‹ Chrestomathie du moyen âgeChapitre 125 sur 245 · V. — OR SE CHANTE · texte numérisé non relu

V. — OR SE CHANTE

Nicolete o le cler vis

Des pastoreaus se parti,

Si acoilli son chemin

Très par mi le gaut foilli.

Tôt un vies sentier antif, 5

Tant qu'a une voie vint,

Ou aforchent set chemin

vous parlez d'une si grande richesse ! Malheur à qui vous en croit et à qui le lui dira ! Vous êtes fée : nous n'avons cure de votre compagnie; passez votre chemin. — Ah! beaux enfants, vous le ferez ! La bete a une telle vertu qu'Aucassin en sera guéri de son mal. Et j'ai ici cinq sous dans ma bourse : tenez, et dites-le lui. Il faut qu'il la chasse d'ici trois jours, et si dans trois jours il ne la trouve pas, jamais il ne sera guéri de son mal. — Ma foi ! nous prendrons les deniers, et s'il vient ici, nous le lui dirons, mais nous ne Tirons pas chercher. — A la bonne heure! » fait-elle. Elle prend alors congé des pastoureaux et s'en va.

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