fanatiques, qui mesurent chaque chose à leur aune, elle entrait dans l’ordre des choses réelles. (C’est ce qu’a su comprendre M. LeMoine, et il a mis devant ces messieurs les pièces qui peuvent contrôler la question en litige. A eux d’accepter la décision de l’histoire, car ces documents sont irréfutables. |

En résumé ces publications périodiques sont précieuses et agréables à plus d’un titre : précieuses pour notre histoire ; agréables parce que les ‘‘ oiseaux,” les ‘‘ pêcheries ”” et les ‘champs de bataille’ du Canada nous rappellent les vieilles occupations du passé.

La chasse, la guerre, la pêche n’était-ce pas là toute la vie de nos ancêtres P

Pendant les longues et tristes soirées de l’automne, vous retrouverez, dans ‘‘les oiseaux du Canada’ les notes harmonieuses et les brillantes roulades de petits favoris partis -pour longtemps ; dans les ‘* Maple Leaves”’” vous pourrez remplacer chaque feuille qui tombe par une feuille tout aussi verte et tout aussi vivace, ‘‘ la feuille d’érable. ??

Et de tout temps, n’a-t-il pas régné un accord admirable entre les feuilles et les oiseaux ?

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