J5G NOTE
(liogiaplie populaires qu'ils possèdent fort mal, sous prétexte de .se mettre à notre portée?... — C'est cepeudanl ce que nous faisons pour les Arabes : les gens illettrés ne comprennent rien, et ceux, peu nombreux, qui savent réellement lire, sont choqués. — Ne semble-l-il pas tout naturel, en écrivant une langue quelconque , de se conformer aux usages et aux convenances de cette langue, et d'imiter la rédaction des Indigènes de bon sens et de goût , qui en ont le mieux approprié le style aux divers besoins de la pensée ? Qu'a de mieux à faire un étranger qui veut écrire dans l'idiome d'un pays, que de commencer, avant tout, par en étudier la langue, et d'employer le style national de. ce pays, sans trivialité ni prétention, et tel que l'emploient les naturels bien élevés. Il ne faut pas prendre pour modèles , comme on est trop porté à le faire pour l'arabe , les gens ignorans et grossiers. — C'est pourquoi nous engageons les personnes , nombreuses à notre époque, qui étudient sérieusement l'arabe, à se former le goût et le style, non dans les rues ou sous les tentes, mais par la lecture des écrits réguliers de toute sorte, et à essayer d'imiter ces écrits dans les divers ordies d'idées.
On peut se représenter, d'après les faits et les observations qui précèdent, l'état de l'application de l'arabe aux besoins du pays ; on peut apprécier les Inconvénieus et les dangers qui résultent du défaut d'instruction littéraire, — souvent française et arabe, — dans les diverses traductions arabes de nos documens ofiieiels. Nous avons indiqué précédemment (p. 334) quelques faits analogues de l'interprétation de l'arabe en français, et, tout en insistant sur la nécessité d'études spéciales pour traduire des textes iniportans ou délicats , nous bornerons ici nos affligeantes citations. Qu'on nous pardonne la révélation de ces détails trop peu connus ou trop dédaignés, et que l'on soit bien convaincu que si nous avons cru nécessaire de signaler de dangereux écueils, nous sommes bien éloigné de l'odieuse .pensée de jeter le blâme ou la critique sur personne.
L'absence d'encoiiragemens snffîsans à renseignement conrime â l'étude si difficile de l'arabe, explique plus qu'il n'est besoin un tel état de choses, qu'une impulsion à la fois large et intelligente peut seule changer. — Il est permis d'espérer que la connaissance positive et générale de l'arabe, qu'on a tant inlérét à répandre et à utiliser en Algérie , aura d'autre résultai, pour ceux (en très-petit nombre) qui la possèdent, que de les pénétrer de la réalité du Sic vos non vobis..., et de leur faire dire avec le poète arabe :
Pour quelle faute, grand Dieu ! avons-nous été depuis si long-temps frappés des flèches de la répulsion?
S'il en était ainsi, on pourrait craindre qu'ils ne trouvassent pas assez d'imitateurs. — Il est vrai , disait devant nous un Indigène de Sens, que « la science est assez riche pour payer sa gloire )) ; celte pensée, du reste, est le plus noble stimulant au travail : sera-t-elle la récompense la plus positive des efforts intellectuels appliqués au développement de notre conquête ?
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(Voir les noies et observations à la fin de celle partie.)
TRADUCTION
Autorisation du CadI pour retirer un dépôt.
Louange à Dieu. Dans le sein du ^tribunal hanafi de la ville d'Alger, [que le Dieu très haut la protège!] en présence du cheikh actuellement cadi, qui a apposé son cachet cidessus , et avec son autorisation , l'assesseur du cadi , le sieur El-Hadj Moh'ammed , fils du sieur Mostafa, a retiré la totalité du dépôt de la demoiselle Meryam, fille de Hadj Ahmed, qui était placé , avec le dépôt de son frère, dans le coffret qui leur appartient à tous deux , numéroté 70, et dont la quotité est, pièce pour pièce, de : cent vingtcinq pièces d'or (dinars) anciennes; soixante-deux pièces d'or également anciennes , toutes moitiés de dinar ; quatorze pièces d'or anciennes aussi , toutes quarts de dinar. Le total des anciennes pièces est de deux cent un dinars. Outre cette somme, quarante-neuf dinars nouveaux, trente réaux boudjous , au coin d'Alger. Rien de plus.
Il a reçu intégralement (ledit dépôt) en espèces réelles, pour le remettre à la dame mentionnée, qui est mariée
•*''" TROISIÈME l'ARTIE.
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CHOIX d'actes arabes. 361
et dont le domicile est à Médéa , en vertu d'un mandat qu'il a reçu d'elle, ainsi qu'il résulte d'une procuration dont il est porteur, délivrée par les adel de Médéa.
Les deux assesseurs^ ont assisté à ce qui est mentionné ci-dessus ; on a porté témoignage sur la personne dénommée (le cadi), relativement à ce qui est écrit (ci-dessus), et le cadi a déterminé (la présente autorisation) par la date du vingt-unième jour de Moh'arrem 1255 (5 avril -1859).
TRADUCTION
Reconnaissance d^une dette pardevant le Cad!.
Louange à Dieu. A comparu l'honorable Mohammed ben Omar pardevant les deux témoins du présent, et le cheikh cadi [que Dieu le fortifie I], et a appelé en témoignage contre lui-même, qu'il y a sur lui, de son bien, à sa charge (c'est-à-dire qu'il doit) au vertueux, excellent sid Abd Allah, de Coléah , une somme dont la quotité et le montant sont de quarante dinars. La valeur de chacun desdits dinars de la somme mentionnée est de neuf réaux drahem (sr^âr).
La dette dudit (Moh'ammed) audit (Abd Allah) est constituée par un capital versé par le second au premier. Ledit témoignage, invoqué par ledit (Moh'ammed) pour le susdit (Abd Allah) est irrécusable, et chacune des parties se trouve dans l'état légalement admissible.
Témoignage a été porté par les susdits contre les sus-
M'i TROISIÈME PARTIE.
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CHOIX d'actes arabes. 363
nommés relativement à ce que dessus, à la date du premier tiers de Redjeb l'unique, l'an mil deux cent quaranteet-un (^855).
(Signatures des assesseurs du Cadi.)
MosTAFA, que Dieu le protège par sa bonté! Ahmed, que Dieu le protège par sa bonté!
TRADUCTION