Hélène Martin fut baptisée le 21 juin 1627, par le
Chouart n'eut que deux enfants de son premier mariage, dont un seul, du nom de Médard, survécut, l'autre étant mort le jour même de sa naissance. Leur mère mourut quelque temps après, en 1651.
Le 24 mai 1651, arrivait à Québec un jeune Français, appelé, lui aussi, à jouer un rôle important dans la colonie. C'était Pierre-Esprit Radisson. Son père, appelé Pierre-Esprit, avait épousé Madeleine Hénault, et il était venu se fixer aux Trois-Rivières où il fit souche. On cite parmi ses enfants Marguerite, Françoise, Elizabeth et celui qui fait le sujet de cette étude. Cette famille, par ses alliances heureuses, prit bientôt racine dans la Nouvelle-France.
Marguerite, l'aînée des filles, épousa, le 25 novembre 1 646, Jean Véron de Grandménil ^.
Père Charles lyalemant, jésuite. Elle eut pour marraine Françoise Langlois, femme de Pierre Desportes.
I. Trois enfants sortirent de cette union, dont l'un, nommé Etienne, fut élève des Jésuites, à Québec. Le Journal semble le mentionner sous le nom de Poupau. — Jean Véron fut tué aux Trois-Rivières 'par les Iroquois, le 19 août 1652, en même temps que le gouverneur Duplessis-Bochart et quelques autres Français.
Devenue veuve en 1652, elle sut plaire à Médard Chouart, qui, veuf lui-même depuis deux ans, lui donna sa main le 24 août 1653.
Françoise se maria, à Claude Volant de Saint-Claude, et eut huit enfants \
Elizabeth unit son sort à Claude Jutras dit Lavallée.
La famille de Radisson acquit donc de l'importance par des unions bien assorties, et par la possession de terrains considérables dans les environs des Trois-Rivières, et dans la ville même. Par son mariage avec la veuve de Jean Véron, Chouart se trouva propriétaire d'une résidence située en bas du coteau, près du fort des Trois-Rivières ^, ainsi que d'une terre dans la banlieue, mesurant trente arpents de superficie ^. Il acquit en outre, en 1656, une autre
1. Les deux aînés étaient jumeaux, et furent ordonnés prêtres le même jour, après avoir fait leurs études au Petit Séminaire de Québec. Claude Volant résidait sur une propriété qu'il avait achetée, vers 1656, du P. de la Place, au nom de Pachiriny, sauvage algonquin.
2. Précis des Actes de Foy et Hommage, vol. i, Ire partie, p. 91, année 1668. Jean Véron avait eu la concession de cette propriété en 1650.