British Documents, Accounts and Papers, vol. XXXV, p
la Nouvelle-France, écrivait à Colbert une lettre qui laisse percer son inquiétude au sujet des agissements des Anglais dans la baie ; « Vous pouvez, Monseigneur, disait-il, connaître par le mémoire que je donne au roi, qu'il y a des aventuriers en campagne qui vont à la découverte des pays inconnus, et à la recherche des choses qui peuvent être utiles à son Etat. A mesure que j'aurai quelque avis, j'en ferai partir d'autres . . . Par le retour des Algonquins qui hivernèrent cette année à Tadoussac, j'apprends qu'on a vu deux vaisseaux européens qui cabanent (c'est le terme des sauvages) assez près de la baie d'Hudson. Après avoir bien repassé sur toutes les nations qui peuvent avoir percé jusqu'à ce lieu bien nord, je ne puis rabattre que sur l'anglaise qui, sous la conduite d'un nommé DesGrozeliers, autrefois habitant du Canada, a pu prendre la résolution de tenter cette navigation de soi fort inconnue et pas moins dangereuse . . . ^ »
Talon pouvait se dire assez bien renseigné sur l'expédition anglaise de 1668-69, conduite par Chouart. Mais il ignorait que, dans le temps même où il communiquait ses informa^