Voy. plus haut, p
TARLKAL' SOMMAIRK UK LA LITTERATURE FRANÇAISE AU MOYEN AGE
français se succèdent en France cl i'i 1 élranjrer jusqu'au xvi' siècle. Les Voliicraires cl li-s ]iestiiiircs ne sont pas moins nombreux : les plus l'anu'ux sont le Bestiaire divin de Ciuillaume le Clerc ;de Normandie), auteur de plusieursaulres ouvraj,'es (voy. pp. 21 et 25\ et le liculiairc (/M//ioHr de Richard de Furnival, publiés tous deux par M. llippeau, où les moralités et les alléjrorics remplacent le plus souvent les observations scientifiques '.
rOliSIK HR.VMATIQrE
La forme la plus ancienne de la poésie dramatique en France est le Mi/stèie, issu lui-même du Trope, cantique rimé et dialof;:ué en latin, qu'on intercala dès le x' siècle dans les otlices célébrés aux fjrandes fêtes de Noël, de rÉpiplianie et de Pâques. Le plus ancien Irope qui nous soit paryemi est celui des Prophètes du Christ (fin du xi" siècle), qui est basé, comme l'a démontré '^L Sepet -, sur un sermon faussement attribué à saint AufiTustin, dans lequel les personnages interpellés viennent successivement rendre témoi^naî,^e au Christ. Les éléments constitutifs de ce drame liturgique, en se développant, donnèrent naissance à de nouveaux drames latins, connue ceux d'Ahraham, de Moïse, de David, de DaiiieL où déjà le français est mêlé au latin, et à des drames en français, comme la Résurrection (en anglo-normand i, où le dialogue est encore emprisonné dans le récit, et Adam (écrit également en Angleterre, mais plus tôt, au :j:ir siècle ; voy. Chrest., 51), qui fut certainement joué hors de l'église, sur le parvis, comme le montrent les indications et les détails qui se trouvent dans le manuscrit sur les décors, les machines, etc., qu'il convient d'employer. Cette œuvre, dont certaines parties sont remarquables pour l'époque, a été découverte à Tours et publiée par M. Luzarche en 1854 '^.
L'histoire des rapports entre le théâtre des xn° et xni" siècles et celui du xv siècle, si difl'érent à plusieurs titres, n'a pas encore été complètement éclaircie, malgré les savants travaux de MM. L. Gautier * et Sepet. Les éléments pour l'étude de la période transitoire manquent presque complètement, par suite de l'usage où l'on était de confier surtout les rôles à la mémoire. Nous avons bien, du xnretdu xiv° siècles un certain nombre d'œuvres la'i'ques représentées hors de l'église, tantôt par des clercs, tantôt par des laïques, entre autres le Jeu de saint Nicolas de Jean HodeV [Chrest., 52) et le Théophile de Rutebcuf, et ces 40 Miracles de la Vierge, du
1. Il faut mollio à part les diverses cncyclop(>dies qui ne sont guère que des traductions, comme l'Image du Monde de Gautier de Metz (1235), le Seci-et. des sec.rels de Jofroi de Watrefort et Servais Copale (traduction d'un li\re latin du moyen âge dont l'original i^tait attribué à tort à Arislote), 'différents traités siu- les pj-opriétés îles chose.f, etc.