‹ Chrestomathie du moyen âgeChapitre 229 sur 245 · Saint Acaire j^uérissait les fous · texte numérisé non relu

Saint Acaire j^uérissait les fous

3. (lerncmuc^ Yarmouth, en Anj^leterre, célèbre dès h? moyen âge par la pêche et l'exportation des liarengs.

520 LITTERATURE DRAMATIQUE

GiLoz — Je sai bien que vez ci le mien.

Hane, or li demandez le voe.

Li osTEs — Le ban faz que t'ostes la poe, 60

Et qu'il soit a toz de comun.

Il n'afiert point qu'on soit enfrun^

Sour la viande.

GILOZ — Bé ! c'est jus.

u OSTES — Or metez donc le harenc jus. GiLoz — Vez le ci, je n'en gosterai, 65

Mais un petit essaierai

Ce \'in, ainz qu'on le paressaive.

Il fu voir eschaudez en aive,

Si sent un pou la reboture.

Li osTEs — Ne dites point no vin laidure, 70

Giloz, si ferez cortoisie.

Nos somes d'une compaignie ;

Si ne le blasmez point.

GILOZ — Non faz je.

GiLLOT [saisissant le liareng que le tavernier vient de placer devant les buveurs). — Je sais bien que voici le mien, liane, demandez-lui votre pari.

LE TAVERNIER. — J'ordoime que tu ôtes la patte, et (pi'il soit pour tout le monde. Ce n'est pas convenable d'être vorace.

Gu.LOT. — Bah! c'est pour jouer.

LE TAVERNIER. — Mettcz douc le harenp^ là.

GH.LOT. — Le voici; je n'y toiiclierai pas; mais je p:outerai im peu ce vin, avant rpi'on l'ait épuisé. Il a été sùrcMneiU écliaud*' à l'eau; il sent un peu le i'Oin])la;;e.

i>E TAVERNIER. — Nc dltcs pas (lo uial de notre vin, Gillot, vous ferez couiMoisie ; nous sommes tous compagnons, ne le criti((uez donc pas.

GILLOT. — Je n'en dis pas de mal.

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