V. 29 du ch. XVIII du Coran, ainsi conçu : j^l ^^t
jl d-5 /^v«*ci.i ^. A la lettre : Certes, nous ne laisserons pas perdre la récompense de celui fait bien en action.
Page 163, Ligne 8.
« Quiconque épargnera à son frère musulman une peine » d^entre les peines de la vie, — le Dieu très-haut lui épar- » gnera une peine d'entre les peines de la vie éternelle.:» — Ce précepte de la doctrine de l'Islamisme indique positivement que la charité n'a d'effet qu'autant qu'elle s'exerce sur un frère musulman. On trouve, un peu plus bas, à la ligne 15, un autre précepte du même genre. La doctrine chrétienne est plus large : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, » est- il dit dans S. Mathieu, ch. xxii, v. 39. Et l'on sait l'extension sans limites
donnée au mol prochain. Voyez aussi l'admirable parabole du Samaritain, S Luc, ch. x, v. 20 à 37. »
Page 162, Ligne 13.
C'est par erreur que l'on a imprimé SjJji, il l'aul ^->^j^^ en plaçant le c sur le j qui en est le support, — et non sur le -j initial , qui est l'indice de la 3^ personne de l'aoriste. Ce mot signifie fortifier, ainsi que la traduction l'indique.
Page 164, Ligne dehnièrb
J J-c (pL> Bdch adel. On nomme Jj^ ('adel, au pluriel JjAc 'odoiU), un fonctionnaire chargé d'assister le cadi dans les actes de son minislère ; c'est une espèce d'assessour. 'Chaque L^S^ mah'kama, ou tribunal du cadi, en a deux, ainsi que le ^^iLs^ medjlès, ou tribunal supérieur. Le premier des deux *adel a le litre de bdch adel (V. ci-dess., p. 288, la note sur le mot ^b ) ou adel en chef. Il est spécialement chargé de la rédaction des actes et autres pièces émanant du cadi ou du ^JLs^, et son collègue les expédie. Ebn Khaidoun a donné le détait des ibnctious des adel dans un passage qu'a traduit et publié M. de Sacy, tome 1er, p 39^ ^e édition , de sa Chreslomathie arabe.
LETTRE XXI, pages 166 a 173.
Dépêche d'Ahmed, bey de Conslanline, à Hoçaïn, pacha ou dey d'Alger. Le style de celte lettre est correct et très-convenable, c'est un excelleni sujet d'éludé el un modèle pour les arabisans.
Page 166, Lignes 13 et 14.
Li-j tjr***^ L) Jv-w J.JjjJt Sa Hanlesse, noire Seigneur
Ifoçaïn pacha. Ou a vu |)r6c(''(Icnimcut, p. 191 el lO.'i, Ic inul ,JjJj^ fDoulalli, fortuné) employe comme épilhète caraclcrislique des souveraius lures des régences barbaresques^ Nous l'avons Iraduil dircclemenl dans ce morceau par Sa Haulesse. L'expression Uj-vw, prononcée sid-na (noire MailreJ, désignait dans ['usage, le chef du pouvoir souverain, el lenail lieu dc loulc autre désignation; comme on dilchrz nous Sa Majesté, Son Altesse, el dans la diplomatic du Levant, Sa IIaulessi\
Page 170, Ligne 3.
X^Lj ^jUû^j^l o^ ^j Le terriioire a été cultivé
complètement. Le verbe j^& signifie arranger, organiser, cultiver. Il peut s'appliquer h l'organisation générale, ou h la civilisation, dans les limites toutefois où celte idée se renferme chez les Arabes. — ^Î^JI 'ijL^ peut donc être employé, dans nos traductions du français, pour l'établissement de la culture, de l'administration et de l'ordre dans une contrée.
PA(iE 170, Ligne dernière.
j~^^ ^^^^ Annexe de bien. Il y a ici une faute d'impression que nous devons rectifier : il faut lire ^^Lsr'! et non ^^^^Œ^!. — Cette locution et quelques autres analogues, dont on trouve des exemples dans cet ouvrage, équivalent à notre mot post-scriptum .
Page 172, Ligne 8.
J.oL*Ji ^UsjYl i.*A=i. j> Dans le service du gouvernement fortuné. Le mot ^L^ji odjdk est lurc, et signifie foyer. Sous la domination turque il était employé en Algérie pour désigner îtne compagnie de janissaires, et dans le passage ci -dessus indiqué, il signifie le gouvernement turc en général. — On le
Di; LA DEUXIÈME PAftTlE, 317
trouve plus loin, p. 196, ligne 7, écril v^La.t, el pris dans le sens de compagnie de janissaires. Les gouvernemens turcs des régences barbaresques étaient appelés par les Turcs : y,.^yJ>^-^ ^jLsL^jl ies odjàk fou gouvernemensj de l'Occident.
Page 172, Ligne avant-debnièrk.
v.j^!j^ \\.\ h y^.j QuHl nous fasse éprouver les maux à voire place. A la lettre : quHl nous prenne comme voire rançon (en cette vie et en l'autre). — Cette idée de dévouement mélajjhorique est très-usitée en arabe, surtout en poésie. Je citerai, entre autres exemples, ce vers du poème d'El-Dobyâni, donné par M. de Sacy, Chrestomalhie arabe, t. ii, p. If A et 408 :
oJJ ^j JL» ^^^JJ'f lJ>j 1^ llySîl siXJ f\Ss %^
« Prince, de qui puissent les jours précieux être rachetés au » prix de la vie de tous les mortels et de tout ce que je pos- » sède de biens et d'enfans. ..» — On rencontre souvent en prose cette formule : ^jX\j^ ,-***aJ vjulx^- je donne ma personne pour votre rançon, c'est-h-dire, au propre, je me dévoue pour vous; au figuré, c'est une formule de vive satisfaction et d'approbation.
LETTRE XXll, pages 174 a 185.
Même style et même origine que les lettres XVIII et XXI cidessus. Excellent modèle de style épistolaire.
Page 174, Ligne dehnière.
bLfj <x-::Jj Vous avez daigné lui faire la faveur de te nommer ovkil. — Le mot oukil, expliqué ci-dessus, p. 281, a ici le sens de consul, et chargé d'ajfaires.
:n8 NoTKs
Paof. 178, Li(;m.; 8,
^^jX^\j »L=s.j ^jX t csj^ Je l'affirme sur vous - même et
sur la rie de votre lêle! L'idée d'affirnialiou est exprimée par le j (lu mol ■sjJlss.j-S , qui est ici le ouaou du serment ; il mei au cas indirect les mois qui lui servent de complément. C'est ainsi que l'on dit usuellement : è^ilj (j'en jure) par Dieu! ^jJLJ\kj (je vous en adjure) par votre tête!
LETTRE XXI 11, pages 186 a 189.
Slyle simple, moins correct que celui des deux lettres précédentes. — Celte lettre étant adressée de la part d'Abd el-Rader à M. Ben Durand, elle commence par la mention du nom de celui i|ui se regarde comme le supérieur (V. l'observation à ce sujet sur la lettre XII, pp. 279 et 280 ci-dessus).
Cette pièce a une importance historique ton le spéciale : elle se rapporte au ravitaillement de la garnison de TIemcen, par Abd el-Kader, qui fui un des préliminaires du traité de la Tafna. (V. Annales algériennes, par M. Pellissier, t. ii, p. 166 etsuiv.) Dans ces Annales , loc. cit., il est dit que Ben Durand avait présenté à Abd el-Kader le ravitaillement de la garnison de TIem cen comme la rançon des prisonniers musulmans que nous avions faits. La lettre ci-dessus, qui est authentique, ne contient rien (|ui vienne à l'appui de celte assertion.
Page 186, Lignes 6 kt 7.
^J>^i ^^'\ .^ ^J^ ^^LJ! Que le salut. 7.. soit sur celui qui marche dans la voie orthodoxe. — Cette formule est usitée par les Musulmans fanatiques envers ceux qu'ils regardent comme infidèles. C'est une des tournures adroites et eau-
leleiiscs par lesquelles ils cviient de souhaiter le salut à un Juif ou h un Chrétien, sans manquer aux convenances du style épistolaire.
J'ai eu déjà occasion de signaler dans le Cours de langue arabe, p. 644, la formule imprécalive : \-i y^ UIL». ^L»o que Dieu vous inflige de nombreux désagrémens , qui peut se confondre, dans l'écriture, avec l'expression bienveillante et polie , quoique peu correcte : -Lj j-^ U^ SLbL^ il vous présente de nombreux saluts , ou que ( Dieu ) -vous accorde un salut fécond. — Cette question pouvant offrir quelque intérêt et avoir une certaine importance dans les relations diplomatiques officielles, ou même dans la simple correspondance, j'entrerai dans quelques détails sur les égards que les bons Musulmans croient devoir témoigner aux gens du Livre. — Voici , à ce sujet, le commentaire d'EI - Khazin , sur le verset 88 du iv^