‹ Chrestomathie du moyen âgeChapitre 30 sur 245 · III. - DÉCLINAISON · texte numérisé non relu

III. - DÉCLINAISON

105. Le français n'a plus aujourd'hui de cas qu'au pronom personnel; mais il avait au masculin, jusque vers la fin du xiv^ siècle, pour les substantifs, les adjeotifs, l'article et le pronom possessif, deux des cas du latin, le nominatif comme cas sujet et l'accusatif comme cas régime. Le pronom personnel au singulier et au pluriel, les pronoms démonstratifs et le pronom

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relatif-interrogatif au singulier avaient en outre un datif*.

106. Dès la seconde moitié du xii^ siècle, les règles de la déclinaison subissent de nombreuses infractions : l'accusatif est souvent employé pour le nominatif; à la fin du xiv* siècle, le nominatif des substantifs, des adjectifs, de l'article et du pronom possessif n'existait plus. Quelques substantifs seulement désignant des personnes Font gardé, mais en en faisant la forme unique du nom (fils^ prestre, peintre^ etc. sont des formes de nominatif). Sire et seigneur, on eihonwie présentent à la fois l'accusatif et le nominatif, mais seigneur et homme s'emploient comme sujets ou régimes, sire seulement comme vocatif (sauf quelques cas particuliers), on seulement comme nominatif.

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