‹ Choses passéesChapitre 13 sur 34 · Lehrbiich der neutestumenlUchen Théologie · texte numérisé non relu

Lehrbiich der neutestumenlUchen Théologie

.'). En 1897.

conservée, écrite d'après des noies prises au jour le jour pendant les années précédentes, porte à la première page la date du 30 juillet 189(S, et à la dernière celle du 4 mai 1899. Le manuscrit fournirait aisément la matière d'un très gros volume in-8" ; il m'a procuré celle de quelques petits livres qui ont fait dans l'Eglise plus de bruit que je n'avais prévu.

Ma retraite à Neuilly ne m'avait pas privé de tout contact avec l'ancienne clientèle de YEnseignemenl bibli(jue. Dès 1896, avec le concours de deux de mes amis, professeurs à l'Institut catholique, et de quelques laïques de bonne volonté, j'avais fondé la Revue ^histoire et de littérature religieuses, où je publiai de nombreux articles, principalement sur les matières d'exégèse. Pour ne pas trop attirer l'attention, je ne les signais pas tous de mon nom, et je me fis un choix de pseudonymes variés qui dépistèrent, en eiTet, pendant quelque temps, les inquisiteurs. Mes chroniques bibliques, où je rendais compte des travaux d'exégèse, étaient signées Jacques Simon. En 1897, un sosie de Jacques Simon, François Jacobé, osa soutenir que, dans la lédaction originale du troisième

Évan<j;ile, le cnnli((ue M(t<inificat était ntliil)iic à l'2lisal)('lli. nurc de .leaii-Baptisle, et non à Marie, inèri- du (>lirisl. C.elli' opinion devait tigiirer plus tard au catalogue de mes hérésies dont le cardinal Kiehard poursuivit la condamnation à Rome. Sur le moment, il n'y eut i)as de scandale, })arce que Jacobé se faisait très modeste dans sa conclusion. Il le lut même trop; car M. Harnack, en 1900, a repris, sans m'avoir lu, la même opinion, l'appuyant des mêmes arguments, et passe encore pour en être le premier inventeur.

L'année 1896 fut principalement celle où l'on nourrit l'espoir d'un rapprochement entre l'Eglise anglicane et l'Eglise de Rome. Un périodique, la Revue anglo-romaine, avait été fondé pour travailler à cette œuvre quelques peu chimérique. Le directeur de la Revue pensa que je pourrais donner aux anglicans une idée avantageuse de l'esprit libéral avec lequel le clergé catholique abordait les questions d'exégèse. Encore un peu il aurait dépassé le but, et les théologiens de la Haute Église faillirent trouver que j'allais trop loin. Je leur avais fait lire une criti(|ue de Vllisloire du peuple d'Israël, par

Hcnîin, où je nie monlrais paiiV)is plus hardi (|ue iiioii aulcur. Mais ce travail ne lui guère lu (ju'en Angleterre, où l'on n'a pas riiabilude de dénoncer les gens à l'Index ou au Saint-Oiïice. Gependajit, le dimanche 27 septembre 1896, un Père jésuite qui me voulait du bien — il avait jadis suivi mes cours de langues à l'Institut catholi(iue, — vint en grand mystère me prévenir que l'on poursuivait ma condamnation à Rome. Il tenait le renseignement d'un de ses confrères qui était sur place et bien inlbrmé. Je ne crois pas du tout que la dénonciation eût été portée par d'autres membres de la même société. F]lle fut d'ailleurs sans résultat. Le pape Léon XIII n'aurait contresigné une mise à l'Index que si elle avait été opportune ; et en ce temps-là elle ne l'était pas. Sans doute souhaitait-il, comme les bons pères qui me donnaient avis, que je me rendisse très prudent.

Mon ouvrage apologétique comprenait douze chapitres.

Le premier était une sorte d'introduction générale, critique des principales théories de la religion, d'abord de la conception catholique vulgaire, telle que l'a délinie le concile du Vatican, et, en dernier lieu, de la théorie du développement chrétien selon Newnian ; entre les deux venaient la conception religieuse de Renan et celle de Sabalier. Deux paragrajjhes de ce chai)itre ont i)aru dans la Revue du clergé français ^ en articles distincts, sous la signature de A. Firmin : ceux qui avaient pour objet la théorie de Newman et celle de Sabatier. L'article sur Newman concluait à l'élargissement de sa théorie, afin (rai)pli(juer l'idée d'évolution, non seidement au christianisme, mais aussi et d'abord à la révélation biblicpie, ce à quoi il ne

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