Le terme ^ m^t^kmnu avait moins d'extension que les
forme le nom d un
génie céleste; il se retrouve dans le nom
pse xfi. Or
propre
la même transcription dëmolique est appliquée à ce nom égyptien (manuscrit du sa en sinstn, au musée du Louvre) et au nom grécisé 'Otrevcurv^ts expliqué par M. Bnigsch dans le Papyrus bilingue de
la biblioUièque. Le phonétique dn
semble donc être àx^,ovi@ aura été transcrit (TX^,
'Campagne de Tutmes HI, Lepsius, Denkmàkr, 111, 3i, 99.
' Le copte O'YJWlQ'T «r épaisseur, épaissir, s'engraisser, n dépend du même radical.
^ Une autre lecture tem bien constatée pour le lézard cache peut-être encore une autre expression du grand nombre.
Al
94 CHRESTOMATIIIE ÉGYPTIENNE.
précédents; on pourrait le traduire par ffplurimi,^) il s'applique à des quantités plus ou moins considérables. Les groupes ^^ Jk * • w^ÊÊuhmkennUj très-souvent employés dans les textes, n'indiquent jamais un temps très-long. Dans le récit des deux frères, BaXu^ voulant profiter d'une journée favorable pour avancer ses semailles, va chercher au ffrenier -«=5 "^ ^ w^êèu per-tu kennu (T une quantité considérable de grains, -n Et plus tard le roi envoie pour le saisir ^ ^^^ J 1 ^JJk ^^i 1 jr^ «^au reHi [menfiu) kennu rdes hommes et des soldats nombreux, -n Tous ces exemples exigent une quantité assez importante, mais néanmoins toujours restreinte, par les circonstances mêmes des récits ^
226. Le mot r-i m. .jÉ^w^Aati, variantes p-, ^^neh-tu,rn -w^ fu JV m . . IlI ^.1 .1 I lU \\
^^^nehir-tUy exprime au contraire une quantité minime, trun peu, quelques-uns; 11 il est tiré du radical tTD^w^A, en copte ^^^^ <? séparer, distinguer.-» L'inscription de Piân)(i''meriamun en offre un très-bon exemple; elle raconte, au siège de Memphis, que les assiégés firent d'abord une sortie.
ta-ê€n per (menfiu) er neh-tu etn (menfiu) na hon-f, lis ûrent sortir des soldats contre quelques-unes des soldats de sa majesté.
Il s'agit évidemment d'un petit détachement surpris par cette sortie '.
L'oiseau funeste "î^ détermine ou remplace un grand nombre d'adjectifs tels que I l'j^fc^/t, I ^T^ seràu cr petit, peu
considérable , n qui répondent aux mêmes idées que neh quand on
* Peut-être le copte KKN wsotisrj est-. se trouvent d'antres exemples et, entre il en rapport avec ce mot. autres locutions, rn j^.^<rquelques-
* Sible de Piânxi-meriamutt , v", 1. lo. un8,« oppose à @\j^J^'C^^X^' "^^^ (Comparez Cbabas, Mélanges, p. 91, où autres. n
les applique à ia quantité, et nous mentionnerons, en terminant cette section, un groupe ^^ jk ^^ ànemrt qui paraît signifier trrienT ou tria moindre chose.?) Il correspond à la négation démotique emmon dans ia phrase suivante, au papyrus bilingue Rhind^ :
an fet-u ànemrt em-bahu-k.
On ne dil rien devant toi.
PRONOMS INTERROGATIPS.
227. Les formules interrogatives nous occuperont dune manière générale quand nous en viendrons à étudier le jeu des verbes avec les particules; nous devons nous borner en ce moment à rechercher les pronoms qui interviennent dans les phrases de cette nature. Nous sommes obligé néanmoins, pour l'intelligence des exemples qui vont suivre, d'appeler immédiatement l'attention sur la réaction que certaines particules exclamatives opéraient sur le sens du discours. La particule I II àSy à'oix provient le copte EIC (recce,?) employée tantôt comme exclamation et tantôt comme véritable conjonction^, est la plus usitée pour introduire une tournure interrogative ; avec une négation, elle compose l'insinuation négative ïT num? nonne? t)
Le rôle de l'exclamation ^ ^1 1 ^W\ tàr est encore plus décisif;
elle renforçait l'interrogation ou l'exclamation dans le sens de notre particule (rdonci) et se joignait à tous les pronoms que nous allons
énumérer. Le sens du radical ^ ^11^^ ^^^ ''^^^^ obscur pour
nous; lorthographe de la variante ^1 1^ rappelle tàr tr le temps,
* Voyez Bnigsch, P^ipyrtw AAffi/j^ i3, à fait comparable è celai de Texclama-
Â. Cette phrase peint Tadorateur silen- tion nan , si ce n'est qu'elle indique dans
çieux devant la divinité. les récits Tëvénement passé.
' Son emploi dans le discours est tout
le moment, 75 mais ce rapprochement est douteux parce que les meilleurs textes ne donnent pas d'autre idéogramme au mot 1 1
, signe de la parole, et .^^^ qui indique ^, et souvent termine les pronoms de toute
espèce.
228. Le pronom interrogatif le plus ordinaire est le motl â;^, fidèlement conservé quant au sens dans le copte 5.cy crquis? quid? etc. T? i>^0 ffcur?ii est encorje plus près de l'orthographe antique; il devient dans le sahidique ly^ et &^po avec les suffixes. Ghampolhon a reproduit dans sa grammaire ^ un exemple excellent pour le sens de à^ ^quislrt Ramsès II dit aux espions saisis et conduits en sa présence : \ ^^^l^^^^^^'^ ^x' ^^* ^''^S"*