Sur Guillaume d'Orange, voy. page 27, note
5. Berlram. Personnage épique, généralement donné comme le neveu de Guillaume. Il est dans le présent poème, ainsi que Guillaume, rangé au nombre des douze pairs.
POÉSIE ÉPIQUE
E vint sus al palais, s'at sa moillier vediide.:
Il la fait conreder, e cele est revestiide,
Li palais e la sale de pailes portendude.
A tant es vos Charlon od sa grant gent venude. 35
L'emperedre descent dessonr lo marbre blanc,
Les degrez de la sale vint al palais edrant.
Set mil/e chevaliers i troverent sedanz
A peliçons ermines, blidalz^ escharimanz^;
As eschiès ed as tables se vont esbaneiant^. 40
La defors sont corut li plusor ed alquant,
Reçurent les somiers e les forz muls amblanz*,
trot. Il arriva au palais où il trouva son épouse; il lui dit de se parer, et elle changea ses vêtements ; la salle de réception et la salle des festins furent ornées de tentures. Enlin Charles arriva avec sa nombreuse escorte.
m. — L'empereur descend de cheval au bas du perron de marbre blanc; il monte les degrés et arrive dans la grande salle, où il trouve sept mille chevaliers assis, vêtus de pelisses d'hermine et de bliauds précieux, et jouant aux échecs et aux tables. Plusieurs courent dehors, prennent les sommiers et les
1. Le hliaut était un vêtement long et serré, qui se portait sous la cotle de mailles ou sous le manteau de fourrures.