‹ Chrestomathie de l'ancien françaisChapitre 31 sur 63 · VII-: Di: SAIM I.EdER · texte numérisé non relu

VII-: Di: SAIM I.EdER

E poi- o fut presentodc Maximiiou. 12 ('.Iii PCX t-rcl a cols dis soupe paj,''iiMis.

1",1 li ciiorlcl. (Iinit Ici iii)n<|uc cliicK,

1 1 (Jiicd clic luicl il) nom clirisl iicii.

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Quoi! elle popdessc sa vipfjinitcl ; is Pup os t'upcl moptc a f;pand houcsU'-t.

Enz cnl fou la }rcttc>pcnt, corne apdc losl : 20 Elle culpcs non avpcl ; por o nos coisl.

A czo nos voklpcl concpcidpc li pc'\ |ia-

[fricns:

22 Ail une spetlc li povcpet toliplo cliief.

La doniuizcUc celle kose non conlpcdist : 2i \\)\[ lo seule lazsier, si PUo\et Kpist.

cause de ceUi, elle fui mise en préseiu'i' de Maximien, qui en ces jours râçinnil sur les païens. — '■ Il Vexhorte, ce dont il ne lui chaut, à renoncer au nom de chrétienne. — Elle concentre donc toute son énerr/ie : elle supporterait plutôt la torture — que de perdre sa virginité: aussi moui'ul-elle ,) grand honneur (très honorablement). — On la Jeta dans le feu, afin qu'elle brûlât proniplemenl : elle n'avait pas de fautes [h se reprocher], aussi ne put-elle brûler (Htl' cuire). — Le roi païen ne voulut pas se fier à cela [an feu) ; il commanda qu'on lui tranchât la tète avec une épée. — La demoiselle ne protesta pas; elle veut quitter ce monde- (litf le siècle^ : ainsi le commande le Christ.

11. Maximiwn = Maximianuni. .-1 dovanl une nasale no donne le qu'après / (cf. clirisliii^ii 14), ou après une chuintante ipagien. plus lard païen, est à part). — 13. Dont = [ce] dont. Cliiell. Voy. 8, note à reçjiet. — 14. Qiicd. Nous ne pensons pas qu'il faille lire quèil et lo tirer de qiiid, à cause du (/nid des Scrnienls : lo sens s'y oppose. — 15. Aitunel. La dentale nii'diale id ou t alTadjli de bonne heure en d) ne disparait en français qu'à la fin du xi« siècle. La dentale finale se maintient un demi-siècle environ plus tard, et pondant tout le xui» siècle dans le dialecte picard, où on la trouve encore isolément au xiv"^ siècle, principalement dans les mots en -le, précédé ou non dune chuintante. — Elément . Mol savant. Le sens est détourné d'une façon romaïquahle. V. I)ucan<re : Elenip;i/.t = potus et cibus. M. Bichmer {/îoni. Stiidien, IIL 192), qui lit e le menl. traduit ainsi : « Kilo en réunit [de la doctrine chrétienne le son et l'idc'O. » — 19. Fùn = focum. Lo c s'est absorbé dans la voyelle labiale suivante, en produisant d'abord une aspiration, qui n'a pas tardé à disparaître, ce cpii a amené" la réunion <Io Vit à la voyelle précédente {'fnliii. fou. et d'autre part fiién, feu et jiu). Do mémo, trra'cum a donné (frîeii, çfriii, {/ri, et d'autre part <iréu, nrê: fafj'um. l'on, etc. L'i/ s'est conservé : 1° ai)rès un a ou un c, dont il était séparé parc ou h (elon): 2° après an, o, dont il était séparé par c ou çf ( li-ou) : i° quand il suivait inunédiatement la voyelle e ou ;i' {Dieu). — 20. Coixt = coxit, 'cocsit. Le c placé entre une voyelle et une autre consonne se transforme n'srulioroniont en yod ((' consonne), qui se .joint à la voyolli- juc'cc'donte pour former luie diphtonjzuo. Lc^s diphtongues descendantes (ou fortes) <ii, ùi ainsi fornu'os ont persisté Jusqu'au commoncemont du xiv siècle. 6/ é'tant d'ailleurs devenu ni lorsqu'il (■lait do formation anli'rieure au .\' siècle (L. llavet). Cf. 4, 0, note. — L'o est ici ouvert, comme le montré l'assonance. — 20. Oram,

In li^riii'c (le ciddiiil) xolal a ciel.

2t> Tiiil orani (pie pop nos df>,'nct ppcicp

(Jiicd avuisset de nos ("Jiristns mcrcil, 2N l'osl la niopl. cl a lui nos laisl venir

l*ap s(ni\ e clcmoiil ia.

— Elle s'envola au ciel sous forme de colombe. Prions tous qu'elle (Jaii/ne inlerréiJer pour nous, — afin que le Christ ait merci de nous après ta mort et nous laisse venir à lui par sa clémence.

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