Bien. Cf. paf^ol42, note
2. La courroie servait à certains jeux d'escamoteurs ; on la prépai nïl [lemprer, tremper) d'avance.
ROMAN DE RENAUD
— Qu'avez vos dit, sire Renart*?
Mescreez me vos donc de rien?
— Oïl. — De quoi? — Ce sai je bien *. tiGo De traïson, de félonie.
— Renarz, or est ce deablie, Quant de tel chose me desdites.
— Non faz. Or en soiez toz quites :
Ne vos en port nul mal corage. 2 65
— Vos avez droit, que, par l'omagc One je fis Noble le lion,
Dnc vers vos n'oi entencion D'eslre traître ne trichiere,
Ne envers vos estre boisiere. 270
— Je n'en quier autre seùrté ; Je me met en vostre bonté. »
Très tôt a Brun Renarz otroie.
A tant se mirent a la voie.
Onques n'i ot resne tenu 2;5 De ci a tant qu'il sont venu El bois Lanfroi le forestier :
Iluec s'arestent li destrier -.
— Qu'avez-vous dit, sire Renard? Me soupçonnez- vous donc de quelque chose? — Oui. — De quoi? — Je le sais bien : de trahison et de félonie. — Renard, c'est le diable qui j)arle quand vous me dites pareilles choses. — Je ne le fais plus : soyez tranquille, je ne vous en veux nullement. — Vous avez raison, car, par l'hommage que j'ai fait à Noble le lion, jaiiiais je n'ai eu l'intention d'être envers vous traître ou félon, ou de vous tromper. — Je n'en veux pas d'autre assurance; .je m'en remets à votre loyauté. » Tout ce que Brun veut, Renard le lui accorde. Ils se mettent alors en route et ne ralentissent pas avant d'être arrivés au bois de Lanfroi le forestier. Là ils s'arrêtent. Lanfroi, qui était marchand de