‹ Chrestomathie de l'ancien françaisChapitre 45 sur 63 · VOYELLES ET DIPHTONGUES NASALES · texte numérisé non relu

VOYELLES ET DIPHTONGUES NASALES

§ 343. Au xi« siècle, a, e, o, ai, ei, oi ^, devant un n ou une m commencent à être affectées dans leur prononciation par la consonne qui les suit.

Tout d'abord la voyelle ou la diphtongue n'a qu'une résonance nasale, et elle peut encore rimer ou assener avec la voyelle pure : Saragoce : umbre: humes : cuntes {Roland, laisse 11,

1. En tenant compte l>icn r-nlr-ndu de ce fuit {|uc i mouillée s'est fondue aujourd'hui dans le yod.

2. Aussi avec d'autres consonnes dans des noms propres, ISucil (Eure, Indre-et-Loire, etc.), Rueil (Seine-et- Dise;, la Puelle, où la graphie a souvent été cause d'une dénaturation de la prononciation, môme chez les iiabitunls.

■i. J nasal et u nasul n'apiiaiaissent qu'au \\i' siècle, et même dans la seconde moitié.

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