Perrot, p
de rapports, durant tout Tété de 1659, qu'avec les Outaouais et les nations voisines du saut Sainte-Marie. « Etant dans les environs de la grande mer \ écrit Radisson, nous eûmes un entretien avec un peuple qui vit vers la mer salée, qui nous dit avoir vu quelquefois sur l'eau une grande machine blanche, s'approchant du rivage, et portant à son sommet des hommes qui faisaient du bruit comme si c'était une troupe de cygnes ^. »
Ce peuple n'était autre que les Cristinos ou Cris, qui demeuraient dans les parages de la baie d'Hudson ou la mer salée. Ils vinrent effectivement au saut Sainte-Marie durant l'été de 1659, pour y traiter avec les sauvages de l'endroit. C'était, chez eux, une coutume déjà assez bien établie, et qui durait encore en 1670, puisque Talon se plaint de cette anomalie dans une lettre à Colbert, en date du dix novembre : « Je suis dans le dessein, écrivait-il, d'y (à la baie d'Hudson) faire passer par terre quelques hommes de résolution pour inviter les Kilistinons, qui sont en grand nombre dans le voisinage de cette baie, de descendre chez nous,