‹ Choses et gens d'AmériqueChapitre 6 sur 13 · Jackson-wwr de pierre · texte numérisé non relu

Jackson-wwr de pierre

dai si dans leurs entretiens avec les esprits, qui leur dictent des cantiques et des prières, les Shakers ne craignaient point d'en rencontrer de mauvais, elle me répondit : « Après, comme dès maintenant, ceux qui se ressemblent se rechercheront, je suppose. Les bons vont avec les bons, les méchants avec les méchants. » Et je crus comprendre que ce genre d'attrait lui paraissait composer ce que nous appelons le ciel et l'enfer, avec des moyens de relèvement, de perfectionnement volontaire qui ne finiront jamais.

— N'attendez-vous pas, lui dis-je, le royaume de Dieu ici-bas?

— Mais nous l'avons déjà, répondit- elle, il est en chacun de nous si nous le voulons.

Nos religieuses catholiques lui sont très sympathiques; elle trouve que l'Église romaine a bien fait de prescrire le célibat à son clergé ; mais pourquoi ne l'avoir pas au moins conseillé à tous les autres ?

Cependant la conversation entre le frère Henry et mon amie était beaucoup plus du siècle : ils traitaient du progrès croissant des écoles shakers. Et, à propos de livres, il fut question avec sympathie du célèbre romancier Howells qui a peint un village de Shakers dans un de ses plus jolis livres : the Undiscovered Country ; ^ puis de Hepworth Dixon, l'auteur de la Nouvelle Amérique, qui estima fort l'ancien Frederick Evans. Du reste Emerson, le grand Emerson lui-même,

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