‹ Chrestomathie du moyen âgeChapitre 144 sur 245 · Oie. Cf. page 146, note · texte numérisé non relu

Oie. Cf. page 146, note

ESTILÂ

Mais ses sorpeliz ahocha ii5 A un pel, si qu'il remest la, Qu'il n'i osa pas tant ester Qu'il le peùst del pel oster; Et cil qui les chous ot coilliz

Ne fu mie ineins esbaïz 120

Que cil qui por lui s'en fuioit :

Si ne savoit que il avoit;

Et neporquant si vait il prendre

Le blanc que il vit al pel pendre,

Si sent que c'est uns sorpeliz. 12S

A tant ses frères est sailliz

Del bercil a tôt un mouton ;

Si apela son compaignon,

Qui son sac avoit plein de clious :

Bien ont andoi chargiez les cous. i3o

Ne voudrent plus loue conte faij^e,

Andoi se sont mis el repaire

Vers lor ostel qui lor fu près.

Lors a cil mostré son conquest*

Qu'ot gaaignié. le sorpeliz; i35

Si ont assez gabé et ris.

Mais son surplis s'accrocha à un pieu et y resta, car le prêtre n'osa pas s'arrêter pour le décrocher. Celui qui avait cueilli les choux n'était pas moins ébahi que celui qui s'enfuyait à cause de lui, car il ne savait ce qu'il en était. Toutefois, il alla prendre l'objet blanc qu'il voyait suspendu au pieu, et s'aperçut que c'était un surplis. A ce moment, son frère sortit de la bergerie avec un mouton et appela *on compagnon, qui avait son sac plein de choux. Tous deux avaient les épaules bien chargées; ils ne firent pas là plus long conte et reprirent le chemin de leur maison, qui était proche. Arrivés chez eux, celui qui avait pris le surplis lit voir son butin, et tous

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