Il est évidemment question du Mississipi
2. Ce sont les Illinois, qui étaient connus des Fran- -çais depuis 1656. La Relation de 1660 les mentionne, ainsi que les soixante bourgades qu'ils habitaient. — Relation de 1660, p. 39.
3. S'appelaient indifïérement Nadouessis, Nadoues- Biouek, et Nadouessioux. Ce nom serait formé de Nattoue, iroquois, et de siou, forme diminutive, et signifierait Petits-Iroquois. — 12e Rapport sur les missions du diocèse de Québec^ p. 181.
que c'étoit la loy du païs, qui condamne à ce supplice toutes les femmes adultères, afin qu'elles portent gravées sur le visage la peine et la honte de leur péché. . . Nos François ont visité les quarante bourgs dont cette nation est composée dans cinq desquels on compte jusqu'à cinq mille hommes; mais il faut prendre congé de ces peuples, sans faire pourtant grande cérémonie, pour entrer dans les terres d'une autre nation belliqueuse, et qui, avec ses flèches et ses arcs, s'est rendue aussi redoutable panni les Algonquins supérieurs, que l'Iroquois l'est parmi les inférieurs ^ ; aussi en porte-t-elle le nom de Poualak, c'est-à-dire îes Guerriers ^ Comme le bois est rare et petit chez eux, la nature leur a appris à faire du feu
1. Les Algonquins inférieurs étaient les Montagnais du bas du fleuve: les supérieurs habitaient l'Outaouai» supérieur. Cette façon de s'exprimer s'appliquait également aux Iroquois, comme nous l'avons vu à propos des Onnontagués.
2. Ce sont les mêmes que les Assinipoualaks ou guerriers de la Roche, aujourd'hui les Assiniboines, tribu* siouse, qui, vers, le commencement du XVIIe siècle, s'étant prise de querelle avec le reste de la nation, fut obligée de s'en séparer et de se réfugier dans les rochers (assin) du lac des Bois. — Lettres édifiantes, vii, 31 ; Missions de Québec, i, 4 et 5, 1839.
avec du charbon de terre, et à couvrir leurs cabanes avec des peaux; quelques-uns, plus industrieux, se dressent des bastiments de terre grasse, à peu près comme les hirondelles bastissent leurs nids; et ils ne dormiroient pais moins doucement sous ces peaux et sous cette boue, que les grands de la terre sous leurs lambris d'or, s'ils n'appréhendaient les Iroquoîs, qui les viennent chercher à cinq et six cents lieues loin ^. »
Chouart et Radisson auraient donc appris l'existence du Mississipi avant Joliette et le Père Marquette, que ceux-ci n'aperçurent que plusieurs années après. « Il se pourrait faire, dit Perrot, que dans le Mississipi naissant et déguisé sous un nom sioux, nos deux voyageurs n'aient pas reconnu le fleuve large et puissant que les Hurons leur désignaient sous son nom algonquin. Dans ce cas, ils auraient, mais à leur insu, revu ^ les premiers, au XVIP siècle, le Mississipi découvert au XVIe par Ferdinand de Soto ^))