‹ Chrestomathie de l'ancien françaisChapitre 34 sur 63 · VIE DR SAINT AI.KXIS · texte numérisé non relu

VIE DR SAINT AI.KXIS

82] « Blanc ai le chief e la barbe ai clieiiutle; Ma graiit ouor avcie lelcmiclc Enipor tei, filz, mais n'eu avcics cure. Si jjrrant dolor ui m'est apareude!

23 Filz, la loë aueme seit el ciel assoludc !

^83j " Tei covcnisl lielme e brtnn'e a porter, Espede a ceindre corne tui altre per, Ta {rrant maisiiiede défisses j^overner, Le j^onfauGii rempcredor porter, 30 Com fist tes pedre e li tons parentez.

84] ■< A tel dolor et a si jrrant poverte, Filz, fies deduiz par aliènes terres!

Et dicel bien qui toz deiist tons estre Pou en perneies en ta povre herberyre :

35 Se Deu ploiist, sire en deiisses estre. »

[85] De la dolor que démenât li pedre

Grant fut la noise, si l'entendit la medre : La vint corant com fome forscncdc, Bâtant ses palmes, cridant, eschevelede : iO Veit mort son fil, a terre chiet pasmedc.

— [82] Blanche J'ai la têle et chenue f ai la barbe; c'est pour loi, mon /ils, que J'avais conservé ma vaste seigneurie, mais tu n'en avais cure. Quelle douleur s'est aujourd'hui montrée à moi ! Mon fils, puisse ton âme être au ciel pardonnée! — [83] Tu aurais dii (litf : il t'aurait convenu) porter heaume et haubert, ceindre Vépée comme tes pareils; tu aurais dil commander à ta nombreuse maison et porter le gon fanon de l'empereur, comme l'avaient fait ton père et tes ancêtres. — [84] Au milieu de quelles souffrances et de quelle pauvreté tu as vécu sur la terre étrangère, 6 mon fils! De ces biens, qui auraient dû l'appartenir entièrement, tu ne prenais que bien peu dans ton pauvre réduit. Si Dieu l'eût voulu, tu devais en être seigneur et maître. » — [B.i] Ainsi le père exprimait bruyamment sa douleur : la mère l'entend et accourt comme femme hors de sens, frappant ses mains l'une contre l'autre, poussant des cris, échevelée. Elle voit son fils mort et se laisse aller à terre toute pimée. — ^86]

26. A porter. Convenir se construisait souvent avec a au lieu de de devant un inflnitil'. Il en est de même de comnmnder, désirer (cf. 4, -ïi; 63, 22), oublier, craindre, jurer (cf. 6, 3, 6) et quelques autres. — 27. Tui altre per. Altre fait ici pléonasme avec per. On sait que pour la 3" déclinaison il y a eu au sujet pluriel assimilation à la 2', de sorte que pares a été traité comme mari et a donné per et non pers. — 30. Parentez, étant du masculin, doit être tiré de *parentatum, et non de 'parentalem. t^f. 04. 87. — 31. Poverte = *pauperta (latin poi)uIaire) et non : paupertas, comme lempeste = "tempesla. Paupertalem a donné régulièrement povreté. Cette alternance des sullixes -tas (-tus) et -/.•( a eu lieu parfois même dans le latin classique. Cf. juventa (en français jovente) à colé de juventus. — 32. Aliènes, mot savant. — 34. Herherge (anc. Iiaut-all. heriherga) a donné, en français moderne. hé{r)berger. Une forme plus ancienne, ariberga, a donné auberge, en passant par arberge, alberge. Dans les deux cas, l'euphonie a fait son œuvre, et une des deu.x r a disparu, soit par suppression, soR en se transformant en une autre liquide. Cf. pèlerin = peregrinum, et sui-tout le v. fr. ulbre. à cùti- de arbre. — 38. Corant 1= currcndo) est un gérondif neutre. On dirait aujourd'hui : en courant (cf. cependant chemin faisant, tambour battant). Cet emploi du gérondif est

[86j CJui donc li vit son fcranl duel démener. Son piz debatrc c son cors déceler, Ses crins detraiie e son vis maiselcr, E son mort (il baisier et acolcr, i'> Ni ont si (|iir ne l'estniisl plorer.

87] Trait ses ciievels e débat sa peitrinc,

A fîrant duel met la soë cliarn medisme : " E! filz, I. dist ele, >• com m (jCis enhadide .' E jo, dolente, c<mi jiar fui avoplide !

JO Net conoisseie plus cju'onques net vcdissc. «

f88] Florent sui ueil e si getet jcranz criz;

Sempres ref,'retet : .. Mar te portai, bels lllz! Et de ta medre que n'aveies nn-rcit?

Por teim vedeies desidrer a mcjrir :

D.> Çost tarant merveille que piliet ne l'en prisl 1

[89] « A! lasse mesdre. com oi fort aventure: Ci vei jo morte tôle ma portedure.

Ma lon^e atcntc a frrant duel est vcnude. Que podrai faire, dolente, malfadude".'

Parmi ceux qui la virent alors se livrer ,'i sa profonde douleur, frapper sa poitrine et renverser son corps en arrière, s'arracher les cheveux et se meurtrir le visage, baiser el embrasser le cadavre de son /ils, personne neut le cœur si dur qu'il ne fût forcé de pleurer. — [87] Elle s'arrache les cheveux et se frappe la poitrine; elle torture sa propre chair : « Ah! mon fils, » dit-elle, « comme lu me détestais ! Et moi, infortunée, comme/étais aveugle. Je ne le reconnaissais pas plus que si Je ne l'eusse Jamais vu. » — [88] .S'e.s yeux .versent des larmes et elle Jette de grands cris. Elle ne cesse de se plaindre : n Quel malheur que Je t'aie portée [dans mes fiancs], beau fils! Ta pauvre mère, que n'en avais-tu pitié? Tu me voyais désirer la mort à cause de toi : il est bien surprenant (litl' ; c'est grand' merveille) que tu n'en aies pas été pris de pitié. — [89] Ah! déplorable mère! Quel terrible malheur J'apprends ! Je vois là mort mon unique enfant (litt' : toute ma portée). .Ma longue attente a abouti à un grand deuil. Que pourrai-Je faire [maintenant], pauvre

l'it-quent en ancien français, même lorsqu'il s«> rapl)orte, non au sujet, comme ici, mais au régime. — 41. Qui donc li cit. \'oy. au Glossaire, s. v. que l. — 4b. Clu'vels. Cf. met if. rcgretet 52. etc., et voy. la note à 2, .T. — 48. Com moiis enliailide! comme lu m'avais prise en haine! Pour le temps, voy. note à 3, 19. — .îO. Qu'onques net redisse, cjue si jamais je ne l'eusse vu. L'ellipse de si est un latinisme. — 1. Plorent si ueil. Ces deux mots s'associent volontiers dans les ancii-ns textes. Cf. 6. 2, 80, el U, 3. 8, ploret des eulz. — 52. Mar (=r mala hora : cf. yjuer), joint à un verbe au pi-ésenl ou au passé, signifie que l'on a ou <iue l'on a eu tort de l'aiie l'action. < u bien que l'action ou l'événement constitue un malheur, .\vi-c le futur, il indique le plus souvent une menace, au cas oii l'action serait failr. — oi. Desidrer a. Voy. note au v. i6. — bb. Piti' t n est pas ici au cas régime, "comme on pourrait le croiie par la comparaison avec la lournuie inq eisoniifile il a. a. Dans les plus anciens textes, les noms fi niiniiis de la 3' décl. latine ne se IrouAenlquc sous l.i d iim- de l'accusatif : gent cf. 4, 103., ;)ior/, nuit. etc. t.>- n «-si que plus taid. au milieu du xu* siècle, que. sous linlluence de la déclinaison masculine, ils niennenl une « au cas sujet singulier. — 56. Oi est ici le pn-scut de oir, cuir.

r.IlRESTOMATHlE DE L ANCIEIN FRANÇAIS

60 Cost tn-ant mopvoillcqiu' li miens cuers tant

[durel !

[90j « Filz Alexis, moll oïis dur cora^'e Quant adossas lot ton fïcntil lignage!

Sed a moi sole vels une Iciz parlasses. Ta lasse medre si la réconfortasses, 65 Qui sist dolente! Cliiers filz, bueri alasses.

[91] « Filz Alexis, de la toc charn tendre! A quel dolor déduit as la joventc!

Por qucini fois? Jat portai en mon ventre: E Dcus le set que tote sui dolente :

"0 Ja mais n'ier liede por ome ne por fcme.

[92] " Ainz que t'oi'issc en fui molt dcsidrose ; Ainz que nez fusses sin fui molt angoissose; Quant jot vi net sin fui liede e joiose; Or te vei mort, tote en sui corroçose : 75 Ço peiset mei que ma fin tant demoret.

[93] « Seignor de Rome, i)or amor Dcu, mercit ! Aidiez ma plaiiulri' le duel de mon ami.

inulhfnreiise? Je m'étonne que mon corps y résiste si longtemps. — [90] Alexis, i7ïon fils, tu as eu le cœur bien dur quand tu as abandonné tout ton noble lignage! Si tu m'avais parlé, rien qu'à moi, du moins une fois, tu aurais ainsi réconforté ta pauvre mère, qui est si affligée; tu serais parti sous d'heureux auspices, ô mon cher fils. — [91] Alexis, mon fils, loi si délicat! Dans quelles souffrances lu as passé ta Jeunesse! Pourquoi m'as-tu fuie? Je te portai autrefois dans mon sein, et cependant Dieu sait que je suis aujourd'hui toute dolente : Jamais plus Je n'aurai de Joie, quoi qu'il arrive (litt' ; ni pour homme ni pour femme). — [92] Avant de l'avoir. Je te désirai fort; ava?it de naître, tu me causas bien des angoisses; quand Je te vis né, J'en fus contente et Joueuse ; maintenant Je te vois mort et J'en suis tout attristée : ce m'est un cruel chagrin (litl' ; cela me pèse) que ma mort tarde tant. — [9!^] Seigneurs de Rome, pitié, pour l'amour de Dieu! Aidez-moi à pleurer le deuil de Dion ami. Grand est le

61-5. II s'agit ici, non de la mort d'Alexis, mais de son départ secret, le soir de ses noces, pour aller vivre en niendianl. — Co. Huer i itl;i.sxe.i, tu serais parti sous d'iieureux auspices (avec ma l)énédiclion). Ce mot (Hail if plus souvent accompagni- du verbe uni Ire (l'Ire iiéj, d'où l'interjection d'encouragement hueriit''. qui li-aduil le latin eiine! dans \e Livre des Psniimes. — titi. De l;i loi- cliarn lenilre (cf. île la jovenle hele 91, cl ])or le liien corsK"). Pcriplirase fréquente pour dr-sigiicr une personne, surtout <ui moyen de cors acconii);i^nr' d'un possessif ou d'un conqjlémcnl déterminalif (voy. cors au Glossaire;. Cette périphrase se rencontre aussi queKiuefois avec non (« nom »), persone, chief, membres. — Pour la tournvu-e cxclamative avec de, voy. note au vers 11. — 70. 1er = ero. On trouve ((uel- (pù-l'ois ierc, où le c est difficile à e.xplicpier. Je l'attri- Inierais à la tendance à l'ortiticr la prononciation de ie dans un monosyllahe. Cf. ii-rr, à côté de ièr (= heri), tians certains jiatois du Midi. — Liede {c['. 73) = la>ta) ; ;/' latin a subi sfénéralement le sort de e bref, et <e celui de c long, i bref (prononcés e fermé en latin vulgaire;. — 77. Aidiez m'n plaindre. Voy. note à 3, 120. — 80. Filie l/ille dans la dernière édition). Le

Granz est li duels qui sour mei est vertiz;

Ne puis tant faire que mes cuers s'en sazit:

SO Neu es! mer^•eille : n'ai mais filie ne fil. »

[94] Entre le duel del pedre et de la medre \'int la pulcele qued il ont esposede : " Sire, » dist ele, « com longe demorede! Atendut t'ai en la maison ton pedre, .S5 Ou tum laissas dolente et esguarede !

[95J " Sirt' Alexis, tanz jorz t'ai liesidrél, E tantes lairmes por le ton cors plorét, E tantes feiz por tei en loinz guardét Se revenisses ta spose conforter, 90 Por félonie neient ne por lastct!

[96] « O chiers amis, de ta jovente bêle! Go peiset mei que podrirat en terre !

E! gentilz oni, com dolente puis estre! Jo atendeie de tei bones noveles, 95 Mais or les vei si dures et si pesmes !

[97] " 0 bêle boche, bels vis, belc faiture, Gom vei mudedc vostre bêle figure !

Plus vos amai que nule créature.

deuil qui est venu sur moi; Je ne puis parvenir à le maîtriser flitt' : Je ne puis tant faire que mon corps s'en saisisse). Ce n'est pas étonnant : Je n'ai plus ni fille, ni fils. » — [94] ^1» milieu du deuil du père et de la mère, vint la pucelle qu'il avait épousée : « Seigneur, » dit-elle, « combien longue a été mon attente! Je Vai attendu dans la maison de ton père, où tu me laissas dolente et égarée. — — [9^)] Seigneur Alexis, Je t'ai désiré de si longs Jours et pleuré tant de larmes pour loi, et regardé tant de fois au loin [pour voir] si tu revenais consoler ton épouse, et non par félonie ou par lassitude ! — [96] Cher ami, belle Jeunesse, il m'est dur de penser (litl' ; cela me pèse) qu'elle pourrira dans la terre ! Ah! noble seigneur, quelle ne doit pas être mon affliction! J'attendais de toi bonnes nouvelles, mais aujourd'hui J les ai (litf ; Je les vois) bien tristes et bien mauvaises ! — [97] Belle bouche, beau visage, belle prestance, qu'étes-vous devenus (litt' ; comme Je vois votre belle forme changée!) Je vous ai plus aimé que nulle créature. Aujourd'hui, si

second / iiuiitiue que Vl est mouillée. La diflérence de tiailenienl avec merveille provient de ce qu'ici Vi l(ini(pie latin était long et devait rester, d'où limpossibilih' d'('crire un second i devant VI, tandis que dans merveille, Vi tonique latin, étant bref, devait donner e en j)osition romane {mirahilja), ce qui permettait d'écrire un (' devant /, sans que pour cela il formât diphtongue avec e. — Demorede (litf : << demeurée »), participe fém. sing. Cf. allée, rcHi/e, etc. — 84. Ton pedre = de iiin pedre. Cf. 3, 22, note, et voy. au Glossaire, s. V. de. — 88. En toinz. Dans emiirés, empor, envers, etc., en ne fait souvent que fortitier l'adverbe ou la pri'position. Ici, il indique la direction, comme a dans au (a le) loin, et loinz est pris substantivement. Pour la forme, en loinz est à emjtrès ce que <((/ loin est •A auprès, lin «•lail souvent employé là où nous mettons à. Quant à dans, on ne le trouve pas avant Honsard, et son enij)loi semble coïncider avec la disparition de el [ou), es — en le, en les (Darmesteter).

PÈLERINAGE DE CIFARLEMAIiM: A .IKIII SALKM

Si grant dolor ni m"est apiirciiclc !

100 Miclz me vcnisl. amis, que morte fusse.

[98] " Se jol soiissc la jus soz le clo},'rél, Ou as j;eul de louf^e enrermelct, .la tote {^ent nem soïisseiil loruei- Qu'ensemble oL toi n'oiisse couversét :

103 Se mei Iciist, si t'oi'issc fi^uardét.

[99] « Or jo sui \edve, sire, » dist la pulcelc; « Ja mais ledcce n'avrai, c{uer ne puet eslre, Ne charnel home n'avrai ja mais en lerre. Deu servirai, le ici quj tôt goveruct :

110 II nem faldi-at, s'il veit que jo lui serve. »

(jrnnt deuil lu'i'til venu i/ii'il r;iii(lr;iil iniciix pour moi, [cher] ami, que Je fusse morte. — [98]SJ/e t'avais su là-has, sous le det/i-é où lu es resté si lorKjtemps malade, personne n'aurait pu m'empècher d'aller rester avec toi; si on me l'eût permis, Je t'aurais gardé. — [99] Maintenant, seigneur. Je suis complètement veuve », dit la Jeune fille ; «Jamais plus Je n'aurai Joie au cœur, car cela ne peut être ; jamais non plus Je n'aurai d'époux charnel sur cette terre; Je servirai Dieu, le roi qui gouverne tout : il ne me faillira pas, s'il voit que Je le sers. » — l^lOOj Tant y pleurèrent et

iOO.Mielz nieveiiisl que. il aurait mieux valu pour moi que(cf. 14, 117). L'impartait du subjonclil servant île conditionnel représente en ancien français, surtout dans les •verbes impersonnels, aussi bien le passé quelejjrésent. Il semble qu'il y ait là une tradition étymologique, l'imparfait du suiijonctif français venant, comme on sait, du i)lus-que-parfait latin. — 106. Or jo sui vedve Devenue veuve de fait, avant d'être épouse. 34 ans aupaiavant, par le dépait d'Alexis, elle est maintenant tout à /■<■(/< (i-éellementj veuve. — 111. /, c'est-à-dire

[100] Tant i plorerent e li pedrc e la inedre i;i la pulcelc, que luit s'en alasscrcut. i;ii tant demenlres le saint cors conredcniil Tuit cil scif^Mor c bel racosluiiicreni :

115 Corn felix cil (jui par feil l'oïKirerenl !

ICI] « Seif,'nor, (|ue faites .' .. (.-odist li aposlolics. « One valt cist criz, cisl duels ne eesie

[noise?

(Àii ((uc seit duels, a nostrc ues est il joie; Oiicr par ccstui avrons bone adjuton'c : Si li preions que de toz mais nos lol^el. ..

le père et la mère et l.i /lurrlh- que leurs forces furent complèlcnient abattues. Cependant tous les seigneurs présents arrangèrent le saint corps et le revêtirent d'un haliil d'apparat. Heureux ceux qui purent ainsi l'honorer par un acte de foi! — [101] « Seign urs, que faites-vous? dit le pape; que signifient ces cris, ces plaintes et ce bruit? Fasse deuil qui voudra (litf^ : à qui que soit deuil j : pour nous, nous devons nous réjouir (lilt' : à notre usage il est Joie), car par lui nous aurons bonne aide. Prions-le donc de nous délivrer de tous nos maux. »

« près du corps d'.Vlexis ■>. — 113. En tant dementreii. Expression pléonasti((ue. Pour en tant = alors, pendant ce temps, cf. a tant. — 117. .\> (= nec; a ici un sens voisin de ou, comme souvent en ancien français fplus souvent encore en ancien provençal i dans les propositions interrogatives, conditionnelles, dubitatives ou indéterminées. — 120. Toiffel = 'tolliat. Cf. rati/ent ■i, 24, (loingnii'z 24, 254, itunge, Hi, 4, etc., où la ciuiintante est due également à la substitution de la désinence -iani à -am, par analogie avec les verbes de la 2' et de la 4" conjugaison l/ierget 5, 25, moerge, vieiige, ticnge = feriat, *moriat, veniat, leneati, ce qui arrive surtout dans les verbes où le radical est i terminé par une liquide ou une nasale.

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