Le relatif est ' souvent séparé de son antécédent
Li cons Baudoïns de Flandres et de Hainau chevaucha, qui
l'avant garde faisoit {Villeh. 189).
Ou la chaeine fermoit qui movoit de Costentinoble {Villeh. 189). Ou li emperere Kyrsac estoit, qui avoit les ieuz traiz (F'<7^e/i. 203-4). Al cheval vint, qui {Raoul 90).
Ernauz i monte, qui (Raoïd 9l).
Raouft l'enchauce, qui {Raoul 109, 159).
SYNTAXE
Uns Bédouins estoit venus, qui {Joinv. 214).
Et lors vint frère Henris de Ronai, prevos de l'Ospital, a lui,
qui avoit passé la rivière {Joinv. 232). Guion Mauvoisin et sa bataille, qui eut grant les {Joinv. 233). De touailles sont entorteilliees leur testes, qui leur vont par
dessous le menton {Joinv. 236), Moines, vous n'estes mie soz, Par mon chief, qui vos en alez {Feuil. i26-7). .Mon advocat vient, qui achieve {Pat. 9). Celuy, sans autre, qui {Pat. 94).
Six aulnes de drap, ou sont elles, Que vous mistes soubz vos aisselles {Pat. 244-5)?
263. Le sujet de la proposition principale est souvent séparé du verbe par une ou plusieurs propositions incidentes :
Li coms Rodlanz, quant il veit morz ses pers
Ed Olivier qu'il tant podeit amer,
Tendror en out {Roi. 1-3).
Li arcevesques, quant vit pasmer Rodlant,
Donc out tel dueil onques mais n'out si grant {Roi. 8-9).
264. Le substantif, complément d'un autre substantif, peut être placé avant celui-ci :
Jo sui de France chiés {Pèl. 8).
De paredis li seit la porte overte {Roi. 45).
Je referai d'Origni le mostier {Raoul 53).
265. L'apposition peut être séparée du substantif qu'elle affecte :
Lo rei Hugon saludet lo Fort très volentiers {Pèl. 4).
266. Andoi^ ambedoi accompagnant un substantif se placent toujours devant l'article ou le pronom possessif :
Ambesdous ses mains joint {Roi. 27).
Amsdous les uelz {Roi. 78).
Andoi li conte {Raoul 38).